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	<title>Paul MASSON</title>
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	<description>informer partager cr&#233;er</description>
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		<title>Traces et mot de la nuit</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Lauber</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dominique nous propose deux textes courts &lt;br class='autobr' /&gt;
Traces &lt;br class='autobr' /&gt; C'est au cours d'un voyage, alors que je traversais un vaste territoire couvert d'une v&#233;g&#233;tation g&#233;n&#233;reuse, que je sentis au plus profond de mes cellules ce qu'&#233;tait la vie, les vivants. Dans ce d&#233;filement de nature luxuriante, j'oubliais mon chemin sans issue, mes limites. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au-del&#224; de la fen&#234;tre o&#249; je lisais &#171; Peligroso Sporgersi &#187;, je me penchai justement sur cette vie &#224; cent &#224; l'heure qui me happait, m'emportait dans un pays inconnu o&#249; tout respire, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique46" rel="directory"&gt;po&#233;sies, histoires et autres textes &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dominique nous propose deux textes courts&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Traces&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;	C'est au cours d'un voyage, alors que je traversais un vaste territoire couvert d'une v&#233;g&#233;tation g&#233;n&#233;reuse, que je sentis au plus profond de mes cellules ce qu'&#233;tait la vie, les vivants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce d&#233;filement de nature luxuriante, j'oubliais mon chemin sans issue, mes limites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de la fen&#234;tre o&#249; je lisais &#171; Peligroso Sporgersi &#187;, je me penchai justement sur cette vie &#224; cent &#224; l'heure qui me happait, m'emportait dans un pays inconnu o&#249; tout respire, transpire, exulte. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je me vis distinctement en haut d'un palmier, v&#234;tu(e) d'un pagne, occup&#233;(e) &#224; d&#233;guster l'int&#233;rieur d'un fruit juteux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soudain, une secousse me ramena dans le train et je d&#233;couvris alors le visage de mes voisins et voisines dans ce compartiment que je n'avais pas choisi, &#224; une place que je n'avais pas d&#233;sir&#233;e. Et pourtant, la vitre me renvoyait un sourire ravi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Longtemps apr&#232;s, il me restait une vision fugitive de ce territoire travers&#233; comme par magie...il y avait presque un souvenir &#8230; &#231;a ressemblait plut&#244;t &#224; un mirage. Je voulais encrer ce moment de vie sur le papier. Les mots avec la patience des traces, me guidaient dans un d&#233;sert de pens&#233;es confuses. J'en perdais le souffle. L'&#233;criture &#224; l'&#233;preuve du vivant : ma main, mon c&#339;ur s'&#233;lan&#231;aient tandis que mon cerveau faisait le vide. Il fallait sans cesse repartir &#224; la recherche du mot perdu.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mot de la nuit&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Insomnie&lt;br class='autobr' /&gt;
Faire un avec la nuit&lt;br class='autobr' /&gt;
o&#249; alternent les heures longues avec les songes&lt;br class='autobr' /&gt;
Courir apr&#232;s le vent du n&#233;ant&lt;br class='autobr' /&gt;
Attraper le mot qu'on croyait perdu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>A ma m&#232;re, &#224; ma s&#339;ur, &#224; mes filles, &#224; ma petite fille &#8230;&#8230;.</title>
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		<dc:date>2021-03-05T15:34:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francine Lemoine</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Francine nous propose un t&#233;moignage. &#224; la lecture du texte, vous trouverez son int&#233;r&#234;t sociologique et psychologique et d&#233;couvrirez l'auteure. et appr&#233;cierez ses qualit&#233;s litt&#233;raires. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ma m&#232;re ne m'a jamais t&#233;moign&#233; sa tendresse qu'au travers de ses p&#226;tisseries. Il faut avouer qu'elle &#233;tait assez dou&#233;e en la mati&#232;re. Elle savait tout faire, du plus simple : les madeleines , les g&#233;noises, les cakes, les sabl&#233;s, les tartes au libouli ( flan du Nord de la France) au plus compliqu&#233; : les choux &#224; la cr&#232;me, les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique72" rel="directory"&gt;histoire de vie et souvenirs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Francine nous propose un t&#233;moignage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#224; la lecture du texte, vous trouverez son int&#233;r&#234;t sociologique et psychologique et d&#233;couvrirez l'auteure.&lt;br class='manualbr' /&gt;et appr&#233;cierez ses qualit&#233;s litt&#233;raires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ma m&#232;re ne m'a jamais t&#233;moign&#233; sa tendresse qu'au travers de ses p&#226;tisseries. Il faut avouer qu'elle &#233;tait assez dou&#233;e en la mati&#232;re. Elle savait tout faire, du plus simple : les madeleines , les g&#233;noises, les cakes, les sabl&#233;s, les tartes au libouli ( flan du Nord de la France) au plus compliqu&#233; : les choux &#224; la cr&#232;me, les &#233;clairs chocolat, vanille, caf&#233;, les p&#226;tes feuillet&#233;es, mais aussi les mokas, les pi&#232;ces mont&#233;es qu'elle confectionnait gracieusement pour les communions. Elle utilisait des colorants verts, jaunes, rouges et gr&#226;ce &#224; sa douille magique, elle brodait une dentelle &#171; cr&#232;me au beurre &#187; soign&#233;e, sucr&#233;e et all&#233;chante qui transformait ses g&#226;teaux en sortes de tableaux gourmands , un r&#233;gal autant pour les yeux que pour la bouche. Je tiens d'elle cette envie de faire plaisir, en nourrissant par la douceur les gens que j'aime, comme une offrande gustative &#224; la tendresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma m&#232;re avait 16 ans en 1945. Dans ces ann&#233;es juste apr&#232;s- guerre, elle avait fr&#233;quent&#233; une &#233;cole m&#233;nag&#232;re. A cette &#233;poque, c'&#233;tait le passage obligatoire d'une fille de paysans modestes pour devenir l'&#233;pouse efficace d'un paysan modeste. Elle avait peut- &#234;tre r&#234;v&#233; d'une autre vie. Elle n'avait s&#251;rement pas eu le choix. Son parcours &#233;tait trac&#233; d'avance et dans ce milieu conservateur et catholique, on ne demandait pas aux filles si elles avaient des r&#234;ves et des d&#233;sirs. Elle n'&#233;tait ni Simone de Beauvoir, ni Gis&#232;le Halimi. Docile, elle avait ob&#233;i et avait &#233;pous&#233; mon p&#232;re, son voisin le plus proche, de 6 ans son a&#238;n&#233;, poss&#233;dant quelques hectares de terre qu'il avait re&#231;us en h&#233;ritage, ayant eu la chance d'&#234;tre fils unique.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ma m&#232;re &#233;tait l'arch&#233;type de ces jeunes femmes du milieu du XXeme si&#232;cle, model&#233;es par leur famille et la religion, assujetties &#224; leur mari, qui pouvaient s'insurger de temps en temps si tout cela restait dans les limites de la biens&#233;ance et de la soumission patriarcale.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je ne l'ai jamais vue en pantalon, sauf pour les moissons car c'&#233;tait plus pratique o&#249; elle portait les jeans us&#233;s de mon p&#232;re. Nous-m&#234;mes, ma s&#339;ur et moi &#233;tions toujours v&#234;tues de jupes que ma m&#232;re confectionnait dans le m&#234;me tissu. Encore les b&#233;n&#233;fices de l'&#233;cole m&#233;nag&#232;re. Bien des ann&#233;es plus tard, &#224; la retraite, j'ai pris des cours de couture. J'avais besoin de cette connivence, avec elle peut &#234;tre mais aussi avec toutes ces femmes qui pendant des g&#233;n&#233;rations ont cousu, tricot&#233;, brod&#233;, rapi&#233;c&#233;, assign&#233;es aux &#171; ouvrages pour dames &#171; dans la moiteur des apr&#232;s midis sous les tilleuls bienfaisants o&#249; elles partageaient des confidences. Images d&#233;su&#232;tes de femmes attentives dont j'ai recherch&#233; la complicit&#233; f&#233;minine &#224; travers la d&#233;licatesse d'un univers de sensualit&#233; feutr&#233;e. &lt;br class='manualbr' /&gt;Il m'a fallu attendre le lyc&#233;e pour pouvoir enfin porter un pantalon et que mes parents consentent &#224; m'acheter des &#171; clarks &#187; (les chaussures branch&#233;es des adolescents de l'&#233;poque).&lt;br class='manualbr' /&gt;1968 &#233;tait pass&#233; par l&#224;, mais il avait d&#251; bouder la maison de mes parents. J'ai d&#251; batailler, parlementer, pleurer pour avoir enfin le droit de me sentir identique aux jeunes de mon &#226;ge. Ce fut ma premi&#232;re petite victoire qui m'am&#232;nerait doucement vers l'&#233;mancipation. &lt;br class='manualbr' /&gt;Ma s&#339;ur est n&#233;e 5 ans avant moi, mon p&#232;re l'avait nomm&#233;e &#171; l'enfant de l'amour &#187;. Moi, la deuxi&#232;me, encore une fille, je n'avais plus la fulgurance de la nouveaut&#233; et de la d&#233;couverte, j'ai &#233;t&#233; surnomm&#233;e &#171; l'enfant de la peur &#187;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Si certaines f&#233;es se penchent sur les berceaux des nouveaux n&#233;s, je dus grandir avec un poids sur les &#233;paules, un poids qui p&#232;sera bien des ann&#233;es. Je serai une petite fille timide, peureuse, effray&#233;e de tout ce qui bousculerait son quotidien routinier. Enfant de la m&#233;thode Oginot, j'avais &#233;t&#233; con&#231;ue &#224; cause ou gr&#226;ce &#224; une peur de ma m&#232;re qui avait d&#233;r&#233;gl&#233; son cycle menstruel, d'o&#249; ce surnom d'enfant de la peur. Ce n'est que bien des ann&#233;es plus tard qu'une amie un peu psy me consola en positivant toute cette anecdote. J'&#233;tais celle qui avait voulu vivre &#224; tout prix, malgr&#233; les peurs et les angoisses de ma m&#232;re.&lt;br class='manualbr' /&gt;Il faudrait encore attendre 5 ans avant que ne vienne &#171; l'enfant du r&#234;ve &#187;. Mon fr&#232;re, ce gar&#231;on tant d&#233;sir&#233; est n&#233; en majest&#233; un dimanche matin d'avril 62, jour du R&#233;f&#233;rendum sur les Accords d'Evian. Sa naissance, un jour de r&#233;conciliation s'annon&#231;ait sous les meilleurs auspices : un dimanche de printemps, d'&#233;closion, de promesse de paix. Il &#233;tait pour nous tous l'incarnation d'un avenir ensoleill&#233;. Comment s'imaginer que cet enfant choy&#233;, &#171; le Petit J&#233;sus &#187; de sa m&#232;re mettrait fin &#224; ses jours &#224; 53 ans sans laisser un mot d'explication.&lt;br class='manualbr' /&gt;Longtemps apr&#232;s, je me pose encore la question douloureuse du pourquoi. Avait- il les &#233;paules trop fragiles pour soutenir toutes ces esp&#233;rances familiales dont il avait h&#233;rit&#233;es ? On attendait s&#251;rement plus de lui que de ma s&#339;ur et moi. Nous n'&#233;tions que des filles et devions en toute ob&#233;issance suivre le mod&#232;le maternel, devenir de bonnes &#233;pouses et de bonnes m&#232;res. Si possible, arriver vierges au mariage et rester fid&#232;les toute notre vie &#224; un mari gentil et stable. Ma m&#232;re r&#234;vait pour moi d'un homme viril qui me mettrait, disait-elle &#171; du plomb dans la cervelle &#187;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Des trois enfants, j'&#233;tais certainement celle qu'elle comprenait le moins. Ai-je occult&#233; sciemment ou inconsciemment toutes ces ann&#233;es les moments de tendresse et d'amour entre nous deux ? Dans mes souvenirs s&#251;rement subjectifs ne subsistent que les &#233;gratignures au c&#339;ur. Il faut avouer que j'&#233;tais une enfant col&#233;reuse. Ma m&#232;re ne connaissait ni Fran&#231;oise Dolto, ni Maria Montessori et dans sa bo&#238;te &#224; outils, pour calmer mes fureurs, elle ne poss&#233;dait que les m&#233;thodes d&#233;pass&#233;es h&#233;rit&#233;es de sa propre m&#232;re. Souvent d&#233;sarm&#233;e devant mes crises, elle ne savait que m'enfermer dans la chambre du fond, froide et sombre o&#249; personne ne dormait jamais et me donner la fess&#233;e. Ma s&#339;ur m'a rapport&#233; un souvenir m&#233;morable, o&#249; j'avais dans un exc&#232;s de passion col&#233;reuse &#233;ventr&#233; tous ses livres des collections rose et verte contre les murs de la chambre en guise de repr&#233;sailles. Mes acc&#232;s de rage &#233;taient fr&#233;quents et ma m&#232;re n'y voyait que les m&#233;faits d'un caract&#232;re r&#233;volt&#233; qu'il fallait &#224; tout prix redresser. &lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; tout, mon enfance fut heureuse, gr&#226;ce &#224; ma grand-m&#232;re maternelle qui tenait avec mon grand p&#232;re le Caf&#233; de la Mairie, juste en face de chez nous. D&#232;s le lever, je traversais la rue et d&#233;jeunais chez Man Nette qui m'accueillait avec un &#339;uf &#224; la coque tout frais cueilli. Man Nette me cajolait, m'embrassait, me louait, m'adorait. Chez elle, j'&#233;tais une pr&#233;cieuse petite fille, la pr&#233;f&#233;r&#233;e, l'unique, que j'&#233;chouais &#224; &#234;tre chez mes parents. C'est &#224; la mort de ma grand-m&#232;re (j'avais 11 ans ) que les choses devinrent difficiles. Un foss&#233; s'&#233;tait creus&#233; entre ma m&#232;re et moi, un foss&#233; qu'il n'&#233;tait plus possible de combler. Nos caract&#232;res si diff&#233;rents devinrent encore plus incompatibles et je fus sevr&#233;e d'amour et de caresses &#224; l'&#226;ge si difficile o&#249; l'on commence &#224; avoir un regard critique et s&#233;v&#232;re sur ceux qui nous entourent. Petite fille en chocolat, comme elle me raillait souvent, j'&#233;tais devenue hyper sensible au moindre changement dans ma vie, au moindre mot d&#233;sagr&#233;able, au moindre doute, &#224; la moindre mise en cause qui provoquaient chez moi de grands d&#233;sordres &#233;motionnels. Avec le temps et l'exp&#233;rience, j'ai su r&#233;tablir un peu d'&#233;quilibre dans mes &#233;mois, et peut &#234;tre qu'au fond, cette &#226;pret&#233; maternelle m'a aid&#233;e dans ma qu&#234;te affective. &lt;br class='manualbr' /&gt;Il y avait toujours chez moi un petit quelque chose qu'elle ne supportait pas : mes cheveux indisciplin&#233;s, mes gestes, mes c&#244;t&#233;s impr&#233;visibles, mon caract&#232;re tant&#244;t boudeur et col&#233;rique tant&#244;t joyeux. Je sentais bien qu'au fond, elle ne me faisait pas confiance, elle craignait toujours que mes impulsivit&#233;s et mes d&#233;bordements n'en viennent &#224; d&#233;stabiliser l'ordre moral impos&#233; par cette soci&#233;t&#233; scl&#233;ros&#233;e o&#249; nous vivions. Il y avait, je pense dans son attitude une forme de censure qu'elle s'infligeait &#224; elle-m&#234;me et nous infligeait en retour. J'ai le souvenir d&#233;sagr&#233;able d'avoir jusqu'&#224; mes 20 ans (moment b&#233;ni de mon ind&#233;pendance financi&#232;re) &#233;t&#233; sous la domination et l'autorit&#233; excessives de mes parents. Dans ce milieu verrouill&#233;, la fantaisie n'&#233;tait pas de mise et j'ai bataill&#233; plus d'une fois, souvent en vain, pour pouvoir m'affranchir et exister en toute libert&#233;. A cette adolescente sensible ma m&#232;re r&#233;pondait constamment cette phrase d&#233;faitiste : &#171; Garde tes larmes pour plus tard, tu en auras besoin &#187;. Quel avenir angoissant pourrait il y avoir apr&#232;s l'enfance pour devoir garder en stock des mar&#233;es de larmes qui me serviraient adulte ? Cette phrase, je l'ai gard&#233;e longtemps au fond de moi, comme si ma destin&#233;e devait automatiquement s'affirmer tragique. J'ai trouv&#233; un jour beaucoup plus tard un livre de Alix de St Andr&#233;, portant le m&#234;me titre : &#171; Garde tes larmes pour plus tard &#187;. C'&#233;tait la m&#232;re de Fran&#231;oise Giroud qui r&#233;p&#233;tait &#224; sa fille la m&#234;me litanie que la mienne. Ce jour-l&#224;, j'ai ressenti des bouff&#233;es d'esp&#233;rance. Si Fran&#231;oise Giroud &#233;tait devenue cette grande dame que j'admirais, je pouvais moi aussi m'en sortir. Et contrairement &#224; ce que ma m&#232;re avait pr&#233;dit, j'ai beaucoup moins pleur&#233; adulte que je ne l'ai fait enfant. &lt;br class='manualbr' /&gt;Ma m&#232;re ne conduisait pas. Mon p&#232;re poss&#233;dait une 4CV, plus tard une 403 qu'il sortait pour les promenades dominicales en famille et les matchs de football. Ma m&#232;re, elle s'affranchissait de temps en temps de la tutelle maritale gr&#226;ce &#224; son Solex, ses vell&#233;it&#233;s d'ind&#233;pendance ainsi satisfaites avec les march&#233;s hebdomadaires et les visites au coll&#232;ge d'Hesdin o&#249; ma s&#339;ur a&#238;n&#233;e &#233;tait en pension. Cas banal du d&#233;but des ann&#233;es 60, elle &#233;tait subordonn&#233;e &#224; son mari, soumise &#224; sa belle-famille et &#224; l'&#233;glise. Pourtant, je crois qu'elle n'&#233;tait pas malheureuse, elle reproduisait fid&#232;lement la vie qu'elle avait s&#251;rement vu mener par sa m&#232;re. Lisant tr&#232;s peu, ma m&#232;re ne r&#234;vait pas d'escapades au clair de lune, ni de voyages romantiques au bout du monde, ni d'adult&#232;res dans des chambres d'h&#244;tel discrets, ni d'une vie o&#249; elle serait l' h&#233;ro&#239;ne d'une histoire flamboyante. Elle &#233;tait plut&#244;t gaie malgr&#233; tout, elle aimait rire, se moquer des autres en les imitant et chanter souvent dans la journ&#233;e. Elle avait un joli brin de voix d'ailleurs et j'ai appris en l'&#233;coutant les vieilles romances fran&#231;aises d'avant- guerre : Jean Sablon, Tino Rossi, Jack Lantier, Georgel, Fr&#233;hel. Elle ne s'est jamais int&#233;ress&#233;e aux Brel, Brassens, B&#233;caud, Aznavour trop modernes et scandaleux pour elle.&lt;br class='manualbr' /&gt;Que n'ai-je entendu ces chansons qu'on disait r&#233;alistes ! Je peux encore aujourd'hui fredonner &#171; L'hirondelle du faubourg &#187; chant&#233; par Georgette Plana. Dans mon esprit de petite fille, je croyais vraiment que certains femmes pouvaient s'envoler telles des hirondelles. Qui avait donc coup&#233; les ailes de ma m&#232;re d&#232;s son berceau pour qu'elle demeure ainsi, les pieds englu&#233;s dans la terre ? De tout cet apprentissage chansonnier, j'ai toujours gard&#233; une app&#233;tence pour la chanson fran&#231;aise, celle qui fait pleurer, et qui comble mon &#226;me de midinette.&lt;br class='manualbr' /&gt;Mon p&#232;re, lui, adorait &#171; Le temps des cerises &#187;, sans jamais avoir su que cette chanson &#233;tait associ&#233;e &#224; la Commune. Avait-il seulement entendu parler de la Commune ? Il avait quitt&#233; l'&#233;cole &#224; 14 ans apr&#232;s le certificat d'&#233;tudes pour reprendre la ferme familiale. Il avait r&#234;v&#233; d'un autre avenir, mais lui non plus n'a pas eu le choix. Fils unique, il devait continuer ce qu'avait commenc&#233; son p&#232;re, et lui aussi comme ma m&#232;re a ob&#233;i &#224; un ordre social qui le d&#233;passait.&lt;br class='manualbr' /&gt;La conscience politique de mes parents ne d&#233;passait pas le canton. Ils travaillaient, prenaient de la peine, &#233;levaient leurs enfants dans une morale juste et honn&#234;te votaient tranquillement De Gaulle, qui repr&#233;sentait pour eux l'ordre et la s&#233;curit&#233; qu'ils esp&#233;raient trouver de la m&#234;me fa&#231;on au sein de leur foyer. A la fin des ann&#233;es 70, ils commenc&#232;rent &#224; changer et vot&#232;rent &#224; gauche, &#171; la force tranquille &#187;, car ils en avaient assez des &#171; gros &#187; comme ils les appelaient qui s'enrichissaient sur leur dos de &#171; besogneurs &#187; de la terre.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je n'ai jamais entendu &#224; la maison de propos racistes ou antis&#233;mites. Il y avait peu d'immigr&#233;s dans nos campagnes art&#233;siennes. Le seul que nous connaissions &#233;tait Joseph. Il montait &#224; pied une fois tous les 3 mois de la gare voisine, en tra&#238;nant sa lourde valise pour vendre dans le village quelques colifichets en tous genres. Il exhalait un accent chantant qui &#233;tonnait la petite fille du Nord, plus habitu&#233;e au picard rugueux et familier. Joseph &#233;tait l'h&#244;te de ma grand-m&#232;re au caf&#233; chaque fois qu'il venait au village et il nous rapportait de ses voyages annuels dans son Alg&#233;rie natale des porte monnaies et des babouches aux parfums &#233;trangers, forts et musqu&#233;s, les seules notes exotiques de ces ann&#233;es d'enfance.&lt;br class='manualbr' /&gt;Jamais, non plus, on n'a &#233;voqu&#233; l'antis&#233;mitisme chez moi. Je n'ai appris qu'avec Georges Moustaki le mot &#171; Juif &#187;. J'avais 11 ans, ma s&#339;ur &#233;coutait le M&#233;t&#232;que o&#249; Moustaki lui-m&#234;me se traite de &#171; juif errant &#187; ; et ce mot s'est par&#233; gr&#226;ce &#224; lui de r&#234;ves d'&#233;vasion, d'aspirations d'ailleurs et de paysages color&#233;s.&lt;br class='manualbr' /&gt;Pour mes parents, les valeurs &#171; Travail et Honn&#234;tet&#233; &#187; &#233;taient la base de toute vie r&#233;ussie. Ils les tenaient eux-m&#234;mes de leurs a&#239;eux et continuaient sans questionnement &#224; perp&#233;tuer la tradition, prot&#233;g&#233;s dans leur petit cocon familial et rural qui le pensaient- ils, ne dispara&#238;trait jamais.&lt;br class='manualbr' /&gt;Mon premier &#233;blouissement litt&#233;raire a &#233;t&#233; pour Colette. J'avais environ 18 ans. Avec mes &#233;conomies, j'avais achet&#233;, &#171; par hasard &#187;, un roman en Folio &#171; Claudine en m&#233;nage &#187; &#224; la librairie d'Hesdin un jour de march&#233;. Je connaissais tr&#232;s mal Colette malgr&#233; mes &#233;tudes en second cycle litt&#233;raire. Je suis aujourd'hui encore &#233;merveill&#233;e par l'&#233;lan et l'&#233;tincelle qui m'ont foudroy&#233;e. J'&#233;tais litt&#233;ralement fascin&#233;e par l'&#233;criture alerte et libre, la sensualit&#233; qui &#233;clatait dans toutes les pages, par l'espoir vital que m'apportait cette femme. Claudine, comme Colette m'offraient le monde, un monde en mouvement o&#249; tout &#233;tait possible, o&#249; les femmes peuvent en toute libert&#233; s'affranchir, d&#233;couvrir, d&#233;vorer, choisir, aimer ; un monde gourmand et d&#233;ploy&#233;. Colette reste encore &#224; ce jour une esp&#232;ce de phare pour moi, un &#233;lectron libre dont l'&#233;mancipation a provoqu&#233; la mienne. Dans ce monde clos et rempli d'interdits, elle a &#233;t&#233; la lumi&#232;re, l'espoir farouche de lendemains envo&#251;tants. La vie &#233;tait l&#224;, un peu tapie, certes mais je me jurais bien de la d&#233;busquer. &lt;br class='manualbr' /&gt;Quand &#224; 20 ans, j'ai quitt&#233; mon village natal pour la capitale, j'ai fr&#233;quent&#233; des milieux tr&#232;s diff&#233;rents ; et j'enviais ces amis dont les parents militants flattaient leur ADN. Je sentais chez eux une filiation ouvri&#232;re dont j'&#233;tais amput&#233;e. Je me suis mise &#224; courir les manifs et les associations pour combler un manque et me sentir en phase avec une jeunesse combative, soucieuse du bonheur de chacun. A cette &#233;poque, j'avais je l'avoue un peu honte de mes parents, attach&#233;s &#224; leur petit univers comme une ch&#232;vre &#224; son piquet. Comme tous les jeunes de 20 ans, je m&#233;prisais tous &#171; ces petits bourgeois &#187; qui s'arrangeaient bien de ce monde, persuad&#233;e que j'&#233;tais que notre g&#233;n&#233;ration, elle, allait tout changer.&lt;br class='manualbr' /&gt;Cette dichotomie entre ma famille d'un c&#244;t&#233; et mes aspirations vitales de l'autre a entra&#238;n&#233; bien des incompr&#233;hensions. Je me trouvais tr&#232;s &#224; l'&#233;troit dans mon cadre familial, persuad&#233;e qu'ils ne chercheraient jamais &#224; me comprendre. Leur g&#233;ographie n'&#233;tait plus la mienne et quand je revenais le week-end, je me heurtais toujours aux m&#234;mes poncifs et aux m&#234;mes pr&#233;jug&#233;s, aux opinions un peu r&#233;trogrades. Malgr&#233; mon ind&#233;pendance, j'&#233;tais toujours la petite fille &#224; qui sa m&#232;re reproche de n'&#234;tre pas celle qu'elle aurait d&#233;sir&#233;e. Je reniais ce milieu dont j'&#233;tais issue, sans trouver par ailleurs une v&#233;ritable compensation. C'est plus tard en lisant &lt;a href='https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article603' class='spip_in'&gt;Annie Ernaux&lt;/a&gt; que j'ai compris bien des choses. Elle m'a aid&#233; &#224; diss&#233;quer mes &#233;motions, mes ressentis et &#224; d&#233;passer l'amertume et le ressentiment. Ses livres ont &#233;t&#233; le d&#233;but de la r&#233;silience. Je me promettais d'autres horizons, d'autres amours, d'autres familles. L'indulgence venant avec l'&#226;ge m'a ouvert les yeux sur la tendresse que m'accordaient les miens. Apr&#232;s tout, ils n'&#233;taient eux aussi que les fruits de leur histoire et de leur culture. Baign&#233;s dans un milieu clos et conservateur, ils n'avaient fait que suivre le chemin trac&#233; par leurs parents. Ils &#233;taient tous les deux adolescents pendant la 2&#232;me guerre mondiale et avaient d&#251; subir des privations et des renoncements. Ils comprenaient mal notre g&#233;n&#233;ration d'enfants g&#226;t&#233;s. Je me souviens de mon grand-p&#232;re paternel, nous conseillant de toujours garder une poire pour la soif. Et quand de temps en temps, nous ramenions un ami &#224; la table familiale, la premi&#232;re question que lui posait Pap&#232;re sans honte et sans pudeur, c'&#233;tait le montant de son salaire. Ce grand p&#232;re avait &#233;conomis&#233; sou &#224; sou pour pouvoir poss&#233;der quelques hectares de terre et connaissait bien le prix du travail. &lt;br class='manualbr' /&gt;Je me rends compte &#224; pr&#233;sent ce que ma m&#232;re a d&#251; subir de refus, de critiques et de jugements. Coinc&#233;e entre une m&#232;re tr&#232;s pratiquante et remplie de pr&#233;jug&#233;s et une belle m&#232;re possessive envers son fils et ses petits enfants, ma m&#232;re n'a pas su d&#233;velopper une autre attitude que celle qu'elle a gard&#233; toute sa vie : le respect de la biens&#233;ance, la peur du qu'en dira t-on, et la sobre posture de celle qui se fond dans un univers gris-beige sans fard et sans merveille .&lt;br class='manualbr' /&gt;Comment aurait- elle pu comprendre mon besoin de r&#233;volte et de fantaisie ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Aujourd'hui, je suis m&#232;re &#224; mon tour et je sais les tourments et les angoisses des m&#232;res pour leurs enfants. Je sais la peur qui peut parfois peser si lourd et compresser nos vies.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ma m&#232;re n'a &#233;t&#233;, somme toute qu'une femme ordinaire dans une p&#233;riode o&#249; les femmes ordinaires avaient peu la parole. Elle n'a pas su se lib&#233;rer de ses carcans et a &#233;t&#233; la victime d'un syst&#232;me mill&#233;naire. Petite hirondelle qui n'a pas su voler, elle est pass&#233;e d'un nid &#224; l'autre &#224; cloche pied, &#224; cloche r&#234;ve.&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est par cette humanit&#233; que je rejoins ma m&#232;re aujourd'hui, par ce lien invisible que les femmes ont tiss&#233; entre elles depuis des g&#233;n&#233;rations. Et si je n'ai aujourd'hui pour elle aucun genre d'admiration ni peut &#234;tre m&#234;me d'amour, il existe malgr&#233; tout entre elle et moi un lien tenace. Je suis sortie de ses entrailles dans la douleur, elle m'a admise au monde et m'a permis avec ses qualit&#233;s et ses d&#233;fauts d'&#234;tre la femme et la m&#232;re que je suis.&lt;br class='manualbr' /&gt;Car, si ma relation &#224; ma m&#232;re n'avait pas &#233;t&#233; tendre, l'avenir m'&#233;tait ouvert pour faire mieux avec mes filles. &lt;br class='manualbr' /&gt;C'&#233;tait &#224; moi d'inventer une relation m&#232;re-fille qui nous enchanterait. C'&#233;tait &#224; moi d'innover et de tracer de nouveaux chemins, c'&#233;tait &#224; moi de donner et de nourrir. C'&#233;tait &#224; moi d'aimer et de b&#226;tir.&lt;br class='manualbr' /&gt;A moi la Joie, &#224; moi la Lumi&#232;re, &#224; moi la Libert&#233; &#224; moi LA VIE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; SORGES , le 01/02/2021&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Notre corps nous parle&#8230;</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A l'occasion d'octobre Rose, un mois de sensibilisation au cancer du sein Nicole propose un texte intime et po&#233;tique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Notre corps nous parle, il nous parle de nous et de notre lien &#224; la vie. Et souvent nous ne prenons pas la peine d'essayer de d&#233;crypter ses messages. M&#234;me s'ils sont al&#233;atoires, peut-&#234;tre bien qu'ils nous font peur . &lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, notre corps nous parle... A travers ses maux de pacotille, il nous chuchote de tendres paroles de mise en garde. Dans le feu de ses cataclysmes, il nous lance des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique72" rel="directory"&gt;histoire de vie et souvenirs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A l'occasion d'&lt;strong&gt;octobre Rose&lt;/strong&gt;, un mois de sensibilisation au cancer du &lt;strong&gt;sein&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole propose un texte intime et po&#233;tique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre corps nous parle, il nous parle de nous et de notre lien &#224; la vie. Et souvent nous ne prenons pas la peine d'essayer de d&#233;crypter ses messages. M&#234;me s'ils sont al&#233;atoires, peut-&#234;tre bien qu'ils nous font peur .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, notre corps nous parle...&lt;br class='manualbr' /&gt;A travers ses maux de pacotille, il nous chuchote de tendres paroles de mise en garde.&lt;br class='manualbr' /&gt;Dans le feu de ses cataclysmes, il nous lance des cris d'urgence.&lt;br class='manualbr' /&gt;Parfois, au c&#339;ur du silence et de l'immobilit&#233; de certaines heures prot&#233;g&#233;es, j'entends mes deux seins me parler&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un m'a quitt&#233;e, avec ses mena&#231;ants noyaux de mort. Mais je le sens toujours l&#224;, vibrant encore de son myst&#233;rieux effondrement, comme un deuil qui ne se fera jamais tout &#224; fait&#8230; mais un deuil qui me pousse vers l'essentiel.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ce sein-l&#224; me dit : &#171; n'oublie pas la pr&#233;carit&#233; de tout ce qui s'installe ; N'oublie pas ce grand souffle d'&#233;ph&#233;m&#232;re qui te baigne sans fin, de d&#233;tresse en ivresse, des instants qui te comblent, jusqu'au fil de tes naufrages.. &lt;br class='manualbr' /&gt;N'oublie pas sa main sur ton &#233;paule&#8230; la main de celle qui conna&#238;t la fin de ton voyage. Dans le d&#233;sordre du chemin, elle s&#232;me des perles d'&#233;ternit&#233;. A toi de t'en saisir pour illuminer l'&#233;cheveau fragile de tes jours.&lt;br class='manualbr' /&gt;N'oublie pas sa main sur ton &#233;paule. Deux fois d&#233;j&#224;, elle t'a gliss&#233; au bord du c&#339;ur une petite fleur d'adieu. Et tu as senti s'agiter le grand bouquet final...&lt;br class='manualbr' /&gt;Mais tu vois mieux d&#233;sormais l'intense clart&#233; de ses bourgeons les plus intimes, ceux qu'on ne respire que loin des tumultes et des occupations.&lt;br class='manualbr' /&gt;N'oublie pas de t'y embraser ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre sein, le r&#233;sistant, me chante les rondeurs &#233;ternelles du plaisir et de l'enfance&#8230; et les sources &#224; foison de tendresse et de lait qui s'offrent librement, sans peur et sans projets.&lt;br class='manualbr' /&gt;J'y sens palpiter la s&#232;ve fid&#232;le de la vie simple, celle qui s'obstine, confiante, dans le giron des heures ordinaires.&lt;br class='manualbr' /&gt;L'autre sein, c'est mon escarcelle. Je n'y garde que les jolis cailloux blancs de tous mes sentiers d'existence.&lt;br class='manualbr' /&gt;Jusqu'&#224; ce matin, ils &#233;taient inoffensifs..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://paulmasson.atimbli.net/site/spip.php?auteur3&#034;&gt;&lt;strong&gt;Nicole&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; le 4 janvier 2020&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Le sourire des blouses blanches</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article1076</link>
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		<dc:date>2020-10-05T17:01:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul MASSON</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un &#233;crit t&#233;moignage de Robert MASSON
&lt;br class='autobr' /&gt;
publi&#233; par les &#233;ditions Ma&#239;a &lt;br class='autobr' /&gt; le livre &lt;br class='autobr' /&gt;
Suite &#224; une maladie nosocomiale, l'auteur va devoir se reconstruire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce livre &#233;mouvant, mais sans pathos, il raconte ce qu'il a v&#233;cu, dans sa chaire, dans son esprit et dans ses relations avec sa famille, le personnel m&#233;dical... &lt;br class='autobr' /&gt;
On per&#231;oit, entre autre, le r&#244;le important des relations dans la gu&#233;rison.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique90" rel="directory"&gt;Ecrire, laisser venir &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L97xH150/arton1076-4d384.jpg?1601917716' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un &#233;crit t&#233;moignage de &lt;strong&gt;Robert MASSON&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
publi&#233; par les &#233;ditions Ma&#239;a&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href=&#034;https://www.editions-maia.com/livre/le-sourire-des-blouses-blanches/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;le livre&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; une maladie nosocomiale, l'auteur va devoir se reconstruire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce livre &#233;mouvant, mais sans pathos, il raconte ce qu'il a v&#233;cu, dans sa chaire, dans son esprit et dans ses relations avec sa famille, le personnel m&#233;dical...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On per&#231;oit, entre autre, le r&#244;le important des relations dans la gu&#233;rison.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Vers les Bories</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article946</link>
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		<dc:date>2018-08-28T17:00:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Elisabeth CREPIN</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un po&#232;me de Babeth &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;j&#224; six mois que t'es partie
&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans un bagage en plein minuit
&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur un coup d't&#234;te sans crier gare
&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans un seul mot sans dir' au r'voir &lt;br class='autobr' /&gt;
T'as laiss&#233; l&#224; tous tes bib'lots
&lt;br class='autobr' /&gt;
Ton beau mari sur la photo
&lt;br class='autobr' /&gt;
Tes carnets gris ton stylo bleu
&lt;br class='autobr' /&gt;
Ta vie d'avant tes jours radieux
&lt;br class='autobr' /&gt;
Ta vieille pendul' &#171; Napol&#233;on &#187;
&lt;br class='autobr' /&gt;
Et ton tableau aux trois pigeons &lt;br class='autobr' /&gt;
T'as laiss&#233; l&#224; tes cart'es postales
&lt;br class='autobr' /&gt;
Tes souvenirs de La Turballe
&lt;br class='autobr' /&gt;
Ta bicyclette les rossignols
&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;on Tolsto&#239; et puis Nicole
&lt;br class='autobr' /&gt;
Ton ciel du nord au bleu pass&#233;
&lt;br class='autobr' /&gt;
Com' tes grands (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique66" rel="directory"&gt;po&#233;sies&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un po&#232;me de &lt;strong&gt;Babeth&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;j&#224; six mois que t'es partie&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans un bagage en plein minuit&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur un coup d't&#234;te sans crier gare&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans un seul mot sans dir' au r'voir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T'as laiss&#233; l&#224; tous tes bib'lots&lt;br class='autobr' /&gt;
Ton beau mari sur la photo&lt;br class='autobr' /&gt;
Tes carnets gris ton stylo bleu&lt;br class='autobr' /&gt;
Ta vie d'avant tes jours radieux&lt;br class='autobr' /&gt;
Ta vieille pendul' &#171; Napol&#233;on &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Et ton tableau aux trois pigeons&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T'as laiss&#233; l&#224; tes cart'es postales&lt;br class='autobr' /&gt;
Tes souvenirs de La Turballe&lt;br class='autobr' /&gt;
Ta bicyclette les rossignols&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;on Tolsto&#239; et puis Nicole&lt;br class='autobr' /&gt;
Ton ciel du nord au bleu pass&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Com' tes grands yeux qui s'&#233;teignaient&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T'as laiss&#233; l&#224; tous tes colliers &lt;br class='autobr' /&gt;
Tes rouges &#224; l&#232;vres ton trousseau d'cl&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Les grands oiseaux de tes chansons&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui vont plus loin que l'horizon&lt;br class='autobr' /&gt;
Eric Satie et Charl'es Tr&#233;net&lt;br class='autobr' /&gt;
Ton agenda ton tablier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand t'es partie les yeux ferm&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu savais bien o&#249; tu allais&lt;br class='autobr' /&gt;
Vers les bories au mois de mai&lt;br class='autobr' /&gt;
Chercher celui qui te manquait&lt;br class='autobr' /&gt;
Trouver celui que tu aimais&lt;br class='autobr' /&gt;
Vers les bories au mois de mai&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://paulmasson.atimbli.net/IMG/pdf/vers_les_bories.pdf" length="19531" type="application/pdf" />
		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Soixante douze ans</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article945</link>
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		<dc:date>2018-08-28T15:12:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis quelques saisons d&#233;j&#224;, la farandole de mes jours que je croyais in&#233;puisable s'essouffle un peu &#8230; Elle r&#234;vasse, elle s'&#233;tire, tra&#238;ne le pas dans de doux &#238;lots d'immobilit&#233;.. De plus en plus souvent elle fl&#226;ne au creux d'un petit jardin qui semble pr&#233;par&#233; pour moi. Sur son portail, entr'ouvert comme un clin d'&#339;il, c'est &#233;crit : &#171; vieillir &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
... lire la suite ICI &lt;br class='autobr' /&gt;
Retrouvez les Chroniques de Nicole et quelques unes de ses (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique73" rel="directory"&gt;les po&#233;sies de Nicole&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis quelques saisons d&#233;j&#224;,&lt;br class='manualbr' /&gt;la farandole de mes jours que je croyais in&#233;puisable&lt;br class='manualbr' /&gt;s'essouffle un peu &#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;Elle r&#234;vasse, elle s'&#233;tire, tra&#238;ne le pas&lt;br class='manualbr' /&gt;dans de doux &#238;lots d'immobilit&#233;..&lt;br class='manualbr' /&gt;De plus en plus souvent elle fl&#226;ne &lt;br class='manualbr' /&gt;au creux d'un petit jardin qui semble pr&#233;par&#233; pour moi.&lt;br class='manualbr' /&gt;Sur son portail, entr'ouvert comme un clin d'&#339;il,&lt;br class='manualbr' /&gt;c'est &#233;crit : &#171; vieillir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;... lire la suite &lt;a href=&#034;https://paulmasson.atimbli.net/site/IMG/pdf/soixante_douze_ans.pdf&#034;&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez les &lt;a href='https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique34' class='spip_in'&gt;&lt;strong&gt;Chroniques de Nicole&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;et&lt;br class='manualbr' /&gt;quelques unes de ses &lt;a href='https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique73' class='spip_in'&gt;&lt;strong&gt;po&#233;sies&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Islande douce et sauvage</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article890</link>
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		<dc:date>2017-10-24T16:19:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert MASSON</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un voyage entre lave, eau et ciel... &lt;br class='autobr' /&gt; La rivi&#232;re Sk&#243;g&#225; se jette de la falaise et tombe de 62 m&#232;tres en formant une chute d'une largeur de quelques 25 m&#232;tres. Les touristes, certainement ceux ayant d&#233;sert&#233; Dyrh&#243;laey, se sont rassembl&#233;s ici ! Une l&#233;gende raconte que le premier colon Viking de la r&#233;gion, &#222;rasi &#222;&#243;r&#243;lfsson, a enterr&#233; une malle renfermant un tr&#233;sor dans une grotte derri&#232;re la cascade. La l&#233;gende continue &#224; dire que, quelques ann&#233;es plus tard un gar&#231;on a trouv&#233; la malle, mais n'a pu en saisir que (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique93" rel="directory"&gt;r&#233;cits de voyage&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://paulmasson.atimbli.net/site/IMG/pdf/voyage_en_islande_photos_1_.pdf&#034;&gt;Un voyage entre lave, eau et ciel...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_1701 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://paulmasson.atimbli.net/IMG/jpg/voyage_en_islande_photos_1_.jpg' title='JPEG - 183.7 ko' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L106xH150/voyage_en_islande_photos_1_-e61a7-2b070.jpg?1508863123' width='106' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;La rivi&#232;re Sk&#243;g&#225; se jette de la falaise et tombe de 62 m&#232;tres en formant une chute d'une largeur de quelques 25 m&#232;tres. Les touristes, certainement ceux ayant d&#233;sert&#233; Dyrh&#243;laey, se sont rassembl&#233;s ici !&lt;br class='manualbr' /&gt;Une l&#233;gende raconte que le premier colon Viking de la r&#233;gion, &#222;rasi &#222;&#243;r&#243;lfsson, a enterr&#233; une malle renfermant un tr&#233;sor dans une grotte derri&#232;re la cascade. La l&#233;gende continue &#224; dire que, quelques ann&#233;es plus tard un gar&#231;on a trouv&#233; la malle, mais n'a pu en saisir que la poign&#233;e avant qu'elle ne se casse et disparaisse. Celle-ci serait maintenant dans le mus&#233;e de Sk&#243;gar . Nous n'irons pas v&#233;rifier, nous faisons confiance &#224; l'histoire, certainement vraie puisqu'elle se r&#233;p&#232;te inlassablement de bouche &#224; oreilles depuis pr&#232;s de 400 ans !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cascade s'&#233;broue dans un &#233;crin vert, lib&#233;rant ses humeurs sous forme de bruine sur l'ensemble du p&#233;rim&#232;tre. La pluie dans la pluie, la pluie sur la pluie ou la pluie sous la pluie !&lt;br class='manualbr' /&gt;La brume joue les magiciennes en d&#233;voilant puis recouvrant notre horizon tout en conservant pr&#233;cieusement les montagnes sous son manteau&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques kilom&#232;tres nous constatons que des oiseaux &#233;cras&#233;s gisent le long de la R1. Alors que nous en discutons Alain et moi, un oiseau blanc, certainement une sterne arrive face au v&#233;hicule et vient percuter la calanque du camping-car. &lt;br class='manualbr' /&gt;Stup&#233;faction de voir ce volatile nous foncer d&#233;lib&#233;r&#233;ment dessus telle une op&#233;ration suicide. Pourquoi ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8230;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://paulmasson.atimbli.net/site/IMG/jpg/2017-08-318.jpg&#034;&gt;&lt;strong&gt;Les rivi&#232;res islandaises&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; d&#233;bitent des volumes exceptionnels, les rivi&#232;res islandaises courent dans des immensit&#233;s sauvages, les rivi&#232;res islandaises touchent les pieds des glaciers. Les rivi&#232;res islandaises ne sont pas des rivi&#232;res, ce sont des f&#233;es fluides indompt&#233;es car indomptables.&lt;br class='manualbr' /&gt;La rivi&#232;re islandaise ne produit pas de cascades, elle fa&#231;onne son &#233;crin, elle enveloppe sa beaut&#233; de gorges noires, profondes et myst&#233;rieuses. Elle glorifie son berceau d'arcs-en-ciel qu'elle distille uniquement certains jours.&lt;br class='manualbr' /&gt;La rivi&#232;re islandaise s'&#233;vade en imp&#233;tuosit&#233; puis caresse la plaine soumise et r&#233;ceptive. Aucun barrage ne retient sa fougue, elle construit ses jeux o&#249; bon lui semble. Elle est libre et fi&#232;re, mais parfois cruelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Gullfoss, comme ses s&#339;urs, marque le paysage de sa violente et excessive beaut&#233; d'insoumise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Retrouvez d'autres &lt;strong&gt;photos&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;https://paulmasson.atimbli.net/site/IMG/jpg/2017-08-2441.jpg&#034;&gt;&lt;strong&gt;Ici&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;https://paulmasson.atimbli.net/site/IMG/jpg/2017-08-3147.jpg&#034;&gt;&lt;strong&gt;l&#224;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et la rubrique &lt;a href='https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique90' class='spip_in'&gt;&lt;strong&gt;textes-plaisir&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Nourritures Automnales</title>
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		<dc:date>2017-10-13T17:42:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Lauber</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pendant les vendanges, &lt;br class='autobr' /&gt; ce que je trouvais savoureux
&lt;br class='autobr' /&gt; c'&#233;tait d'emprunter le petit escalier vermoulu
&lt;br class='autobr' /&gt; qui menait au jardin, source d'autres d&#233;lices. &lt;br class='autobr' /&gt; J'attendais que la lumi&#232;re dor&#233;e du couchant
&lt;br class='autobr' /&gt; embrase la fa&#231;ade de la grande demeure
&lt;br class='autobr' /&gt; et &#233;claire l'obscur territoire peupl&#233; de lucioles. &lt;br class='autobr' /&gt; Alors, j'allais &#224; la rencontre de la terre
&lt;br class='autobr' /&gt; rampant dans la matrice humide
&lt;br class='autobr' /&gt; guid&#233;e par les petites lueurs vertes,
&lt;br class='autobr' /&gt; traversant les fils tendus des toiles d'araign&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt; De leur m&#233;tamorphose sempiternelle
&lt;br class='autobr' /&gt; les (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant les vendanges, &lt;br class='autobr' /&gt; ce que je trouvais savoureux&lt;br class='autobr' /&gt; c'&#233;tait d'emprunter le petit escalier vermoulu&lt;br class='autobr' /&gt; qui menait au jardin, source d'autres d&#233;lices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; J'attendais que la lumi&#232;re dor&#233;e du couchant&lt;br class='autobr' /&gt; embrase la fa&#231;ade de la grande demeure&lt;br class='autobr' /&gt; et &#233;claire l'obscur territoire peupl&#233; de lucioles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Alors, j'allais &#224; la rencontre de la terre&lt;br class='autobr' /&gt; rampant dans la matrice humide&lt;br class='autobr' /&gt; guid&#233;e par les petites lueurs vertes,&lt;br class='autobr' /&gt; traversant les fils tendus des toiles d'araign&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; De leur m&#233;tamorphose sempiternelle&lt;br class='autobr' /&gt; les feuilles m'enrobaient&lt;br class='autobr' /&gt; comme dans un vieux v&#234;tement intime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Je me tournais ensuite vers les &#233;toiles.&lt;br class='autobr' /&gt; La mystique d'une seule d'entre elles&lt;br class='autobr' /&gt; est le secret des origines&lt;br class='autobr' /&gt; ou comme dirait l'oenologue&lt;br class='autobr' /&gt; &#171; le vin d'o&#249; je viens &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Rassasi&#233;e de succulences s&#233;pia,&lt;br class='autobr' /&gt; je pensais que les olives aux herbes &lt;br class='autobr' /&gt; cuisaient doucement dans le cantou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dominique Lauber&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de l'atelier &lt;strong&gt;Nourritures Automnales&lt;/strong&gt; j'ai &#233;crit ce texte apr&#232;s &lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; une moisson de mots dans des revues et
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; des &#233;changes de mots entre les participants ...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>L'enfant du zoo</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article748</link>
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		<dc:date>2015-02-04T13:18:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierrot BOUVILLE</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pierrot, 9 ans, a &#233;crit ce texte en 6 chapitres. (5 pages) Bonne lecture &lt;br class='autobr' /&gt;
Chapitre 1 : un nouvel ami &lt;br class='autobr' /&gt;
Je m'appelle Max, j'ai neuf ans. Comme tous les jours &#224; 17 heures, avant de prendre le repas du soir, je vais acheter le pain &#224; la boulangerie. A chaque fois que j'y vais, je passe devant le zoo et &#224; chaque fois je m'arr&#234;te pour regarder les animaux. Je vois des girafes, des &#233;l&#233;phants, des lions, des singes, des tigres, des gu&#233;pards, des perroquets, des rhinoc&#233;ros et plein d'autres animaux. &lt;br class='autobr' /&gt; Depuis le (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pierrot, 9 ans, a &#233;crit ce texte en 6 chapitres. &lt;i&gt;(5 pages)&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Bonne lecture&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chapitre 1 :&lt;/i&gt; &lt;strong&gt;un nouvel ami&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m'appelle Max, j'ai neuf ans. Comme tous les jours &#224; 17 heures, avant de prendre le repas du soir, je vais acheter le pain &#224; la boulangerie. A chaque fois que j'y vais, je passe devant le zoo et &#224; chaque fois je m'arr&#234;te pour regarder les animaux. Je vois des girafes, des &#233;l&#233;phants, des lions, des singes, des tigres, des gu&#233;pards, des perroquets, des rhinoc&#233;ros et plein d'autres animaux. &lt;br class='autobr' /&gt; Depuis le temps que je m'arr&#234;te, je vois toujours un singe que j'aime bien. A force d'y passer, un jour je suis devenu son ami, et lui le mien d'ailleurs. Alors je suis entr&#233; dans le zoo et j'ai demand&#233; &#224; la propri&#233;taire du zoo comment s'appelait le singe et elle m a r&#233;pondu : &#171; Noix de coco , parce qu'il adore les noix de coco et qu'il en mange souvent &#187;. Puis, je suis parti chez moi. Sur la route, je pense tellement fort &#224; mon singe, je suis si content de m'&#234;tre fait un ami que je ne vois pas le temps passer, surtout que mon meilleur ami de l'&#233;cole a d&#233;m&#233;nag&#233; et qu'il est aussi parti dans une autre &#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;......&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'Obiou</title>
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		<dc:date>2014-11-12T13:55:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert MASSON</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le r&#233;veil est matinal car j'ai rendez vous &#224; quatre heures cinquante avec Pierrot. Le d&#233;part est pr&#233;vu &#224; cinq heures de chez G&#233;rard et nous devons prendre Claudio. ...... &lt;br class='autobr' /&gt;
Suite ci-dessous&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique93" rel="directory"&gt;r&#233;cits de voyage&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le r&#233;veil est matinal car j'ai rendez vous &#224; quatre heures cinquante avec Pierrot. Le d&#233;part est pr&#233;vu &#224; cinq heures de chez G&#233;rard et nous devons prendre Claudio. ......&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Suite ci-dessous&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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