Islande douce et sauvage

mardi 24 octobre 2017
par  Robert MASSON
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La rivière Skógá se jette de la falaise et tombe de 62 mètres en formant une chute d’une largeur de quelques 25 mètres. Les touristes, certainement ceux ayant déserté Dyrhólaey, se sont rassemblés ici !
Une légende raconte que le premier colon Viking de la région, Þrasi Þórólfsson, a enterré une malle renfermant un trésor dans une grotte derrière la cascade. La légende continue à dire que, quelques années plus tard un garçon a trouvé la malle, mais n’a pu en saisir que la poignée avant qu’elle ne se casse et disparaisse. Celle-ci serait maintenant dans le musée de Skógar . Nous n’irons pas vérifier, nous faisons confiance à l’histoire, certainement vraie puisqu’elle se répète inlassablement de bouche à oreilles depuis près de 400 ans !

La cascade s’ébroue dans un écrin vert, libérant ses humeurs sous forme de bruine sur l’ensemble du périmètre. La pluie dans la pluie, la pluie sur la pluie ou la pluie sous la pluie !
La brume joue les magiciennes en dévoilant puis recouvrant notre horizon tout en conservant précieusement les montagnes sous son manteau

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Depuis quelques kilomètres nous constatons que des oiseaux écrasés gisent le long de la R1. Alors que nous en discutons Alain et moi, un oiseau blanc, certainement une sterne arrive face au véhicule et vient percuter la calanque du camping-car.
Stupéfaction de voir ce volatile nous foncer délibérément dessus telle une opération suicide. Pourquoi ?
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Les rivières islandaises débitent des volumes exceptionnels, les rivières islandaises courent dans des immensités sauvages, les rivières islandaises touchent les pieds des glaciers. Les rivières islandaises ne sont pas des rivières, ce sont des fées fluides indomptées car indomptables.
La rivière islandaise ne produit pas de cascades, elle façonne son écrin, elle enveloppe sa beauté de gorges noires, profondes et mystérieuses. Elle glorifie son berceau d’arcs-en-ciel qu’elle distille uniquement certains jours.
La rivière islandaise s’évade en impétuosité puis caresse la plaine soumise et réceptive. Aucun barrage ne retient sa fougue, elle construit ses jeux où bon lui semble. Elle est libre et fière, mais parfois cruelle.
Gullfoss, comme ses sœurs, marque le paysage de sa violente et excessive beauté d’insoumise.

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