la retraite en quelques dates
par
popularité : 3%

Quelques dates pour comprendre
1945 : création d’une assurance vieillesse au sein de la Sécurité Sociale
1946 : nationalisation de 34 compagnie d’assurances – la plupart en faillite, et incapable d’assurer les retraites des épargnants ruinés.
1947 : mise en place des régimes complémentaires en complément du régime général
1948 :
– la loi institue trois régimes autonomes de retraite pour les non salariés
– La Mutualité Sociale Agricole, entre 1951 et 1958, met en place progressivement de l’Assurance Vieillesse pour les salariés agricoles.
1982 : l’âge légal de départ à la retraite passe de 65 ans à 60 ans. Il doit justifier de 37 ans ½ de cotisation
1986 : l’évolution des pensions versées aux retraités ne sont plus indexées sur celle des salaires des actifs, mais sur les prix.
Conséquence : le retraité perd progressivement du pouvoir d’achat, vis-à-vis des salariés.
1987 : Édouard Balladur, ministre des finances, lance un Plan épargne retraite - un produit financier défiscalisé
1991 :
– Pierre Bérégovoy se déclare « pour une retraite par capitalisation ».
– Michel Rocard lance un « observatoire des retraites » qui vise à « encourager l’étude et l’analyse de tous les systèmes de retraite français et étrangers par répartition et par capitalisation »
1993 : Édouard Balladur, premier ministre .
– Le niveau de retraite de base des salariés du secteur privé, reposant jusque là sur le salaire des 10 meilleures années, est désormais calculé sur les 25 meilleures années.
– Parallèlement, pour avoir droit à une retraite à taux plein, il faut désormais cotiser jusqu’à 40 ans, au lieu de 37,5 jusqu’alors.
Conséquence : le niveau de retraite de base des salariés diminue considérablement.
1995 : Alain Juppé, premier ministre, tente de faire reculer le public comme Balladur l’avait fait en 1993 pour le privé.
Après cinq semaines de grève, il abandonne.
1996 : les régimes de retraites complémentaires réduisent le nombre de points accordés chaque année à leurs cotisants.
_ Conséquence : les retraites complémentaires verseront moins aux retraités.
1997 : Dominique Strauss-Kahn, ministre de l’économie, prépare des « fonds de pension à la française » - rebaptisés « fonds partenariaux » (la retraite par capitalisation)
2003 : François Fillon, ministre des affaires sociales,
– impose la règle des 40 ans de cotisation à la Fonction publique.
– Le Plan d’épargne pour la retraite populaire (PERP) est créé. Il s’agit d’un système de capitalisation individuel, assorti d’une exonération d’impôts sur les versements.
– En complément, un nouveau plan d’épargne salariale est créé, le Plan
d’épargne retraite collectif (PERCO). Entre 1 et 2 millions de citoyens manifesteront contre cette reforme, mais « Ce n’est pas la rue qui gouverne ! » (Jean-Pierre Raffarin)
2008 : Une promesse de Nicolas Sarkozy tenue :
– la règle des 40 années de cotisations est étendue aux régimes spéciaux (SNCF, RATP, etc...) .
– La durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein est également portée à 41 ans à partir de 2012.
Conséquence : nous travaillons plus longtemps pour une retraite moindre.
2010 : Nicolas Sarkozy veut à nouveau reculer l’âge de la retraite. De quoi
– faire baisser le montant des pensions, et ouvrir un peu plus le marché aux assurances privées.
2019 : Emmanuel Macron l’a toujours dans son programme ( voir : épisode 2019-2020 )
pour en savoir plus :
– un livre : les jours heureux
– la chronique affaires-sensibles du 1er mai 2018 sur France Inter