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	<title>Paul MASSON</title>
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		<title>Histoire du colibris</title>
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&lt;p&gt;Un immense incendie ravageait la savane, les animaux fuyaient devant le brasier. L'&#233;l&#233;phant s'aper&#231;ut soudain du curieux man&#232;ge d'un colibri qui faisait des allers et retours entre le feu et un lac assez &#233;loign&#233;, en ramenant dans son bec un maximum de gouttes d'eau qu'il d&#233;versait sur les flammes. &#034;Mais enfin Colibri, lui dit-il, arr&#234;te ! Tu vois bien que tu ne pourras pas arr&#234;ter le feu...&#034; &#034;Je sais, dit l'oiseau, mais je fais ma (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique92" rel="directory"&gt;fables et histoires&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un immense incendie ravageait la savane, les animaux fuyaient devant le brasier.&lt;br class='manualbr' /&gt;L'&#233;l&#233;phant s'aper&#231;ut soudain du curieux man&#232;ge d'un colibri qui faisait des allers et retours entre le feu et un lac assez &#233;loign&#233;, en ramenant dans son bec un maximum de gouttes d'eau qu'il d&#233;versait sur les flammes.&lt;br class='manualbr' /&gt;&#034;Mais enfin Colibri, lui dit-il, arr&#234;te ! Tu vois bien que tu ne pourras pas arr&#234;ter le feu...&#034;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#034;Je sais, dit l'oiseau, mais je fais ma part...&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Fable des &#226;nes</title>
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&lt;p&gt;Un homme portant cravate se pr&#233;senta un jour dans un village. Mont&#233; sur une caisse, il cria &#224; qui voulait l'entendre qu'il ach&#232;terait cash 100 euros l'unit&#233; tous les &#226;nes qu'on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu &#233;trange mais son prix &#233;tait tr&#232;s int&#233;ressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine r&#233;jouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 &#8364; par t&#234;te, et l&#224; encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs b&#234;tes. Les jours (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique92" rel="directory"&gt;fables et histoires&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un homme portant cravate se pr&#233;senta un jour dans un village. Mont&#233; sur une caisse, il cria &#224; qui voulait l'entendre qu'il ach&#232;terait cash 100 euros l'unit&#233; tous les &#226;nes qu'on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu &#233;trange mais son prix &#233;tait tr&#232;s int&#233;ressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine r&#233;jouie.&lt;br class='manualbr' /&gt;Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 &#8364; par t&#234;te, et l&#224; encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs b&#234;tes. Les jours suivants, il offrit 300 &#8364; et ceux qui ne l'avaient pas encore fait vendirent les derniers &#226;nes existants. &lt;br class='manualbr' /&gt;Constatant qu'il n'en restait plus un seul, il fit savoir qu'il reviendrait dans huit jours, acheter des &#226;nes qu'il paierait 500 &#8364;, puis il quitta le village.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, il confia &#224; son associ&#233; le troupeau qu'il venait d'acheter et l'envoya dans ce m&#234;me village avec ordre de revendre les b&#234;tes 400 &#8364; l'unit&#233;. Face &#224; la possibilit&#233; de faire un b&#233;n&#233;fice de 100 &#8364; d&#232;s la semaine suivante, tous les villageois rachet&#232;rent leur &#226;ne, jusqu'&#224; quatre fois le prix qu'ils l'avaient vendu. Et pour ce faire, tous emprunt&#232;rent &#224; la banque.&lt;br class='manualbr' /&gt;Comme il fallait s'y attendre, les deux hommes d'affaire s'en all&#232;rent prendre des vacances bien m&#233;rit&#233;es, dans un paradis fiscal. Et tous les villageois se retrouv&#232;rent avec des &#226;nes sans valeur, endett&#233;s jusqu'au cou, ruin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les malheureux tent&#232;rent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l'&#226;ne s'effondra. Les animaux furent saisis, puis lou&#233;s &#224; leurs pr&#233;c&#233;dents propri&#233;taires par le banquier. Celui-ci pourtant s'en alla pleurer aupr&#232;s du maire en expliquant que, s'il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruin&#233; lui aussi et devrait exiger le remboursement imm&#233;diat de tous les pr&#234;ts accord&#233;s &#224; la commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter ce d&#233;sastre, au lieu de donner de l'argent aux habitants du village pour qu'ils paient leurs dettes, le Maire le donna au banquier (ami intime et premier adjoint, soit dit en passant). Or celui-ci, apr&#232;s avoir r&#233;tabli sa tr&#233;sorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois, ni sur celles de la commune, et tous se trouv&#232;rent proches du surendettement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voyant sa note en passe d'&#234;tre d&#233;grad&#233;e et pris &#224; la gorge par les taux d'int&#233;r&#234;ts, la commune demanda l'aide des communes voisines. Mais ces derni&#232;res lui r&#233;pondirent qu'elles ne pouvaient en aucun cas l'aider, car elles avaient connu les m&#234;mes infortunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les conseils &#034;avis&#233;s et d&#233;sint&#233;ress&#233;s&#034; du banquier, toutes d&#233;cid&#232;rent de r&#233;duire leurs d&#233;penses : moins d'argent pour les &#233;coles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite, on supprima des postes d'employ&#233;s communaux, on baissa les salaires et parall&#232;lement on augmenta les imp&#244;ts. C'&#233;tait, disait-on, in&#233;vitable ! Mais on promit de... moraliser ce scandaleux commerce des &#226;nes !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont trois fr&#232;res. Ils vivent ensemble sur une &#238;le des Bermudes, achet&#233;e &#224; la sueur de leur front. On les appelle &#034;les fr&#232;res March&#233;s&#034;. &lt;br class='manualbr' /&gt;Tr&#232;s g&#233;n&#233;reusement, ils ont promis de subventionner la campagne &#233;lectorale des maires sortants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'on fait les villageois ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fable ne le dit pas, elle laisse aux lecteurs le soin de le deviner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A votre avis ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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