<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Paul MASSON</title>
	<link>https://paulmasson.atimbli.net/</link>
	<description>informer partager cr&#233;er</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net (Sarka-SPIP)</generator>




 
	<item xml:lang="fr">
		<title>Cher chanoine Carnois,</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article529</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article529</guid>
		<dc:date>2011-10-13T17:52:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#224; partir de la consigne : &#233;crire une lettre &#224; quelqu'un qui a compt&#233; pour vous. &lt;br class='autobr' /&gt; Cher chanoine Carnois, &lt;br class='autobr' /&gt; Vous devez depuis bien des ann&#233;es &#234;tre parti de l'autre c&#244;t&#233; du d&#233;cor. Vous me sembliez d&#233;j&#224; si vieux, quand je vous ai rencontr&#233; dans les ann&#233;es 60, &#224; la Catho. de Lille. Noy&#233; dans votre soutane, dignement install&#233; derri&#232;re votre titre de chanoine et votre bureau massif, vous m'&#234;tes apparu d'abord comme venu d'un autre monde, d'un autre temps. J'avais 18 ans. J'&#233;tais perdue, &#224; la crois&#233;e de mes (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#224; partir de la consigne : &lt;i&gt;&#233;crire une lettre &#224; quelqu'un qui a compt&#233; pour vous.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cher chanoine Carnois,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Vous devez depuis bien des ann&#233;es &#234;tre parti de l'autre c&#244;t&#233; du d&#233;cor. Vous me sembliez d&#233;j&#224; si vieux, quand je vous ai rencontr&#233; dans les ann&#233;es 60, &#224; la Catho. de Lille. Noy&#233; dans votre soutane, dignement install&#233; derri&#232;re votre titre de chanoine et votre bureau massif, vous m'&#234;tes apparu d'abord comme venu d'un autre monde, d'un autre temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	J'avais 18 ans. J'&#233;tais perdue, &#224; la crois&#233;e de mes chemins d'avenir. Mon p&#232;re, inquiet de me voir pi&#233;tiner dans l'impasse scolaire, avait pris l'initiative d'un rendez-vous avec vous. Vous &#233;tiez psychologue et eccl&#233;siastique. Cela devait lui inspirer confiance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Moi, j'&#233;tais dans l'expectative, &#224; la fois inqui&#232;te, et anim&#233;e par l'espoir qu'un adulte avis&#233; allait une fois de plus me dire ce qui &#233;tait bon pour moi, et m'entrouvrir la porte de mon devenir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'avais pratiquement jamais entendu parler de psychologie. Comme beaucoup d'enfants de ma g&#233;n&#233;ration, j'accumulais, depuis des ann&#233;es, des connaissances dont je ne ressentais pas le besoin, et qui ne m'&#233;clairaient pas beaucoup sur moi-m&#234;me et le sens de ma vie.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'ailleurs tous ces savoirs s'envolaient de plus en plus joyeusement, dans le tourbillon de mes r&#234;ves, de mes folies adolescentes et de mes amours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je v&#233;g&#233;tais dans ma deuxi&#232;me premi&#232;re, tra&#238;nant, sous des fous rires d&#233;risoires, des notes minables, et du vague &#224; l'&#226;me qui n'avait pas de mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Vous m'avez propos&#233; des tests.&lt;br class='autobr' /&gt; A travers ces exercices myst&#233;rieux, vous avez d'abord &#171; point&#233; &#187; l'accident de mes 11 ans, ou j'avais vu passer pour la premi&#232;re fois l'ombre de ma mort. Le rep&#233;rage de cet &#233;v&#233;nement fut pour moi un v&#233;ritable choc. Je prenais soudain conscience que mon &#234;tre ne faisait qu'un tout : ce traumatisme, que je croyais avoir rel&#233;gu&#233; dans un coin de ma m&#233;moire, au m&#234;me titre que tant d'autres souvenirs demeurait donc comme un important jalon de mon parcours d'enfance !&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma vie prenait une autre dimension, par la r&#233;v&#233;lation de mon inconscient.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous m'avez ensuite affirm&#233;, devant mon p&#232;re, que j'avais &#171; des capacit&#233;s &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vous en remercie encore, vous et vos tests magiques, car min&#233;e par mes peurs de vivre, j'avais bien besoin alors de cet encouragement, de ce petit tremplin vers mes horizons d'adulte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'avais jamais entendu parler du nouveau m&#233;tier d'&#171; &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; &#187;. Vous m'en avez d&#233;voil&#233; le cadre, les perspectives, m'assurant que j'&#233;tais &#171; arm&#233;e &#187; pour r&#233;ussir dans ce secteur. Confiante et docile, je vous crus , et mon p&#232;re aussi.&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est ainsi que je m'embarquais, d&#232;s la rentr&#233;e suivante, dans l'aventure de 3 ann&#233;es d'&#233;tudes m'entrouvrant de passionnantes contr&#233;es humaines m&#233;connues jusqu'alors.&lt;br class='manualbr' /&gt;D&#233;s les premi&#232;res semaines, &#224; part les travaux manuels et la danse folklorique, tous les th&#232;mes abord&#233;s, touchaient en moi une fibre en sommeil : Philosophie, psychologie, p&#233;dagogie, sociologie, psychiatrie, ces th&#232;mes th&#233;oriques, et tous les stages d'approche de mondes humains si divers, si diff&#233;rents du mien, ce labyrinthe de la richesse, de la complexit&#233; des &#234;tres, m'interrogeaient, me nourrissaient, m'&#233;largissaient....&lt;br class='manualbr' /&gt;J'y percevais par ailleurs des cailloux blancs qui &#233;clairaient mes propres rivages d'existence, et leurs broussailles entravantes. Ces d&#233;couvertes m'ont emmen&#233;e sur le chemin foisonnant de mille lectures qui alimentent encore ma vie, et qui m'aideront, jusqu'&#224; la fin &#224; mieux approcher, &#224; mieux sentir le pays de moi-m&#234;me et des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Je sais bien qu'avant et apr&#232;s vous, d'autres rencontres m'ont aid&#233;e &#224; d&#233;fricher et &#224; ensoleiller ma route, mais ce soir, c'est vous que j'avais envie de remercier, Cher Chanoine Carnois , vous qui m'avez montr&#233; le seuil d'une belle aventure !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://paulmasson.atimbli.net/IMG/pdf_Cher_chanoine_Carnois_.pdf" length="23279" type="application/pdf" />
		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Sans queue ni t&#234;te</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article514</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article514</guid>
		<dc:date>2011-07-28T15:00:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian LEJOSNE, Dominique Lauber</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avec trop d'avoir et si peu d'&#234;tre, pas &#233;tonnant qu'il n'en ait jamais assez d'elle. &#171; Jamais fini de te contempler &#187; qu'y disait. Jamais assez de toi sur la terre. &#171; Vous n'avez jamais assez de chansons dans la t&#234;te ? - que dis-je- de trots, de galops sans queue ni t&#234;te ? &#187; Jamais la possibilit&#233; d'oublier que tu n'as jamais fini de t'alanguir sur elle, que tu n'as jamais fini de t'alanguir sur tous les versants de lui, sur trop de plages qui pullulent de gens qui mangent trop de sucre, c'est pas bon ! (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec trop d'avoir et si peu d'&#234;tre, pas &#233;tonnant qu'il n'en ait jamais assez d'elle. &#171; Jamais fini de te contempler &#187; qu'y disait. Jamais assez de toi sur la terre.&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; Vous n'avez jamais assez de chansons dans la t&#234;te ? - que dis-je- de trots, de galops sans queue ni t&#234;te ? &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;Jamais la possibilit&#233; d'oublier que tu n'as jamais fini de t'alanguir sur elle, que tu n'as jamais fini de t'alanguir sur tous les versants de lui, sur trop de plages qui pullulent de gens qui mangent trop de sucre, c'est pas bon ! Beaucoup trop de consommation !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que t'es b&#234;te ! Non ! Il n'y a jamais trop d'amour &#224; prendre pour moi qui n'en ai jamais assez de moi toute enti&#232;re !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; C'est fou ce qu'on peut faire avec trop de trous, de vides et de riens...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Colette PERIGOURDELLE&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;***&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas vous mais moi, j'aime tra&#238;ner au lit le matin, la t&#234;te enfonc&#233;e dans l'oreiller, &#224; ne rien faire, ne rien dire, seulement rester l&#224;, immobile sur les draps froiss&#233;s de la nuit. La ville est chaude en &#233;t&#233;. Je ferme les yeux, je me dis que la vie est belle et la vie devient belle, je pense &#224; la pluie et l'orage gronde, je dis soleil et la terre a soif. Je joue. Je r&#234;ve. Je divague. Des pens&#233;es, il y en a beaucoup, mais pas trop ! Ca me rassure. Ca me tient compagnie comme un chant qui tourne en rond dans ma t&#234;te, bien chaud, mou comme un mamelon. Je ne sais pas pourquoi, parfois tout se m&#233;lange : une soir&#233;e au coin du feu de bois, le parfum du caf&#233; le matin, un combat de boxe o&#249; je compte les coups. On dit que Napol&#233;on est mort &#224; Saint H&#233;l&#232;ne. J'aime trop le assez de rien. Sur ma bouche passe un &#233;clat dor&#233;, demain me fait de l'&#339;il. Pourquoi y a-t-il toujours un chien qui aboie quelque part ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Cliquetis de cl&#233;s qui caquettent. Susurrement silencieux de serrure. Grognement grave de gonds qui grincent. &#171; A merde ! Le 132 s'est encore chi&#233; dessus ! &#187; bougonne l'infirmier en entrant dans la chambre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Christian&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Colette PERIGOURDELLE propose...</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article513</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article513</guid>
		<dc:date>2011-07-28T14:19:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Lauber</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;De son cru 2011, Colette PERIGOURDELLE propose &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la mani&#232;re de &#171; Grand Corps Malade &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le jour se l&#232;ve, je suis radieuse, je tr&#244;ne dans le giron maternel. Je suis son soleil, elle est le mien. Il fait doux dans ma vie, je prends le temps de me d&#233;salt&#233;rer, de me nourrir d'amour ; je passe de bras en bras, je voyage gratis et sans horaires. Le temps qui passe ? Je connais pas. Tout s'offre &#224; moi sans peine. Jusqu'aux premiers : &#171; &#231;a suffit ! T'en as assez eu ! On verra &#231;a plus tard . Non, pas encore ! (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;De son cru 2011, &lt;strong&gt;Colette PERIGOURDELLE&lt;/strong&gt; propose&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; la mani&#232;re de &#171; Grand Corps Malade &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour se l&#232;ve,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le jour se l&#232;ve est un slam de &#034;Grand corps Malade&#034;. L'animatrice apr&#232;s nous (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; je suis radieuse, je tr&#244;ne dans le giron maternel. Je suis son soleil, elle est le mien.&lt;br class='manualbr' /&gt;Il fait doux dans ma vie, je prends le temps de me d&#233;salt&#233;rer, de me nourrir d'amour ; je passe de bras en bras, je voyage gratis et sans horaires.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le temps qui passe ? Je connais pas. Tout s'offre &#224; moi sans peine. Jusqu'aux premiers : &#171; &#231;a suffit ! T'en as assez eu ! On verra &#231;a plus tard . Non, pas encore ! Pas maintenant ! Ahhh ! J'ai pas le temps !! &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;Alors, je commence &#224; compter : Combien j'en ai eu ? Combien j'en aurai encore ? Est-ce qu'il en restera pour moi plus tard ? Quelle heure il est ? Est-ce que je peux l&#224; tout de suite ?&lt;br class='manualbr' /&gt;J'apprends les heures... &#231;a va m'&#234;tre utile... et peut-&#234;tre m&#234;me , je pourrai d&#233;cider , quand je serai assez grande, de &#171; si c'est le moment ou pas... &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils remettent toujours tout &#224; plus tard. Je prends patience. C'est s&#251;rement pour demain que j'aurai le droit de &#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;En attendant, je fais ce qu'on me dit, &#231;a fait passer le temps. C'est long d'attendre, j'aime pas attendre. J'ai des id&#233;es pour plus tard , pour quand ce sera le moment, quand ce sera mon tour de d&#233;cider... Sans blaguer, j'ai plein d'id&#233;es, j'en &#233;cris des cahiers entiers ; c'est beau plus tard, mais est-ce que c'est bient&#244;t ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois, on me dit : &#171; c'est l'heure ! &#187; Ah ! Vous croyez ? On m'a pas pr&#233;venue suffisamment &#224; l'avance ! Je ne suis pas pr&#234;te . O&#249; elle est ma meilleure id&#233;e pour le moment de maintenant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon ! On verra &#231;a plus tard ! J'ai bien le temps ! &#199;a fait pas si longtemps que &#231;a que je suis l&#224; ! Il faut laisser le temps au temps : je dis des choses... je fais des choses... des enfants... je ris... je chante... je pleure... tout en r&#233;fl&#233;chissant &#224; de nouvelles id&#233;es.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ma t&#234;te est pleine, presque trop lourde &#224; porter ; mes genoux crient que &#171; &#231;a suffit &#187;, ils veulent se reposer avant de plier tout &#224; fait... je reprends mes cahiers... ah oui ! J'avais l'id&#233;e de &#8230; Attendez-moi ! J'arrive ! Je l&#232;ve les yeux &#8230; Y'a plus personne ? Il est trop tard...&lt;br class='manualbr' /&gt;Je n'ai alors plus gu&#232;re le temps que d'esquisser un sourire, de pousser un dernier soupir...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;***&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le lilas me dit :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lilas me dit : &#171; je me languis de tes caresses imparfaites &#224; emm&#234;ler la t&#234;te &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;Moi, je r&#234;ve de Madrid.&lt;br class='manualbr' /&gt;Pour un rien, la lumi&#232;re d&#233;cline, je m'alanguis dans un lointain pass&#233;... ne pas entendre ce que le lilas me dit.&lt;br class='manualbr' /&gt;Mais le lilas me dit : &#171; la terre a soif, moi aussi &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;Moi, j'ai plut&#244;t faim... sur ma bouche mijote l'atelier. &lt;br class='manualbr' /&gt;Madrid d&#233;cline dans un pass&#233; lointain, la mer monte, les ch&#226;taignes mijotent pour rien.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je me d&#233;brouille de mon pass&#233; pas si lointain.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le lilas me dit : &#171; sur ta bouche... la lumi&#232;re, caresse parfaite d&#233;cline &#224; grand pas.&#034; &lt;br class='manualbr' /&gt;Je r&#234;ve que je me d&#233;brouille du lilas sur ma bouche.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je m'emm&#234;le la ch&#226;taigne avec mon imparfaite t&#234;te.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je d&#233;cline l'atelier... s'emm&#234;ler la t&#234;te.&lt;br class='manualbr' /&gt;L&#224;, pour rien, le lilas me dit : &#171; ... &lt;br class='manualbr' /&gt;Chut !&lt;br class='manualbr' /&gt;...j'ai soif, j'ai faim &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;On s'en d&#233;brouille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;mais &#233;galement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href='https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article514' class='spip_in'&gt;Sans queue ni t&#234;te&lt;/a&gt; et
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href=&#034;&#034;&gt;portrait&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le jour se l&#232;ve est un slam de &#034;Grand corps Malade&#034;. L'animatrice apr&#232;s nous l'avoir lu le texte, nous invite &#224; &#233;crire&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;loge fun&#232;bre</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article511</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article511</guid>
		<dc:date>2011-06-26T16:32:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Imaginez un bref discours que vous voudriez que l'on prononce pendant la c&#233;r&#233;monie de vos obs&#232;ques. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Elle est partie comme elle &#233;tait venue, dans une aube ordinaire du c&#339;ur de l'&#233;t&#233;. Apr&#232;s tant d'ann&#233;es de perplexit&#233;, elle venait juste de commencer &#224; comprendre pourquoi elle avait &#233;chou&#233; sur cette terre, et quel &#233;tait son r&#244;le dans ce tourbillon de choses &#224; faire, &#224; savoir et &#224; devenir. Ce r&#244;le, ce n'&#233;tait presque rien pour finir... Juste inventer quelques envol&#233;es de vie, avec d'autres et leurs r&#234;ves... en se (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Imaginez un bref discours que vous voudriez que l'on prononce pendant la c&#233;r&#233;monie de vos obs&#232;ques.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Elle est partie comme elle &#233;tait venue, dans une aube ordinaire du c&#339;ur de l'&#233;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s tant d'ann&#233;es de perplexit&#233;, elle venait juste de commencer &#224; comprendre pourquoi elle avait &#233;chou&#233; sur cette terre, et quel &#233;tait son r&#244;le dans ce tourbillon de choses &#224; faire, &#224; savoir et &#224; devenir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce r&#244;le, ce n'&#233;tait presque rien pour finir... Juste inventer quelques envol&#233;es de vie, avec d'autres et leurs r&#234;ves... en se gardant de longues escales dans le ciel des enfants. Juste respirer, au lisi&#232;res des jardins secrets, quelques bouff&#233;es d'amour perdues... et les nouer aux siennes... et savoir quelquefois en tisser comme un chant... une clart&#233; furtive pour la vitre du quotidien ...&lt;br class='autobr' /&gt;
Et savoir tout l&#226;cher, pour saisir une main... et savoir d&#233;river, sans bagage, vers l'envers du d&#233;cor...&lt;br class='autobr' /&gt;
Et toujours s'&#233;tonner... et puis toujours vibrer jusqu'&#224; n'&#234;tre plus rien, certains soirs de lumi&#232;re, qu'un fr&#244;lement du vent dans la cime d'un h&#234;tre...&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, pour finir, ce n'&#233;tait que pour cette mission-l&#224; qu'elle avait accost&#233; sur une aube ordinaire du c&#339;ur d'un &#233;t&#233;. Presque rien en somme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il lui a pourtant fallu toute une vie, pour enfin reconna&#238;tre, et pour apprivoiser son joli strapontin, dans le grand chapiteau d'existence. Elle commen&#231;ait tout juste &#224; s'y sentir l&#233;g&#232;re, et tout juste &#224; l'aimer....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si seulement elle avait pu nous chuchoter dans un coin de l'oreille avant de nous quitter, qu'on avait bien le droit de n'&#234;tre que cela : une trou&#233;e de lueur parmi d'autres pour s'y pencher un peu, un accord imperceptible sur la harpe du monde... Presque rien, pour finir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si seulement elle avait pu nous glisser en passant cette permission-l&#224;, Alors, peut-&#234;tre qu'il nous faudrait moins qu'une vie enti&#232;re avant de reconna&#238;tre, et puis d'apprivoiser notre petite place sous le chapiteau... Peut-&#234;tre ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://paulmasson.atimbli.net/IMG/pdf_28_eloge_funebre.pdf" length="84926" type="application/pdf" />
		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>mots cass&#233;s et les mots cadeaux </title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article386</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article386</guid>
		<dc:date>2009-08-16T17:38:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Lauber</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;mots cass&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle pianotait furieusement, faisait ses gammes la m&#233;lomane. Mais point d'inspiration ni d'imagination..l'ennui venait s'insinuer sournoisement. Changeant de clavier, elle pianota subtilement pour envoyer un mail aux manes de son talent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je rentrais sans bruit dans le bureau de mon p&#232;re. Il en &#233;tait parti, le temps de faire ailleurs, un brin de causette avec le ferrailleur. J'allai tout droit vers le secr&#233;taire, ouvris le tiroir que je savais le secret taire. Je lis ce que je voulais (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;mots cass&#233;s&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle pianotait furieusement, faisait ses gammes la &lt;strong&gt;m&#233;lomane&lt;/strong&gt;. Mais point d'inspiration ni d'imagination..l'ennui venait s'insinuer sournoisement. Changeant de clavier, elle pianota subtilement pour envoyer un &lt;strong&gt;mail aux manes&lt;/strong&gt; de son talent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je rentrais sans bruit dans le bureau de mon p&#232;re. Il en &#233;tait parti, le temps de &lt;strong&gt;faire ailleurs&lt;/strong&gt;, un brin de causette avec le &lt;strong&gt;ferrailleur&lt;/strong&gt;. J'allai tout droit vers le &lt;strong&gt;secr&#233;taire&lt;/strong&gt;, ouvris le tiroir que je savais le &lt;strong&gt;secret taire&lt;/strong&gt;. Je lis ce que je voulais savoir. Papa &#233;crivait sans &lt;strong&gt;parabole&lt;/strong&gt; : &#171; demain, au coucher du soleil, je &lt;strong&gt;pars &#224; La Baule&lt;/strong&gt;. Rejoins-moi. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Etonnamment&lt;/strong&gt;, le dernier mot me laissa froide : &lt;strong&gt;&#171; C'est ton amant &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;mots cadeau&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La belette n'ose pas signaler sa&lt;strong&gt; pr&#233;sence&lt;/strong&gt;. Pour l'occasion , elle a fait preuve de &lt;strong&gt;cr&#233;ativit&#233;&lt;/strong&gt; en peignant son pelage en violet.. Mais voil&#224;, d'habitude, on l'a dit &lt;strong&gt;sensiblement secr&#232;te&lt;/strong&gt; et tout-&#224;-l'heure en passant devant la mare aux canards, vide au moment de la sieste, elle a vu dans l'eau un reflet qui d&#233;range sa sombre &lt;strong&gt;nature&lt;/strong&gt;. Elle h&#233;site donc &#224; rejoindre les autres. Planqu&#233;e derri&#232;re un arbre, elle observe les autres belettes convi&#233;es &#224; f&#234;ter son d&#233;part au pied du grand ch&#234;ne dor&#233;. Tout le monde est l&#224;, on n'attend plus qu'elle. Voil&#224; que l'une des branches du ch&#234;ne craque ; C'est le d&#233;clic ; elle fixe intens&#233;ment&lt;strong&gt; le beau chemin qui s'ouvre&lt;/strong&gt; devant elle et qui doit la mener vers sa vie d'adulte, au Pays du Val-Qui-Rit et avance fi&#232;rement dans la lumi&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>le crabe</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article385</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article385</guid>
		<dc:date>2009-08-16T17:29:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Lauber</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ah ! j'ai le mal de mer dans cette nasse o&#249; je me balance au gr&#233; de l'homme qui m'a captur&#233;. Y'a Totor et Cracra qui se sont fait prendre avec moi.. Les hommes ont les doigts crochus. Papa l'avait bien dit : &#171; Attention aux ombres soudaines, le monstre n'est pas loin &#187; Et voil&#224;, c'est arriv&#233;...&#231;a sent la casserolle &#224; plein nez. Mais je voudrais pas crever sans avoir encore go&#251;t&#233; l'eau sal&#233;e de la mer et le crissaillant frais du sable de la plage &#224; minuit. AH ! &#231;a balance plus mais des doigts crochus m'ont (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ah ! j'ai le mal de mer dans cette nasse o&#249; je me balance au gr&#233; de l'homme qui m'a captur&#233;. Y'a Totor et Cracra qui se sont fait prendre avec moi.. Les hommes ont les doigts crochus. Papa l'avait bien dit : &lt;i&gt;&#171; Attention aux ombres soudaines, le monstre n'est pas loin &#187;&lt;/i&gt; Et voil&#224;, c'est arriv&#233;...&#231;a sent la casserolle &#224; plein nez. Mais je voudrais pas crever sans avoir encore go&#251;t&#233; l'eau sal&#233;e de la mer et le crissaillant frais du sable de la plage &#224; minuit.&lt;br class='manualbr' /&gt;AH ! &#231;a balance plus mais des doigts crochus m'ont crochet&#233; avec mauvaise humeur... &#231;a sent mauvais ! Adieu Totor, adieu Cracra. Comptez sur moi pour me d&#233;fendre. Je vais t'en fiche un coup de pince, Monseigneur ! Berk ! &#199;a a mauvais go&#251;t c'te b&#234;t'l&#224;. Oh, oh ! Je vole plan&#233;,&#231;a sent l'iode et le plongeon ! Sauv&#233; ! Non mais alors ! Dans la vie faut se faire respecter !&lt;br class='manualbr' /&gt;D&#233;lice de l'eau ti&#232;de... Quelle aventure ! J'ai encore le go&#251;t de la chair humaine dans la gueule et puis...mais oui... r&#233;sonne aussi en moi le tam tam caract&#233;ristique d'un coeur qui bat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Colette&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>A la mani&#232;re de Boris Vian</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article384</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article384</guid>
		<dc:date>2009-08-16T17:19:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Lauber</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je veux bien mourir en haut de l'Annapurna. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je veux bien mourir dans un champ de coquelicots, un livre &#224; la main. Je voudrais pas crever sur un champ de bataille. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je veux bien mourir au bord de l'eau, les yeux noy&#233;s de larmes d'amour. Je voudrais pas crever en me noyant dans des eaux troubles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je veux bien mourir en serrant fort ta main, en pensant fort &#224; vous, en _ _ _ oubliant tout ce qui aurait pu &#234;tre demain. Je voudrais pas crever seule dans un coin. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je veux bien mourir quand mes silences (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je veux bien mourir en haut de l'Annapurna.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je veux bien mourir dans un champ de coquelicots, un livre &#224; la main.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je voudrais pas crever sur un champ de bataille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je veux bien mourir au bord de l'eau, les yeux noy&#233;s de larmes d'amour.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je voudrais pas crever en me noyant dans des eaux troubles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je veux bien mourir en serrant fort ta main, en pensant fort &#224; vous, en _ _ _ oubliant tout ce qui aurait pu &#234;tre demain.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je voudrais pas crever seule dans un coin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je veux bien mourir quand mes silences seront limpides et sereins.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je voudrais pas crever sans achever ma phrase. Sans pouvoir dire le dernier mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je veux bien mourir quand j'aurai tout compris des myst&#232;res de la vie, de celle que j'ai v&#233;cue, de celle que j'ai donn&#233;e, de celles que j'ai partag&#233;es et de celles enfin que je n'ai pas su vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voudrais pas crever en attendant la mort comme une d&#233;livrance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voudrais pas vivre sans pleurer de temps en temps, sans rire abondamment, sans chanter &#233;perduement, sans parler tranquillement, sans sourire ing&#233;nuement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voudrais pas vivre sans moi, sans me donner toute enti&#232;re au plaisir d'exister, ne serait-ce qu'&#224; la derni&#232;re seconde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je veux bien mourir mais je veux bien vivre aussi avant sans penser &#224; la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Colette&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>illustration de propositions d'&#233;criture 2009</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article377</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article377</guid>
		<dc:date>2009-05-22T13:48:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian LEJOSNE</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C&#233;l&#233;bration : Faire l'&#233;loge d'un objet, d'un &#233;l&#233;ment de la nature, insignifiant, petit, d&#233;risoire, &#233;l&#233;mentaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle est blanche ou color&#233;e. Unie ou &#224; rayures. Lisse ou chiffonn&#233;e. Fine comme un jour sans pain. Ou bien &#233;paisse et grasse. Large, longue ou petite comme un confetti. Qu'importe sa forme : rectangle, carr&#233;e, mal d&#233;coup&#233;e. Elle sert &#224; tous les usages : emballer, allumer, coincer, cacher, montrer, essuyer, isoler, d&#233;corer, compter, calculer, le plus souvent &#233;crire. On peut s'y prendre de trente six (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&#233;l&#233;bration :&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;Faire l'&#233;loge d'un objet, d'un &#233;l&#233;ment de la nature, insignifiant, petit, d&#233;risoire, &#233;l&#233;mentaire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est blanche ou color&#233;e. Unie ou &#224; rayures. Lisse ou chiffonn&#233;e. Fine comme un jour sans pain. Ou bien &#233;paisse et grasse. Large, longue ou petite comme un confetti. Qu'importe sa forme : rectangle, carr&#233;e, mal d&#233;coup&#233;e. Elle sert &#224; tous les usages : emballer, allumer, coincer, cacher, montrer, essuyer, isoler, d&#233;corer, compter, calculer, le plus souvent &#233;crire. On peut s'y prendre de trente six fa&#231;ons. Artisanale avec un gros crayon de charpentier. Styl&#233;e avec un stylo dont la marque, visible sur la plume, en dit plus long que ce qu'elle &#233;crit. Comptable en longues lignes align&#233;es de deux chiffres apr&#232;s la virgule et un trait tout en bas annon&#231;ant l'addition. Pratique, ces suites de mots empil&#233;s : ce qu'il va falloir faire, ce qu'il faut retenir, ce qu'il faut acheter, emporter, rapporter, regrouper, collecter. M&#233;lodieuse avec ses port&#233;es qui vous emportent au del&#224; de leurs lignes ; rien qu'&#224; les regarder vos oreilles s'agitent. Postale, elle vous parvient pli&#233;e en quatre et &#231;a n'est pas pour de rire. Elle vit par procuration, racontant au lecteur un ailleurs qui s'&#233;coule sans lui et parle d'un temps disparu pour celui qui l'&#233;crit, pour celui qui la lit. Culinaire, elle fait revivre les soir&#233;es arros&#233;es et met les papilles instantan&#233;ment en action. Lumineuse lorsque pente et perfor&#233;e, l'enfant l'emmitoufle d'une petite ampoule qui &#233;claire No&#235;l d'une touche magique. G&#233;om&#233;trique les jours pluvieux, pour les parties de bataille navale et les jeux de morpions. Quand elle a fait l'usage, qu'on l'a bien fatigu&#233;e, qu'elle est ratatin&#233;e, on la jette au panier ou dans la chemin&#233;e. Petite feuille de papier, qui s'en va en fum&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nature&lt;/strong&gt; :&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;Ecrire un texte &#224; partir des mots que chacun des participants a nommer qui &#233;voquent la nature.&lt;br class='manualbr' /&gt;Les dix mots &#233;taient : &lt;strong&gt;ferveur, lumi&#232;re, bouton d'or, foisonnement, colline, bruissements, orchid&#233;e, horizon, mousse, fr&#233;missement&lt;/strong&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La ferveur du jour&lt;/strong&gt;, titre d'un &lt;i&gt;livre de G&#233;rard BESSIERE&lt;/i&gt;, que m'a envoy&#233; un ami retrouv&#233; depuis peu. La pr&#233;face est de Charles JULIET. C'est un texte en demi-teintes, ombres et lumi&#232;res r&#233;unies. Grande d&#233;licatesse et force de vie. Un texte &#224; cueillir et poser sur son c&#339;ur que l'on sent chavirer. Bouton d'or colorant nos vies. Suite d'instants anodins qui, sous sa plume, prennent un nouvel &#233;clat. Fulgurances. Foisonnement d'&#233;motions. Tensions et rel&#226;chements. Petits ruisseaux et grandes rivi&#232;res. Lacs. For&#234;ts. Vallons et collines. Silences et rumeurs. Bruissements et clameurs. Toute vie chez lui s'ancre dans la nature. Qu'il parle de son village, des rues vibrionnantes de Paris ou qu'il d&#233;crive un voyage en TGV bond&#233;. La tendresse de son regard sait d'instinct percevoir l&#224; o&#249; la vie rena&#238;t. Fleur de l'orchid&#233;e sur un tas de fumier. Tige fr&#234;le d'herbe verte sur le b&#233;ton arm&#233;. Il voit loin. Aide nos yeux fatigu&#233;s &#224; regarder l'horizon sans ciller. Il voit pr&#232;s. Regard tendre comme la mousse. Geste simple. Parole lentement m&#251;rie. Mot pr&#233;cis. Moindre fr&#233;missement de vie. La ferveur du jour est compos&#233; d'extraits du journal que G&#233;rard BESSIERE tient depuis plus de trente ans &#8211; il est n&#233; en 1928 dans le Lot. Un livre intemporel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les mots cadeaux :&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;Chacun offre en cadeau un mot aux autres participants de l'atelier.&lt;br class='manualbr' /&gt;Faire un texte &#224; partir des mots recueillis. Les cinq mots &#233;taient : &lt;strong&gt;aventure, sourire, respirer, subtil et raffin&#233;, Plat Pays&lt;/strong&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quand s'&#233;taient-ils lanc&#233;s dans l'aventure ? Ils avaient chevauch&#233; pendant des jours et leurs b&#234;tes &#233;taient fourbues. Qui aurait pu les reconna&#238;tre, depuis qu'ils avaient quitt&#233; l'Espagne, avec ce m&#233;lange de poussi&#232;re et de sueur qui recouvrait leurs visages, tel un masque cachant leur sourire ? Parvenus au sommet d'une colline, ils s'arr&#234;t&#232;rent un instant. Le plus grand des deux respira profond&#233;ment un air subtil et raffin&#233; qui montait de la plaine et qui lui fit venir des larmes aux yeux. Il murmura &#224; l'homme, petit et gros, qui l'accompagnait : &lt;i&gt;&#171; Regarde bien, petit, nous sommes arriv&#233;s. Ici, les moulins s'appellent beffrois ; ils sont bien plus redoutables que ceux d'Espagne. &#187;&lt;/i&gt; Et tout en lan&#231;ant son cheval vers la plaine, Don Quichotte s'&#233;cria &lt;i&gt;&#171; Prends garde, le Plat Pays ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:c.lejosne@free.fr&#034; class='spip_mail'&gt;Christian LEJOSNE&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title> Dans ma vie il y a </title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article359</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article359</guid>
		<dc:date>2009-02-23T08:36:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>B&#233;n&#233;dicte DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Des Arabesques fantaisistes Des Brumes sur les matins qui chantent Des Crayons bleus qui batifolent Des D&#233;sirs fous qui s'impatientent Des Envol&#233;es de passereaux Des Fous qui dansent avec la lune De Grands fous rire sans fin ni sens Des Histoires abracadabrantes D'Inou&#239;s bonheurs qui p&#233;tillent De Jolies frimousses de gosses Des Kiosques &#224; musique tzigane Des Lumi&#232;res qui &#233;clairent la nuit Des Maisons toutes remplies d'amis Des Nids douillets pour s'y blottir Des Oreilles qui aiment le silence Des (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des &lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;rabesques fantaisistes&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;B&lt;/strong&gt;rumes sur les matins qui chantent&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;rayons bleus qui batifolent&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt;&#233;sirs fous qui s'impatientent&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;nvol&#233;es de passereaux&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;F&lt;/strong&gt;ous qui dansent avec la lune&lt;br class='manualbr' /&gt;De &lt;strong&gt;G&lt;/strong&gt;rands fous rire sans fin ni sens&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;H&lt;/strong&gt;istoires abracadabrantes&lt;br class='manualbr' /&gt;D'&lt;strong&gt;I&lt;/strong&gt;nou&#239;s bonheurs qui p&#233;tillent&lt;br class='manualbr' /&gt;De &lt;strong&gt;J&lt;/strong&gt;olies frimousses de gosses&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;K&lt;/strong&gt;iosques &#224; musique tzigane&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;umi&#232;res qui &#233;clairent la nuit&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;M&lt;/strong&gt;aisons toutes remplies d'amis&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;N&lt;/strong&gt;ids douillets pour s'y blottir&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;O&lt;/strong&gt;reilles qui aiment le silence&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;P&lt;/strong&gt;r&#233;s qui sentent bon l'&#233;t&#233;&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt;u&#234;tes d'amour &#233;perdues&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;R&lt;/strong&gt;&#234;ves qui flottent au fond des yeux&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;S&lt;/strong&gt;ouvenirs qui se prom&#232;nent&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;T&lt;/strong&gt;as de sacs et de valises&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;U&lt;/strong&gt;stensiles inutiles&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;V&lt;/strong&gt;&#233;los pour se griser d'air&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;W&lt;/strong&gt;agons pour s'en aller loin&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;X&lt;/strong&gt;&#233;nophiles qui partent aussi&lt;br class='manualbr' /&gt;Des &lt;strong&gt;Y&lt;/strong&gt;aourts &#224; la confiture&lt;br class='manualbr' /&gt;Et des &lt;strong&gt;Z&lt;/strong&gt;&#233;ros qu'on f&#233;licite&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:frallm@aol.com&#034; class='spip_mail'&gt;B&#233;n&#233;dicte&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Sous forme de bilan</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article333</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article333</guid>
		<dc:date>2008-12-03T20:02:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tugdual De Cacqueray</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Un quart d'heure d'&#233;criture pour r&#233;-&#233;crire l'atelier, le programme, le d&#233;roul&#233; des journ&#233;es&#8230; &#187; avec Elisabeth, Cathy, Mumu, Lili, Nicole et Paul, Dani&#232;le, V&#233;ronique et Caroline du 24 au 27 novembre 2008 &#224; Rolbing (apr&#232;s c'est l'Allemagne). &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est tout blanc, il neige ! &lt;br class='autobr' /&gt;
On arrive. On se pr&#233;sente. On se conna&#238;t pas tous, mais presque. On jeux d'&#233;criture. On calendrier. On liste par re comme r&#233;&#233;cri&#8230;re. On finit par ure comme confit&#8230;ure. On r&#233;-&#233;criture. On s'oppose en force &#224; r&#233;-&#233;criture. On s'la repr&#233;sente ou (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Ateliers d'&#233;criture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Un quart d'heure d'&#233;criture pour r&#233;-&#233;crire l'atelier, le programme, le d&#233;roul&#233; des journ&#233;es&#8230; &#187;&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
avec Elisabeth, Cathy, Mumu, Lili, Nicole et Paul, Dani&#232;le, V&#233;ronique et Caroline &lt;br class='autobr' /&gt;
du 24 au 27 novembre 2008 &#224; Rolbing (apr&#232;s c'est l'Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tout blanc, il neige !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On arrive. On se pr&#233;sente. On se conna&#238;t pas tous, mais presque. On jeux d'&#233;criture. On calendrier. On liste par re comme r&#233;&#233;cri&#8230;re. On finit par ure comme confit&#8230;ure. On r&#233;-&#233;criture. On s'oppose en force &#224; r&#233;-&#233;criture. On s'la repr&#233;sente ou bien pas du tout, c'est tant pis pour vous ! On cherche du plaisir &#224; le r&#233;-&#233;crire. Et on citationne : &lt;i&gt;&#171; quand la gomme s'use plus vite que le crayon, c'est qu'on exag&#232;re : on doit r&#233;-&#233;crire &#187;&lt;/i&gt;. On m&#233;tamorphose. On piste des r&#233;flexions. On jeux d'&#233;criture (oui, encore !) On appelle &#231;a retravailler le texte mais on se fatigue. On fait des trous dans le texte, des mots dans les trous, des hypertextes dans les phrases, on les h&#226;che les phrases. On h&#226;che m&#234;me les mots. On m&#234;me Cathy Hash : &lt;i&gt;&#171; les patates qui br&#251;lent &#187;.&lt;/i&gt; On phras&#233;ologise. On fait des sentons. On sens bien ton texte, et le mien aussi, c'ui des autres itou. On sentons t'y bon. On tintinnabule. On textinabulle. Au bout d'un moment, on abandonne tout, le stylo sur la feuille, le mot sur le bout de la langue, la langue au chat, chaperlipopette. On &lt;i&gt;&#171; laisse-toi tranquille stp, laisse-toi tranquille &#187; !&lt;/i&gt; On tapisserie &#224; fleurs. On recompose son po&#232;me. On effiloche sa vapeur. On texte de Jo&#235;lle. On op&#232;re le texte. On le r&#233;-&#233;crit &#224; l'endroit, &#224; l'envers, par le c&#244;t&#233;, par l'autre c&#244;t&#233;, sens dessus dessous et par devant, derri&#232;re. On passe la barri&#232;re o&#249; les highlands paissent. On &#233;crit une lettre sur le m&#234;me sujet qu'on peut &#233;largir jusqu'&#224; ce qu'il bouge plus. Tu crois qu'il est mort ? Y'a du sang partout ! Ou bien pas du tout. On imagine. Imagine. On s'imagine une autre histoire, la m&#234;me histoire. Mais o&#249; s'qu'on la r&#233;-&#233;crit ? On s'y perd un peu. Mais on continue. On s'arr&#234;te. On souffle deux minutes. On clope. Mais on va s'arr&#234;ter. On caf&#233; ou th&#233; ? On recommence. On r&#233;-&#233;crit. On r&#233;partit. On est parti. Sur le texte du voisin, de la voisine du dessous qui s'agite. On fait mine de rien entendre. On la lit. On l'annote. On la connote. On la notationne. On la surligne en bleu, en rouge, en vert fluo, en vert tendre, en vert jaune. &lt;i&gt;&#171; Comment qu'il est le jaune, Cathy ? &#187;&lt;/i&gt; On spiralise son &#233;criture jusqu'&#224; l'obtention d'une p&#226;te consistante en forme de cercle. On &#233;crit. On rep&#232;re. On r&#233;p&#232;te nos &#233;crits. On m&#233;lange. On m&#233;tisse. On tisse cent fois sur le m&#233;tier&#8230; Vous finissez. On traduit Dickinson. On portraitise notre h&#233;ros. On po&#233;tise de la prose. On consigne nos valises. On trahit. On exergue. On r&#233;sume. On allonge. On raccourcit. On idyllise. On roule &#224; 170 ou bien &#224; 2 de tension. Mais on commentaire. On biffure. On bifurque. On agence. On adapte. On ajoute. On rajoute. On retraite. On correctionne. On pr&#233;face. On ponctualise. On mutualise. On reprogramme. On termine. On ch&#251;te. Ca &#233;t&#233; beaucoup trop vite. On n'a pas eu le temps de suivre. On se reprogramme. Un petit tour et on s'en va. Un grand merci, un au revoir. C'&#233;tait super, Elisabeth mais on aurait eu besoin d'une journ&#233;e de plus. Tant pis. On improvisera. On a plein de billes. On n'a plus qu'&#224; r&#233;-&#233;crire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;mailto:libertegaronne@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Tugdual&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>


 
	


 
	

</channel>
</rss>
