<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Paul MASSON</title>
	<link>https://paulmasson.atimbli.net/</link>
	<description>informer partager cr&#233;er</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net (Sarka-SPIP)</generator>




 
	<item xml:lang="fr">
		<title>Histoire du colibris</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article605</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article605</guid>
		<dc:date>2013-03-14T15:01:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul MASSON</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un immense incendie ravageait la savane, les animaux fuyaient devant le brasier. L'&#233;l&#233;phant s'aper&#231;ut soudain du curieux man&#232;ge d'un colibri qui faisait des allers et retours entre le feu et un lac assez &#233;loign&#233;, en ramenant dans son bec un maximum de gouttes d'eau qu'il d&#233;versait sur les flammes. &#034;Mais enfin Colibri, lui dit-il, arr&#234;te ! Tu vois bien que tu ne pourras pas arr&#234;ter le feu...&#034; &#034;Je sais, dit l'oiseau, mais je fais ma (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique92" rel="directory"&gt;fables et histoires&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un immense incendie ravageait la savane, les animaux fuyaient devant le brasier.&lt;br class='manualbr' /&gt;L'&#233;l&#233;phant s'aper&#231;ut soudain du curieux man&#232;ge d'un colibri qui faisait des allers et retours entre le feu et un lac assez &#233;loign&#233;, en ramenant dans son bec un maximum de gouttes d'eau qu'il d&#233;versait sur les flammes.&lt;br class='manualbr' /&gt;&#034;Mais enfin Colibri, lui dit-il, arr&#234;te ! Tu vois bien que tu ne pourras pas arr&#234;ter le feu...&#034;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#034;Je sais, dit l'oiseau, mais je fais ma part...&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://paulmasson.atimbli.net/IMG/pdf/colibris.pdf" length="37191" type="application/pdf" />
		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Fable des &#226;nes</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article604</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article604</guid>
		<dc:date>2013-03-10T16:20:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul MASSON</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un homme portant cravate se pr&#233;senta un jour dans un village. Mont&#233; sur une caisse, il cria &#224; qui voulait l'entendre qu'il ach&#232;terait cash 100 euros l'unit&#233; tous les &#226;nes qu'on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu &#233;trange mais son prix &#233;tait tr&#232;s int&#233;ressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine r&#233;jouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 &#8364; par t&#234;te, et l&#224; encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs b&#234;tes. Les jours (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique92" rel="directory"&gt;fables et histoires&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un homme portant cravate se pr&#233;senta un jour dans un village. Mont&#233; sur une caisse, il cria &#224; qui voulait l'entendre qu'il ach&#232;terait cash 100 euros l'unit&#233; tous les &#226;nes qu'on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu &#233;trange mais son prix &#233;tait tr&#232;s int&#233;ressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine r&#233;jouie.&lt;br class='manualbr' /&gt;Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 &#8364; par t&#234;te, et l&#224; encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs b&#234;tes. Les jours suivants, il offrit 300 &#8364; et ceux qui ne l'avaient pas encore fait vendirent les derniers &#226;nes existants. &lt;br class='manualbr' /&gt;Constatant qu'il n'en restait plus un seul, il fit savoir qu'il reviendrait dans huit jours, acheter des &#226;nes qu'il paierait 500 &#8364;, puis il quitta le village.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, il confia &#224; son associ&#233; le troupeau qu'il venait d'acheter et l'envoya dans ce m&#234;me village avec ordre de revendre les b&#234;tes 400 &#8364; l'unit&#233;. Face &#224; la possibilit&#233; de faire un b&#233;n&#233;fice de 100 &#8364; d&#232;s la semaine suivante, tous les villageois rachet&#232;rent leur &#226;ne, jusqu'&#224; quatre fois le prix qu'ils l'avaient vendu. Et pour ce faire, tous emprunt&#232;rent &#224; la banque.&lt;br class='manualbr' /&gt;Comme il fallait s'y attendre, les deux hommes d'affaire s'en all&#232;rent prendre des vacances bien m&#233;rit&#233;es, dans un paradis fiscal. Et tous les villageois se retrouv&#232;rent avec des &#226;nes sans valeur, endett&#233;s jusqu'au cou, ruin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les malheureux tent&#232;rent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l'&#226;ne s'effondra. Les animaux furent saisis, puis lou&#233;s &#224; leurs pr&#233;c&#233;dents propri&#233;taires par le banquier. Celui-ci pourtant s'en alla pleurer aupr&#232;s du maire en expliquant que, s'il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruin&#233; lui aussi et devrait exiger le remboursement imm&#233;diat de tous les pr&#234;ts accord&#233;s &#224; la commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter ce d&#233;sastre, au lieu de donner de l'argent aux habitants du village pour qu'ils paient leurs dettes, le Maire le donna au banquier (ami intime et premier adjoint, soit dit en passant). Or celui-ci, apr&#232;s avoir r&#233;tabli sa tr&#233;sorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois, ni sur celles de la commune, et tous se trouv&#232;rent proches du surendettement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voyant sa note en passe d'&#234;tre d&#233;grad&#233;e et pris &#224; la gorge par les taux d'int&#233;r&#234;ts, la commune demanda l'aide des communes voisines. Mais ces derni&#232;res lui r&#233;pondirent qu'elles ne pouvaient en aucun cas l'aider, car elles avaient connu les m&#234;mes infortunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les conseils &#034;avis&#233;s et d&#233;sint&#233;ress&#233;s&#034; du banquier, toutes d&#233;cid&#232;rent de r&#233;duire leurs d&#233;penses : moins d'argent pour les &#233;coles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite, on supprima des postes d'employ&#233;s communaux, on baissa les salaires et parall&#232;lement on augmenta les imp&#244;ts. C'&#233;tait, disait-on, in&#233;vitable ! Mais on promit de... moraliser ce scandaleux commerce des &#226;nes !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont trois fr&#232;res. Ils vivent ensemble sur une &#238;le des Bermudes, achet&#233;e &#224; la sueur de leur front. On les appelle &#034;les fr&#232;res March&#233;s&#034;. &lt;br class='manualbr' /&gt;Tr&#232;s g&#233;n&#233;reusement, ils ont promis de subventionner la campagne &#233;lectorale des maires sortants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'on fait les villageois ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fable ne le dit pas, elle laisse aux lecteurs le soin de le deviner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A votre avis ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>La chambre du second</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article509</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article509</guid>
		<dc:date>2011-06-24T16:59:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian LEJOSNE, Paul MASSON, Yvan VERSCHUEREN</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#201;crit &#224; Faug&#232;re (Dordogne) lors d'un atelier d'&#233;criture anim&#233; par Nicole Dupuis &lt;br class='autobr' /&gt;
La proposition d'&#233;criture : Choisir une photo avec titre et d&#233;but d'histoire Continuer l'histoire sur une dizaine de lignes Puis prendre 4 cartes postales de personnage au hasard, en choisir une et continuer l'histoire en introduisant le personnage. En choisir une autre de lieu et terminer l'histoire en introduisant le lieu. &lt;br class='autobr' /&gt;
Yvan, Paul, Christian et Juliette ont choisit la m&#234;me photo de d&#233;part son titre : la chambre du (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique68" rel="directory"&gt;contes, nouvelles, fictions et autres textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#201;crit &#224; Faug&#232;re (Dordogne) lors d'un atelier d'&#233;criture anim&#233; par &lt;a href=&#034;http://paulmasson.atimbli.net/spip.php?auteur3&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Nicole Dupuis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;La proposition d'&#233;criture : &lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Choisir une &lt;strong&gt; photo&lt;/strong&gt; avec &lt;strong&gt;titre&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;d&#233;but d'histoire&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Continuer l'histoire sur une dizaine de lignes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Puis prendre 4 cartes postales de &lt;i&gt;personnage&lt;/i&gt; au hasard, en choisir une&lt;br class='manualbr' /&gt;et continuer l'histoire en introduisant le personnage.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; En choisir une autre de lieu&lt;br class='manualbr' /&gt;et terminer l'histoire en introduisant le lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yvan, Paul, Christian&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Juliette&lt;/strong&gt; ont choisit la m&#234;me photo de d&#233;part son titre : la &lt;strong&gt;chambre du second&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici les 4 textes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout a commenc&#233; quand quelqu'un a laiss&#233; la fen&#234;tre ouverte&lt;/strong&gt;. Le jour pointe &#224; peine. La fra&#238;cheur matinale fait trembler les rideaux. Un parfum d'herbe coup&#233;e envahit la chambre N&#176;7 de l'h&#244;tel du lac bleu. Tout dans la pi&#232;ce est vieillot : les meubles, des ann&#233;es trente, peut-&#234;tre plus, la tapisserie charg&#233;e d'oiseaux et de lierre entrelac&#233;, le lavabo aux angles vifs et robinets en croix, tout cela respire le vieux et le propre. Le lit est bon, c'est le principal ; et pour le prix, je ne me plaindrai pas. Tout &#224; coup, il me semble voir un des oiseaux de la tapisserie bouger, puis un autre et encore un &#8230; En quelques secondes, tous disparaissent par la fen&#234;tre laissant le lierre comme seul d&#233;cor.&lt;br class='autobr' /&gt;
On a beau &#234;tre cr&#233;dule, il y a des fois, on se pose des questions sur sa sant&#233; mentale ! Je me l&#232;ve, je t&#226;te le mur pensant trouver la trace des volatiles disparus, mais en vain : tout est lisse, &#224; croire qu'ils n'ont jamais exist&#233;. Je m'assois au bord du lit, abasourdi, le regard fix&#233; sur le mur vide aussi vide que ma cervelle. On frappe. Comme un automate, je vais ouvrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Changement d'image&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; J'en &#233;tais sur ! Vous avez ouvert la fen&#234;tre ! Gronde un personnage bizarre qui, d'un geste autoritaire, m'&#233;carte et se plante devant le mur aux oiseaux. Ce type est dr&#244;lement v&#234;tu on dirait un peintre du 17&#232;me si&#232;cle, Vermeer ou Michel Ange... Il tient sa palette de la main gauche et de l'autre, il brandit un pinceau mena&#231;ant vers la fen&#234;tre .
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Fermez-moi &#231;a ! Aboie-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce que je m'empresse de faire en tremblant.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; A cause de vous, il faut que je recommence tout ! Ajouta-t-il bougon ; et il s'assoit face au mur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Timidement, j'ose un &#171; Vous en avez pour longtemps parce que j'ai... &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une semaine ! Tranche-t-il, puis apr&#232;s une br&#232;ve r&#233;flexion : mais je vais vous trouver une autre chambre, suivez-moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Changement d'image&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Moi qui suis plut&#244;t cart&#233;sien, pourquoi n'ai-je pos&#233; aucune question ? Je ne sais pas et ne cherche plus &#224; savoir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous &#233;tions &#224; pr&#233;sent dans la cour de l'h&#244;tel. L'homme se mit &#224; me tutoyer.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Tu vas voir, tu seras encore mieux log&#233; ! C'est plus calme... Comment tu t'appelles ?
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Heu...Yvan, je m'appelle Yvan...
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Tu m'as l'air d'un bon gars yvan ! Moi, c'est Mike.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Mike ?..
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Mike Angel pour te servir. Tiens, voil&#224; ta nouvelle demeure ! Lan&#231;a-t-il en d&#233;signant une petite maison en pierres s&#232;ches, sorte de d&#233;pendance de ferme ou maison de berger pos&#233;e au milieu d'un paysage paradisiaque.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Incroyable ! La maison de mes r&#234;ves !
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Dans celle-l&#224;, tu pourras laisser les fen&#234;tres grandes ouvertes, y a pas d'oiseaux ! Bon ! C'est pas tout &#231;a, mais faut que j'y aille !&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'&#233;loigne en chantonnant : &#171; Quelque chose en nous de tennessee.. &#187; Puis se retournant il crie :&lt;br class='autobr' /&gt; &#171; France-Inter, il est 8 heures, voici nos informations ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://paulmasson.atimbli.net/spip.php?auteur6&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Yvan&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;***&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Tout a commenc&#233; quand quelqu'un a laiss&#233; la fen&#234;tre ouverte &lt;/strong&gt; en quittant la chambre aux oiseaux. C'&#233;tait une fen&#234;tre &#224; guillotine comme on en trouve encore dans les vieilles demeures &#233;cossaises. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il profita d'un coup de vent pour p&#233;n&#233;trer dans la pi&#232;ce sans que personne ne puisse l'entendre. Les oiseaux sur la tapisserie devinrent blancs de terreur, mais ils ne purent ni s'enfuir ni donner l'alerte. Si ce n'est la couleur des oiseaux, rien n'avait chang&#233;. Dans la chambre du manoir, un silence et un ordre parfait r&#233;gnaient toujours. Jusqu'&#224; la tomb&#233;e de la nuit, personne n'entra dans la chambre. Les oiseaux de la tapisserie reprirent progressivement leurs couleurs et lorsque Chrysis vint se coucher, elle ne remarqua que la fra&#238;cheur du soir. Elle ferma la fen&#234;tre, souffla la bougie et s'endormit. On ne sut pas ce qui se passa ensuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chef de gare raconta &#224; la police que, vers deux heures du matin, il s'&#233;tait lev&#233; pour boire un verre d'eau. Passant devant la fen&#234;tre, son attention fut attir&#233;e par une forme humaine dans la rue. Il lui fallut du temps avant de r&#233;aliser ce qu'il voyait tant la sc&#232;ne qui se d&#233;roulait sous ses yeux &#233;tait inattendue. En face de sa maison, entre la rue d&#233;serte et la gare, une femme &#233;tait l&#224;, immobile, les yeux clos, absente &#224; tout. Le peignoir de soie accroch&#233; &#224; son bras ne couvrait pas son corps nu. Elle tenait &#224; la main une bougie allum&#233;e pos&#233;e sur un bougeoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chrysis ne reprit jamais ses esprits. Elle ne reconnut plus personne, ni ses parents, ni ses amis, ni rien de ce qui avait fait sa vie auparavant. Elle fut intern&#233;e dans un h&#244;pital psychiatrique. Habituellement, elle &#233;tait silencieuse, absente au monde. Parfois, elle entrait dans des phases de tourments extr&#234;mes. Alors, une impression de terreur se lisait dans ses yeux. Elle se roulait sur elle-m&#234;me, criait, pleurait. De l'&#233;cume blanche sortait de sa bouche. Dans son d&#233;lire, elle parlait de naufrage, de mer en furie, de rochers pointus, de temp&#234;te. Les crises termin&#233;es, elle retrouvait son silence et son &#233;tat prostr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle mourut 16 ans plus tard. On ne sut jamais ce qui s'&#233;tait pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://paulmasson.atimbli.net/spip.php?auteur2&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Paul&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;***&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout a commenc&#233; quand quelqu'un a laiss&#233; la fen&#234;tre ouverte&#8230; &lt;/strong&gt; C'&#233;tait la premi&#232;re fois que je mettais les pieds dans cet h&#244;tel de seconde zone. En arrivant, je n'avais pas trouv&#233; &#226;me qui vive. Apr&#232;s quelques minutes d'attente, je m'&#233;tais gliss&#233; derri&#232;re un comptoir de bois laqu&#233; install&#233; dans l'entr&#233;e et j'avais attrap&#233; la seule cl&#233; qui &#233;tait accroch&#233;e &#224; un vieux clou rouill&#233;. Son anneau indiquait le num&#233;ro &#171; 13 &#187; . Le taulier avait une dr&#244;le de logique : bien que commen&#231;ant par un &#171; 1 &#187;, la chambre se situait au deuxi&#232;me &#233;tage. Un courant d'air frais fit s'envoler mon chapeau lorsque je poussais la porte de la chambre. J'avan&#231;ai jusqu'&#224; la fen&#234;tre et la refermai d'un coup sec. De constitution fragile, je suis facilement sujet aux angines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le drap du lit s'agita en tous sens jusqu'&#224; ce qu'une forme vaguement humaine finit par s'en extirper. C'&#233;tait un homme dans la cinquantaine avec un ventre rond qui lui descendait sur les jambes. Il &#233;tait v&#234;tu &#224; la mani&#232;re des domestiques du moyen &#226;ge et portait un chapeau &#224; larges bords lui cachant la moiti&#233; du visage. Devant mon embarras, ses bajoues s'&#233;cart&#232;rent laissant appara&#238;tre un large sourire &#233;dent&#233;. &#171; Salut l'ami &#187; dit-il en se mettant debout sur le lit. Bien que petit, install&#233; de la sorte, il me d&#233;passait d'une t&#234;te. J'allais lui demander ce qu'il faisait dans ma chambre quand un grand escogriffe, long comme un jour sans pain, s'afficha dans l'embrasure de la porte que j'avais laiss&#233;e ouverte. &#171; C'est &#224; vous ce chapeau ? &#187; demanda-t-il d'une voix de fausset. Mon regard passait alternativement de l'un &#224; l'autre. Leurs silhouettes me rappelaient vaguement quelque chose. Je ne sais si vous avez d&#233;j&#224; v&#233;cu ce genre de situation : se retrouver face &#224; une personne dont on a conserv&#233; le souvenir sans bien savoir o&#249; on l'a rencontr&#233;e, ni s'il s'agit de quelqu'un de r&#233;el ou le visage d'un acteur dont les traits vous sont rest&#233;s grav&#233;s pour une raison qui vous &#233;chappe&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pas de souci, l'ami &#187; reprit le grand gaillard, p&#233;n&#233;trant d'un pas alerte dans la chambre tout en jetant mon chapeau sur le lit. Il retira ses gants et me tendit une main aux longs doigts d&#233;licats. &#171; Appelez-moi Don Quichotte, et lui Sancho &#187; dit-il donnant un coup de menton dans la direction du gros qui se balan&#231;ait sur ses jambes, toujours debout sur le lit. &#171; Nous arrivons d'Espagne par le chemin de Compostelle. Nous traversons incognito les C&#233;vennes en route pour la Suisse. Il y a l&#224;-bas des moulins aux coffres gorg&#233;s de lingots. Nous ne serons pas trop de trois. Veux-tu &#234;tre des n&#244;tres ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://paulmasson.atimbli.net/spip.php?auteur4&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Christian&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;***&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout a commenc&#233; quand quelqu'un a laiss&#233; la fen&#234;tre ouverte. &lt;br class='manualbr' /&gt;Ce jour-l&#224;, un petit vent l&#233;ger s'invitait comme un jeu dans la chambre du second. Il faisait danser les oiseaux du papier peint et en s'&#233;veillant, Anatole sentit enfin l'odeur du printemps. Un parfum m&#234;l&#233; de sureau et de menthe, avec un je ne sais quoi d'insistance et d'ent&#234;tement qui l'appelaient. Il se sentait diff&#233;rent, nourri int&#233;rieurement de cette respiration qui venait du dehors en faisant voltiger ses rideaux. &lt;br class='manualbr' /&gt;Alors, contre toute attente, il roula sur le c&#244;t&#233;, usa de toutes ses forces pour s'asseoir sur le lit et pouss&#233; par ce souffle nouveau, parvint &#224; poser ses deux pieds sur le sol dans un &#233;lan inesp&#233;r&#233;. Il s'arr&#234;ta, ravi, face &#224; la fen&#234;tre, reprit une bouff&#233;e de cet air malicieux qui lui donnait des ailes. Combien de temps &#233;tait-il rest&#233; sans pouvoir se trouver face &#224; cette fen&#234;tre, sans pouvoir embrasser l'ensemble du paysage ? De son lit il n'avait vu, tout ce temps, qu'un morceau de ce que pouvait lui offrir cette fen&#234;tre : le tronc du gros ch&#234;ne, le toit du poulailler voisin, et un tout petit triangle de ciel changeant de couleur selon la saison. &lt;br class='manualbr' /&gt;Ce jour-l&#224; &#233;tait diff&#233;rent, il avait un go&#251;t inconnu, pour lui, le second, assign&#233; &#224; r&#233;sidence dans la chambre du second.&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est alors que des pas sur les graviers de la cour le tir&#232;rent de son &#233;blouissement b&#233;at. Des pas rapide, serr&#233;s, emprunts de la folie de l'enfance, risquant de tr&#233;bucher &#224; tout moment, sautillant comme un chant extorqu&#233; aux petits cailloux. Le petit F&#233;licien, s&#251;rement, son petit fr&#232;re, le troisi&#232;me, qui revenait &#224; toute allure une baguette sous le bras, fier d'offrir &#224; ses parents le fruit de sa course. Quelle cavalcade ! Quelle ivresse du mouvement dans ses pas f&#233;briles et insouciants ! &lt;br class='manualbr' /&gt;Anatole se demanda si, enfin, le bonheur de regarder cette course effr&#233;n&#233;e dont il avait tant de fois &#233;cout&#233; l'&#233;cho avec tendresse, allait lui &#234;tre donn&#233; ce jour-l&#224;. Alors, pouss&#233; par l'&#233;nergie de ces pas intr&#233;pides, par leur musique ent&#234;tante et enivrante, dans un effort surhumain et irr&#233;el, il se mit debout dans l'encadrure de la fen&#234;tre.&lt;br class='manualbr' /&gt;F&#233;licien, saisi par cette silhouette incongrue qui se dressait &#224; la fen&#234;tre, s'arr&#234;ta. &#171; Papa ! Maman ! Il y a quelqu'un debout au second ! &#187; Son sourire s'&#233;tait chang&#233; en une expression incertaine, h&#233;sitant entre incompr&#233;hension, m&#233;fiance et ravissement. Puis les yeux, p&#233;tillants la seconde pr&#233;c&#233;dente, se remirent &#224; briller, d'une lueur plus forte encore et comme illumin&#233;s d'un miracle : &#171; Papa ! Maman ! C'est Anatole ! &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;Il se pr&#233;cipita dans la maison et, alors qu'il l'entendait monter les marches quatre &#224; quatre, toujours du m&#234;me pas impatient, redoublant de pr&#233;cipitation et de h&#226;te, Anatole leva les yeux : il les laissa quitter les graviers de la cour, pour se poser sur le tronc du gros ch&#234;ne et monter, monter dans une ivresse infinie jusqu'&#224; sa cime enfin r&#233;apparue : c'&#233;tait comme si l'arbre retrouvait tout son sens, son unit&#233;, des racines au ciel. &lt;br class='manualbr' /&gt;Et c'est l&#224;, au-dessus de l'arbre, lorsque le regard d&#233;passa cette imposante chevelure v&#233;g&#233;tale, que le triangle de ciel s'&#233;largit de tous les secrets jusque la voil&#233;s, c'est l&#224;, oui, qu'il le vit, dans une m&#234;me embrasure du regard : l'oc&#233;an tout entier avec son horizon vertigineux et le phare, dress&#233;, devant, contemplant tout cela comme lui, enfin debout, contemplant l'impossible. Au moment o&#249; son petit fr&#232;re ouvrit la porte de la chambre, il se retourna, le visage en larmes, et lui apparut, grand fr&#232;re pour la premi&#232;re fois, pour la premi&#232;re fois aussi fier et protecteur que le phare de Cordouan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;Juliette&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>lui</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article357</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article357</guid>
		<dc:date>2009-02-21T08:05:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>B&#233;n&#233;dicte DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;J'ai admir&#233; sa vie en lutte avec sa mort. Il est parti un jour sa valise &#224; la main pour une travers&#233;e inconnue de nous tous. Il avait dans les yeux un sourire l&#233;ger et une lumi&#232;re douce qui brillait. Il n'a pas r&#233;pondu &#224; nos questions murmur&#233;es. J'imaginais alors la furie des temp&#234;tes qu'il allait traverser, sa marche contre le vent tout au bout des d&#233;serts, la violence inou&#239;e du froid qui tenaille et mon imaginaire me laissait sur le bord, spectateur silencieux, incr&#233;dule. Dans ses cheveux soufflait une (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique68" rel="directory"&gt;contes, nouvelles, fictions et autres textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'ai admir&#233; sa vie en lutte avec sa mort. &lt;br class='manualbr' /&gt;Il est parti un jour sa valise &#224; la main pour une travers&#233;e inconnue de nous tous.&lt;br class='manualbr' /&gt;Il avait dans les yeux un sourire l&#233;ger et une lumi&#232;re douce qui brillait.&lt;br class='manualbr' /&gt;Il n'a pas r&#233;pondu &#224; nos questions murmur&#233;es.&lt;br class='manualbr' /&gt;J'imaginais alors la furie des temp&#234;tes qu'il allait traverser, sa marche contre le vent tout au bout des d&#233;serts, la violence inou&#239;e du froid qui tenaille et mon imaginaire me laissait sur le bord, spectateur silencieux, incr&#233;dule.&lt;br class='manualbr' /&gt;Dans ses cheveux soufflait une brise malicieuse qui mettait un peu de folie dans ce d&#233;part impr&#233;vu.&lt;br class='manualbr' /&gt;Une musique ivre semblait venir de l'horizon et s'&#233;lever des flots crev&#233;s et bossu&#233;s. Il flottait dans l'air un grand nuage immat&#233;riel.&lt;br class='manualbr' /&gt;Il s'est retourn&#233; une fois encore et je l'ai aim&#233;, j'ai aim&#233; sa folie, son silence et ses yeux grands ouverts.&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai aim&#233; sa curiosit&#233;, son extase, cette muette coexistence de la vie et de la mort dans ces paroles qu'il ne disait pas. J'ai aim&#233; tout cela &#224; la fois.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et il m'est rest&#233; cette stupeur de le voir s'&#233;loigner sans moi, sans nous et j'ai eu envie de le suivre car si j'&#233;tais ici, je pouvais &#234;tre ailleurs aussi, d'un autre c&#244;t&#233; de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:frallm@aol.com&#034; class='spip_mail'&gt;B&#233;n&#233;dicte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>l'oiseau</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article356</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article356</guid>
		<dc:date>2009-02-21T07:59:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>B&#233;n&#233;dicte DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il s'&#233;lance dans l'air parfum&#233; et si frais du matin qui somnole encore Et la ros&#233;e des feuillages alentour Gicle avec insolence sur ses ailes luisantes Il frissonne d'ivresse dans cette libert&#233; suspendue Jamais il ne doute que ses ailes le portent Le jour n'est pas encore tout &#224; fait l&#224; Et le ciel s'amuse de voir ce grand oiseau maladroit Il navigue solitaire et joyeux en chantant des notes magiques qui s'emm&#234;lent En bas la for&#234;t s'&#233;veille doucement dans le vacarme des oiseaux rieurs Et pourquoi il ne (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique68" rel="directory"&gt;contes, nouvelles, fictions et autres textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il&lt;br class='manualbr' /&gt;s'&#233;lance&lt;br class='manualbr' /&gt;dans l'air&lt;br class='manualbr' /&gt;parfum&#233; et si frais&lt;br class='manualbr' /&gt;du matin qui somnole encore&lt;br class='manualbr' /&gt;Et la ros&#233;e des feuillages alentour&lt;br class='manualbr' /&gt;Gicle avec insolence sur ses ailes luisantes&lt;br class='manualbr' /&gt;Il frissonne d'ivresse dans cette libert&#233; suspendue&lt;br class='manualbr' /&gt;Jamais il ne doute que ses ailes le portent&lt;br class='manualbr' /&gt;Le jour n'est pas encore tout &#224; fait l&#224;&lt;br class='manualbr' /&gt;Et le ciel s'amuse de voir ce grand oiseau maladroit&lt;br class='manualbr' /&gt;Il navigue solitaire et joyeux en chantant des notes magiques qui s'emm&#234;lent&lt;br class='manualbr' /&gt;En bas la for&#234;t s'&#233;veille doucement dans le vacarme des oiseaux rieurs&lt;br class='manualbr' /&gt;Et pourquoi il ne rirait pas lui aussi de voir encore un nouveau jour&lt;br class='manualbr' /&gt;Maintenant il tourne en rond et m&#234;le sa danse &#224; celle du vent qui chahute&lt;br class='manualbr' /&gt;Que voit-il donc en bas une fourmi perdue dans la mousse une souris qui traficote&lt;br class='manualbr' /&gt;Non c'est un petit homme qui cherche quelques girolles sous l'&#233;pais tapis de feuilles mortes&lt;br class='manualbr' /&gt;Mais une bourrasque soudain saisit l'oiseau dans sa r&#234;verie il repart comme une fl&#232;che encore plus haut&lt;br class='manualbr' /&gt;Toujours joueur il se vautre et plonge dans des petits nuages blancs qu'il n'avait pas vus encore&lt;br class='manualbr' /&gt;Il n'a pas vu venir non plus l'&#233;clair et le nuage noir qui se cachait derri&#232;re. Ciel un orage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:frallm@aol.com&#034; class='spip_mail'&gt;B&#233;n&#233;dicte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;lice Mystique</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article295</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article295</guid>
		<dc:date>2008-07-26T13:15:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Lauber</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dernier soupir...tunnel blanc de lumi&#232;re &#231;a y est , je d&#233;colle. Ouh ! &#199;a va vite l'ascenseur vers le ciel. Regardons une derni&#232;re fois en bas...Adieu la Terre ! Adieu les hommes, je vous laisse &#224; vos clart&#233;s &#233;ph&#233;m&#232;res, &#224; vos &#233;tincelles, &#224; vos luisances, je suis dans la lumi&#232;re &#233;ternelle, je vole dans l'&#233;ther et j'ai rendez-vous avec Dieu. &lt;br class='autobr' /&gt;
Me voici &#224; la porte d'un nuage. Je l'ouvre. Un g&#233;ant blanc m'emporte. Je me love dans ses bras voluptueux. Il murmure sans mots, nos esprits se rencontrent et nous &#233;changeons (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique68" rel="directory"&gt;contes, nouvelles, fictions et autres textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dernier soupir...tunnel blanc de lumi&#232;re&lt;br class='manualbr' /&gt;&#231;a y est , je d&#233;colle. Ouh ! &#199;a va vite l'ascenseur vers le ciel. Regardons une derni&#232;re fois en bas...Adieu la Terre ! Adieu les hommes, je vous laisse &#224; vos clart&#233;s &#233;ph&#233;m&#232;res, &#224; vos &#233;tincelles, &#224; vos luisances, je suis dans la lumi&#232;re &#233;ternelle, je vole dans l'&#233;ther et j'ai rendez-vous avec Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Me voici &#224; la porte d'un nuage. Je l'ouvre. Un g&#233;ant blanc m'emporte. Je me love dans ses bras voluptueux. Il murmure sans mots, nos esprits se rencontrent et nous &#233;changeons des images o&#249; il n'est question que d'amour. J'ose lui sugg&#233;rer de percer pour moi le myst&#232;re de ce mot magique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce n'est pas un mot &#187; me souffle-t-il, &#171; c'est un &#233;tat d'harmonie entre le corps et l'esprit &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah oui, je me souviens, j'&#233;tais en m&#234;me temps et la m&#232;re et l'enfant : mon b&#233;b&#233; me su&#231;onnait, je le d&#233;vorais des yeux, il buvait &#224; la source de ma gourmandise. Je fermais les yeux de plaisir et... je n'existais plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le g&#233;ant blanc me berce et m'entra&#238;ne dans un r&#234;ve...une autre image m'envahit ; le bonheur de la rencontre avec toi me revient. Le g&#233;ant blanc en tressaille : &#171; c'est peut-&#234;tre ce que j'ai fait de mieux et de plus dangereux ; ils en veulent toujours plus ! Ils ne s'en lassent pas mais c'est un sentiment fragile qu'il faut savoir manier avec subtilit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me vautre encore plus profond&#233;ment dans les plis de sa robe molletonneuse.&lt;br class='manualbr' /&gt;L'image suivante me surprend en pleine incongruit&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Oui, il est des hommes passionn&#233;s par un travail aussi immonde paraisse-t-il aux autres. Entre douleur et soulagement, l'amour de l'autre se place au dernier &#233;tage de la r&#233;alisation de soi. C'est un amour qui demande du courage &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; j'en ai encore mal aux tripes &#187;... je lui laisse penser&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et Dieu me r&#233;conforte en m'emmenant plus loin rayant d'un trait d'esprit toute id&#233;e d'effort et de tension, de renoncement, de recommencement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous &#233;changeons la pl&#233;nitude et voguons un moment sans souci, laissant passer telle une &#233;toile filante l'amour b&#234;te et tyrannique qu'on a parfois pour son enveloppe terrestre.&lt;br class='manualbr' /&gt;Soupir partag&#233;, Bienitude&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour moi, un dernier petit coup d'&#339;il en bas&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; Qu'est-ce qu'ils ont &#224; se marrer, ceux-l&#224; ? C'est nous qu'ils regardent ? Eh, Dieu, c'est de nous qu'ils se moquent ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chut ! Respire Dieu... &#171; pardonne leur, ils ne savent pas ce qu'ils font. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dominique&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;le bien, le mal&#034; suivi de &#034;vide et plein&#034; </title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article281</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article281</guid>
		<dc:date>2008-06-06T07:29:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian LEJOSNE, Solange SAULIERE</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;le bien , le mal &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;s les beaux jours le bien revient, allant de-ci de-l&#224;, toujours en qu&#234;te d'un autre bien bien pr&#233;s ou bien loin, il apparait rarement bien longtemps, car le mal son ennemi, le suit toujours - pourquoi es-tu toujours sur mon chemin ? lui dit le bien, &#231;a me fait un mal fou de te supporter ! - arr&#234;te ! lui r&#233;pond le mal, ne sois pas si fier, tu penses faire le bien, alors que tu fais du mal quelques fois ! mais pour toi c'est pareil ! r&#233;pond le bien, j'ai remarqu&#233; qu'en voulant du (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique68" rel="directory"&gt;contes, nouvelles, fictions et autres textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;le bien , le mal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;s les beaux jours le bien revient, allant de-ci de-l&#224;, toujours en qu&#234;te d'un autre bien&lt;br class='autobr' /&gt;
bien pr&#233;s ou bien loin, il apparait rarement bien longtemps, car le mal son ennemi, le suit toujours&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;- pourquoi es-tu toujours sur mon chemin ?&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
lui dit le bien, &lt;i&gt;&#231;a me fait un mal fou de te supporter !&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;- arr&#234;te !&lt;/i&gt; lui r&#233;pond le mal, &lt;i&gt;ne sois pas si fier, tu penses faire le bien, alors que tu fais du mal quelques fois !&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;i&gt;mais pour toi c'est pareil !&lt;/i&gt; r&#233;pond le bien, &lt;i&gt;j'ai remarqu&#233; qu'en voulant du mal , tu as fais du bien !&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;i&gt; petit malin, quand bien m&#234;me !&lt;/i&gt; dit le mal , &lt;i&gt;toi tu es toujours le bien venu partout o&#249; tu vas !&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;i&gt; c'est parce que je ne pense jamais mal ! je suis dans le bien &#234;tre sans avoir mal !&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;i&gt;je suis un malheureux en souffrance !&lt;/i&gt; dit le mal, &lt;i&gt;mais je ne peux me passer de toi !
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; je sais bien !&lt;/i&gt; dit le bien, &lt;i&gt;si je n'existais pas , tu n'existerais pas non plus !&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;et nous sommes oblig&#233;s de continuer notre route ensemble pour l'&#233;ternit&#233; !
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; pour l'&#233;ternit&#233; !
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; pour l'&#233;ternit&#233;, l'&#233;ternit&#233;, l'&#233;ternit&#233; ....................&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Solange&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;***&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;vide et plein&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Deux personnages que tout oppose.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le premier : grand, gros, replet ; le second : petit, maigre, rachitique.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le premier s'appelle&lt;/i&gt; Plein. &lt;i&gt;L'autre, c'est&lt;/i&gt; Vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plein&lt;/strong&gt; : Je suis repu, bourr&#233;, farci, combl&#233; ! Je sors du meilleur restaurant o&#249; j'ai fait bombance avec mes amis Gourmand et Intarissable. Gourmand aime la bonne viande et Intarissable adore le bon vin. Il boit comme un trou. Imaginez un repas en si charmante compagnie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vide&lt;/strong&gt; : Cela m'est difficile. J'habite seul dans un lieu isol&#233; et je goutte gu&#232;re la compagnie. Je mange mod&#233;r&#233;ment, sachant par exp&#233;rience que jamais je n'arriverai &#224; sati&#233;t&#233;. Alors, &#224; quoi bon insister ? Moi, je pr&#233;f&#232;re le manque : j'aime sentir un petit creux &#224; l'estomac, c'est cela qui me comble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plein &lt;/strong&gt; : Vous &#234;tes une dr&#244;le d'esp&#232;ce : combl&#233; pour un rien. Vous devez &#234;tre facile &#224; satisfaire, vous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vide&lt;/strong&gt; : D&#233;trompez-vous. Ma vie est un sacerdoce. J'ai beaucoup de lacunes. Il m'est par exemple impossible d'avoir simultan&#233;ment le ventre et la t&#234;te vides. Toujours une id&#233;e m'envahit l'esprit, un air me passe par la t&#234;te, un parfum vient chatouiller mes narines et m'incite &#224; respirer plus que n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plein&lt;/strong&gt; : Je ne vous comprends pas. C'est &#231;a, justement, le bonheur ! Respirer &#224; pleins poumons. S'en mettre plein les poches. En avoir plein la t&#234;te. En mettre plein la vue Approchez, mon ami. Serrez-vous dans mes bras. Je sais &#234;tre rassurant, enveloppant. Que dis-je, grisant ! M&#234;me si cette sensation ne dure malheureusement pas assez longtemps &#224; mon go&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce parce qu'il fut en partie convaincu ? Ou bien &#233;tait-ce un faux mouvement. Toujours est-il que Vide s'approcha de Plein &#224; le toucher. Vous n'imaginez pas la suite ? On entendit un long hurlement. Plein tomba dans le vide qui en tomba dans les pommes. Quand il reprit ses esprits, il &#233;tait seul. Il ressentit comme un manque&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christian&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Le voyage de Firmin</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article279</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article279</guid>
		<dc:date>2008-06-02T07:42:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul MASSON</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'ann&#233;e de ses 84 ans, il se d&#233;cida &#224; aller passer cinq jours chez sa fille. A la vue de l'autoroute du midi longeant le Rh&#244;ne, il eut une pression sur le c&#339;ur. Peut-&#234;tre avait il tort de faire ce voyage ? Une image de Louise enfant remonta de ses souvenirs. Elle chassa son doute. Depuis qu'elle &#233;tait n&#233;e, il n'avait jamais su r&#233;sister longtemps aux demandes de sa fille. S'il n'acceptait pas maintenant ce voyage, apr&#232;s, ce serait trop tard. &lt;br class='autobr' /&gt;
A son arriv&#233;e, il souhaita se reposer. Louise le conduisit dans (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique68" rel="directory"&gt;contes, nouvelles, fictions et autres textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ann&#233;e de ses 84 ans, il se d&#233;cida &#224; aller passer cinq jours chez sa fille. A la vue de l'autoroute du midi longeant le Rh&#244;ne, il eut une pression sur le c&#339;ur. Peut-&#234;tre avait il tort de faire ce voyage ? Une image de Louise enfant remonta de ses souvenirs. Elle chassa son doute. Depuis qu'elle &#233;tait n&#233;e, il n'avait jamais su r&#233;sister longtemps aux demandes de sa fille. S'il n'acceptait pas maintenant ce voyage, apr&#232;s, ce serait trop tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A son arriv&#233;e, il souhaita se reposer. Louise le conduisit dans la chambre du premier. Elle avait &#233;t&#233; celle de Vincent, son fils. Il vivait maintenant &#224; Lyon. Il reconnut le lit cir&#233; en ch&#226;taigner. Un lit &#224; une place. Des volutes d&#233;coraient ses montants &#224; leurs extr&#233;mit&#233;s. On retrouvait les formes rondes sur les deux pi&#232;ces de bois de la t&#234;te et des pieds. C'&#233;tait un meuble de famille. Il y avait dormi jusqu'&#224; son mariage, et l'a donn&#233; &#224; Louise lorsque Vincent est n&#233;. Il &#233;tait toujours tr&#232;s beau. Le bois &#233;tait devenu plus sombre avec le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le souper, Louise avait dress&#233; la table. Elle avait sorti les assiettes et les couverts de son service de noce, pr&#233;sent&#233; les serviettes dans des verres &#224; pied . Elle avait achet&#233; six hu&#238;tres, pr&#233;par&#233; une &#171; crique &#187;, et d&#233;bouch&#233; une bouteille de Cote du Rh&#244;ne. Elle connaissait ses go&#251;ts. Elle s'activait comme si elle avait eu une maisonn&#233;e &#224; nourrir. Ils mang&#232;rent en t&#234;te &#224; t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louise &#233;tait excit&#233;e, volubile. La pr&#233;sence de son p&#232;re la comblait. Il avait accept&#233; de venir. Toutes les impressions de son enfance se bousculaient dans sa t&#234;te. Elle revoyait les formes des collines bois&#233;es de feuillus et de conif&#232;res depuis la porte de la grange. Les murs de pierre claires. La charpente en noyer. Les grands arbres dehors - ils se balan&#231;aient les jours de grand vent-. La lumi&#232;re du soleil &#224; travers les feuillages des peupliers pr&#232;s de l'Heyrieux. Les couleurs jaune, ocre, fauve des sous bois l'automne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle entendait le silence rempli des bruits de la nature, le chant des passereaux, le croassement des corneilles. Le l&#233;ger bruissement de l'air devant la maison. Le son r&#233;gulier des touffes d'herbe coup&#233;es par les vaches qui broutaient. Le calme trop grand les apr&#232;s midi d'&#233;t&#233; juste avant l'orage. Des odeurs aussi lui revenaient : L'odeur des sous bois de ch&#226;taign&#233;es. L'odeur de la soupe au lard, celle du poisson le vendredi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle &#233;voquait les sc&#232;nes qui avaient ritualis&#233; sa vie d'enfant : l'ambiance f&#233;brile des journ&#233;es-confitures l'&#233;t&#233;. Celles-ci se terminaient par celle de la gel&#233;e de mures, au moment de la rentr&#233;e des classes. Elle parlait de la venue des cousins de la ville, une fois l'an, des disputes avec le voisin. Elle parla de grand p&#232;re, son allure, son pantalon trop large en velours c&#244;tel&#233;. Sa moustache qu'il lissait r&#233;guli&#232;rement entre le pouce et l'index. Le d&#233;c&#232;s de maman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Firmin, berc&#233; par la voix de sa fille, laissait son esprit voyager au fils des images. Lorsque Louise parla de sa m&#232;re, il revit Marie &#224; vingt ans. Ses formes rondes, ses yeux clairs, ses cheveux blonds. Sa discr&#233;tion un peu farouche. Tout ce qui l'avait s&#233;duit.&lt;br class='manualbr' /&gt;C'&#233;tait pour la Saint Jean que leur relation avait commenc&#233;. Chaque ann&#233;e, un grand feu &#233;tait mont&#233; sur la place du hameau. Toujours au m&#234;me endroit, pr&#232;s de la croix de mission. Gars et filles dansaient des rondes et des farandoles tout autour. Puis venaient les sauts du &#171; fouga &#187;. Les plus t&#233;m&#233;raires se pr&#233;paraient. Il s'&#233;lan&#231;a le premier, les flammes, encore vives, dansaient dessus les braises. Un saut spectaculaire. Il se sentait plein d'&#233;nergie. Il recommen&#231;a plusieurs fois. Il avait eu un vif succ&#232;s ce soir l&#224; ! Peut-&#234;tre cela l'avait il aid&#233; &#224; se risquer. Il avait parl&#233; &#224; Marie. Ils &#233;taient all&#233;s pr&#232;s du bois des Fayard, &#224; l'&#233;cart de la f&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils s'&#233;taient mari&#233;s l'ann&#233;e de ses vingt et un ans. Elle, avait un an de moins que lui. Tr&#232;s vite, les jumeaux &#233;taient venus : Pierre et Louise. Dieu n'avait pas jug&#233; utile d'en envoyer d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps avait pass&#233; dans les gestes coutumiers de la ferme. La conduite des b&#234;tes au champs, le retrait du fumier de l'&#233;table, l'&#233;pandage de la paille fra&#238;che pour les liti&#232;res. Marie s'occupait des lapins et de la volaille. La traite du matin et du soir rythmaient les journ&#233;es. &lt;br class='manualbr' /&gt;Avant les premiers beaux jours, il fallait pr&#233;parer la terre &#224; recevoir la semence. B&#234;cher le jardin, herser les champs. Aux premiers ensoleillements du printemps, il devait semer le seigle, planter les pommes de terre, entretenir le potager. L'&#233;t&#233; revenait, il fallait faner, rentrer le foin, moissonner le seigle, cueillir les fruits. Avec les ch&#226;taignes et les pommes de terre, se cl&#244;turaient les r&#233;coltes. Le travail n'en &#233;tait pas fini pour autant. Il restait &#224; &#233;taler le fumier dans les champs, &#233;pandre le purin ; et, avant l'hiver, pr&#233;parer la r&#233;serve de bois : le tailler, le couper, le transporter, le stoker.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il repensa &#224; la Blonde, une vache qu'il avait gard&#233; 12 ans. Une Aubrac achet&#233;e au Pont. Il revit son pelage roux, les marques autour des cornes laiss&#233;es par les lani&#232;res. Elle en avait tir&#233; des charrettes : du bois, du foin, de la paille. Elle en avait tra&#238;n&#233; des tombereaux de fumier. Elle en avait trac&#233; des sillons. Il en avait eu gros lorsqu'il l'avait vendue.&lt;br class='manualbr' /&gt;Quand la culture et l'&#233;levage laissaient un peu de temps, il en profitait pour consolider le hangar, entretenir le mat&#233;riel et les outils, r&#233;parer les d&#233;pendances, renforcer le parc au cochons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'excitation de Louise &#233;tait tomb&#233;e. Elle parlait moins vite, moins fort. L'ombre de Pierre avait fait passer un nuage sur son bonheur. Elle n'&#233;tait plus dans les souvenirs de l'enfance. La mort &#233;tait pass&#233;e par l&#224;. L'&#233;t&#233; 14 avait vu commencer la grande boucherie du si&#232;cle. Mais pour Louise, ce n'&#233;tait pas ces morts l&#224; qui la faisaient parler plus bas. C'est en 1913, l'ann&#233;e de ses 15 ans que tout a bascul&#233;. Apr&#232;s la Saint Jean et la f&#234;te patronale, la venue du bouilleur de cru &#233;tait le troisi&#232;me &#233;v&#233;nement qui ponctuait la vie du village. La troisi&#232;me semaine de Novembre, juste avant l'hiver, l'alambique s'installait pr&#232;s de la grange du maire. Les esprits sont &#233;chauff&#233;s par les vapeurs d'alcool. Pierre et Alphonse, d'un an son a&#238;n&#233;, ont un diff&#233;rent. On n'a jamais bien su pourquoi. La bagarre a eu lieu pr&#232;s du bacha des Faure. Quelques t&#233;moins sont l&#224;, les uns soutenant Pierre, les autres Alphonse. Ils viennent au spectacle. Ils sont plus vieux, mais aucun n'interviendra. Les bagarres font partie de ces excitations viriles venues des temps primitifs. Pendant le combat, Pierre fait une chute. Sa t&#234;te vient frapper un bloc de pierre, pr&#232;s du bacha. Il ne se releva pas. Tout le village est boulevers&#233;. Le jour de l'enterrement, l'&#233;glise est remplie. On est venu des villages voisins. Ce d&#233;c&#232;s stupide marqua le village jusqu'au mois d'Ao&#251;t. Mais, avec la guerre, l'&#233;v&#233;nement est oubli&#233;. En cette p&#233;riode troubl&#233;e, toutes les familles sont concern&#233;es par la mort. Chacun a un fils, un mari, un fr&#232;re, un cousin au front. Chacun craint le papier officiel annon&#231;ant la mauvaise nouvelle. Il en arrivera douze. Douze hommes, tous jeunes, ne sont pas revenus. Leurs noms sont toujours &#233;crits sur le monument au mort, place de la mairie. Quatre ans plus tard, la mort de Pierre contait peu par rapport &#224; celle de ceux qui &#233;taient &#171; morts pour la France &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie ne se remit jamais de la mort de son fils. Elle aimait plus que tout son Pierre au temp&#233;rament fougueux, son casse cou. Lorsqu'il &#233;tait petit, qu'elle le voyait courir, grimper, se faufiler entre les roues des tombereaux, entre les jambes des vaches, elle &#233;tait dans l'appr&#233;hension permanente d'un accident. Ce d&#233;c&#232;s stupide, elle ne l'acceptait pas. &#171; Pourquoi ? &#187;. Peut &#234;tre aurait elle mieux support&#233; une mort au front ? Elle perdit l'app&#233;tit, maigrit. Au village, on la vit d&#233;p&#233;rir. Apr&#232;s la guerre, elle arr&#234;ta de fr&#233;quenter l'&#233;glise. Firmin supportait sa femme. Elle continuait ses t&#226;ches quotidiennes comme une automate. Firmin ne savait que faire. Lorsqu'on lui parlait de Marie, il levait les &#233;paules et restait silencieux. On lui en parla de moins en moins. Elle mourut en novembre 1919. Elle avait 41 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu apr&#232;s, Louise a &#233;pous&#233; Ferdinand, de Moncoudiol, un village voisin. Elle avait &#233;t&#233; sa marraine de guerre ; lui avait &#233;crit tr&#232;s r&#233;guli&#232;rement pendant plus de trois ans. A son retour du front, il l'avait demand&#233;e en mariage. Elle avait accept&#233;, Firmin aussi. Quelques ann&#233;es plus tard, ils &#233;taient partis pour Valence. Ferdinand avait une place au chemin de fer. Il &#233;tait souvent absent. Vincent puis Monique &#233;taient n&#233;s. Ils avaient grandi puis &#233;taient partis faire leur vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tard dans la nuit, Louise et Firmin s'embrass&#232;rent avant d'aller dormir. Couch&#233; dans son lit d'enfance, Firmin continuait le voyage dans le temps commenc&#233; avec Louise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il repensa &#224; Germaine. Louise n'en avait pas parl&#233;. Pourtant, elle avait &#233;t&#233; leur voisine tr&#232;s longtemps. Elle &#233;tait arriv&#233;e au village l'ann&#233;e de la s&#233;cheresse. Louise et Pierre avaient six ans. Elle venait pour &#233;pouser Lucien, un voisin, fils de Fayard le mar&#233;chal ferrant. Firmin se rappelait lorsqu'il l'avait vue pour la premi&#232;re fois. Une grande femme, brune, pas particuli&#232;rement belle. Elle portait dans sa d&#233;marche, quelque chose d'ailleurs.&lt;br class='manualbr' /&gt;Il repensa &#224; ses &#233;motions, quelques ann&#233;es plus tard. Il se revoyait les dimanches matin, pendant la messe. Il &#233;tait assis &#224; l'arri&#232;re de l'&#233;glise, sur les bancs du fond, avec les hommes. Elle &#233;tait dans la trav&#233;e de gauche, toujours au m&#234;me endroit, pr&#232;s de la chaire, avec les femmes. Il &#233;tait troubl&#233; par ses gestes banals. Sa mani&#232;re d'accompagner sa robe de la main, le long de la cuisse. Elle voulait s'asseoir sans la froisser. Son mouvement du cou lorsqu'elle r&#233;ajustait son col avant de quitter l'&#233;glise. Il se rappela de ce regard &#233;chang&#233;, un jour o&#249; ils arriv&#232;rent en m&#234;me temps sur le parvis de l'&#233;glise. Il y a plus de quarante ans de cela. Il se rappela, ensuite, leurs g&#232;nes r&#233;ciproques lorsqu'ils se croisaient dans le village.&lt;br class='manualbr' /&gt;Il se souvint cette ann&#233;e l&#224;. Son ardeur au travail. Ses col&#232;res injustes contre son chien toujours dans ses jambes, contre ses outils qui ne veulent pas faire ce qu'on leur demande, contre Marie aussi. Avec le temps, la pression a baiss&#233;. La vie a repris son cours, peut &#234;tre un peu plus triste, un peu plus morne. Lentement, il a vieilli.&lt;br class='autobr' /&gt;
Maintenant, il revoit ses yeux sombres, son corsage, toujours clair. Il se rappelle ses venues chez lui. Depuis la mort de Marie, toutes les ann&#233;es, elle lui apportait des pots de confiture. Il entend le ton grave de sa voix disant :&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; Je vous apporte des confitures. Nous en avons trop, vous saurez bien les faire profiter &#187;. La premi&#232;re fois, ses yeux s'&#233;taient troubl&#233;s. Il avait du retenir une larme. Avec le temps, son corps s'&#233;tait soumis. Lorsqu'elle venait, il ne ressentait plus la sensation de boule au creux du ventre, &#224; hauteur de l'estomac. Il profitait de sa pr&#233;sence, de son amabilit&#233;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Deux jours avant sa mort, c'est lui qui est all&#233; chercher le docteur. Lucien ne voulait pas la laisser seule. Il se souvient la derni&#232;re fois qu'il la vit vivante. Ses yeux lan&#231;aient un &#171; pourquoi &#187; interrogateur et d&#233;sesp&#233;r&#233;. Elle est morte le 16 d&#233;cembre, juste avant No&#235;l. Lorsqu'il est all&#233; la b&#233;nir, Lucien &#233;tait en pleurs pr&#232;s de sa femme. Il revoit le cercueil, &#224; l'&#233;glise, dans l'all&#233;e centrale, &#224; hauteur de la chaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres images, plus fugaces, lui revinrent. Le sommeil finit par avoir raison de ses souvenirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain matin, Louise entra dans la chambre de son p&#232;re vers 10 heures inqui&#232;te. Elle le trouva allong&#233; sur le dos dans son lit. Le visage calme et paisible, comme repos&#233; apr&#232;s une longue nuit r&#233;paratrice. Il avait termin&#233; son voyage ce 16 mai 1960.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>cr, cr, cr</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article227</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article227</guid>
		<dc:date>2007-11-05T16:30:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; A la crois&#233;e de mes ann&#233;es j'ai cru que je n'&#233;tais qu'une cruche crevass&#233;e, un vieux cro&#251;ton craintif, s'&#233;croulant dans le crachin et cramponn&#233; au cr&#233;puscule comme un crabe &#224; la cr&#234;te de sa vie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce n'&#233;tait qu'une croyance &lt;br class='autobr' /&gt;
Ma vie n'&#233;tait que chrysalide elle croissait comme un crocus comme la fleur d'une crise, d'un cri de vie, cr&#233;pitant comme une cr&#233;celle, et craquant la crique encore secr&#232;te de ma cr&#233;ativit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et c'est encore un incroyable cri qui crapahute dans mon cr&#226;ne, un cri que je veux transcrire &#224; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique68" rel="directory"&gt;contes, nouvelles, fictions et autres textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; A la crois&#233;e de mes ann&#233;es&lt;br class='manualbr' /&gt;j'ai cru que je n'&#233;tais&lt;br class='manualbr' /&gt;qu'une cruche crevass&#233;e,&lt;br class='manualbr' /&gt;un vieux cro&#251;ton craintif,&lt;br class='manualbr' /&gt;s'&#233;croulant dans le crachin&lt;br class='manualbr' /&gt;et cramponn&#233; au cr&#233;puscule&lt;br class='manualbr' /&gt;comme un crabe&lt;br class='manualbr' /&gt;&#224; la cr&#234;te de sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'&#233;tait qu'une croyance&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma vie n'&#233;tait que chrysalide&lt;br class='manualbr' /&gt;elle croissait comme un crocus&lt;br class='manualbr' /&gt;comme la fleur d'une crise,&lt;br class='manualbr' /&gt;d'un cri de vie,&lt;br class='manualbr' /&gt;cr&#233;pitant comme une cr&#233;celle,&lt;br class='manualbr' /&gt;et craquant&lt;br class='manualbr' /&gt;la crique encore secr&#232;te&lt;br class='manualbr' /&gt;de ma cr&#233;ativit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est encore un incroyable cri&lt;br class='manualbr' /&gt;qui crapahute dans mon cr&#226;ne,&lt;br class='manualbr' /&gt;un cri que je veux transcrire &#224; la craie,&lt;br class='manualbr' /&gt;et creuser, creuser encore&lt;br class='manualbr' /&gt;pour en extraire&lt;br class='manualbr' /&gt;un cristal. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>D'o&#249; viens-je ? Qui suis-je ? O&#249; vais-je ? </title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article162</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article162</guid>
		<dc:date>2007-06-09T21:40:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andrem DELHAYE, Christian LEJOSNE, Dominique Lauber, Yvan VERSCHUEREN</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au d&#233;part, c'&#233;tait plut&#244;t ti&#232;de, chaud, assez sombre et un peu &#233;troit. Puis, je suis brusquement devenu ce qu'on nomme un homo sapiens sapiens bip&#232;de, omnivore, le pouce opposable aux autres doigts (c'est pratique) dot&#233; d'un cerveau moyennement d&#233;velopp&#233; qui, malheureusement, m'emp&#234;che de r&#233;pondre &#224; la question : o&#249; vais-je ? De toute fa&#231;on, l&#224; o&#249; je suis, je suis bien, alors tant que ce sera possible, j'y resterai. &lt;br class='autobr' /&gt;
Yvan Ce matin , j'arrive de Gravelle, petit village p&#233;rigourdin d'o&#249; l'on entend le coucou (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique68" rel="directory"&gt;contes, nouvelles, fictions et autres textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;part, c'&#233;tait plut&#244;t ti&#232;de, chaud, assez sombre et un peu &#233;troit. Puis, je suis brusquement devenu ce qu'on nomme un homo sapiens sapiens bip&#232;de, omnivore, le pouce opposable aux autres doigts (c'est pratique) dot&#233; d'un cerveau moyennement d&#233;velopp&#233; qui, malheureusement, m'emp&#234;che de r&#233;pondre &#224; la question : o&#249; vais-je ? De toute fa&#231;on, l&#224; o&#249; je suis, je suis bien, alors tant que ce sera possible, j'y resterai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yvan&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ce matin , j'arrive de Gravelle, petit village p&#233;rigourdin d'o&#249; l'on entend le coucou chanter et les c&#232;pes pousser. Je viens d'une nuit coup&#233;e d'un cauchemar ; j'arrive d'une autre vie qui ne ressemble pas &#224; celle d'aujourd'hui. J'ai emprunt&#233; les chemins de la po&#233;sie et aujourd'hui, je suis une citadine qui a &#233;pous&#233; la campagne et qui cherche en quoi une femme peut ressembler &#224; une fleur pour qui un homme se penche sur elle. Et maintenant, je ne vais plus nulle part, je reste o&#249; je suis &#224; essayer d'exister dans le plaisir et la paix. Je vais vers les autres et nous cherchons ensemble les coquelicots de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dominique&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; viens-je ? Du ventre de ma m&#232;re. Ca n'est pas tr&#232;s original ni tr&#232;s distinctif. Quoique ! Je ne vais pas ici remonter dans l'arbre g&#233;n&#233;alogique familial. En dix lignes, il aurait l'air d'un bonsa&#239; et &#231;a ne rendrait pas hommage &#224; mes anc&#234;tres, gr&#226;ce auxquels je suis ici ! Au fait, ma m&#232;re s'appelle Ren&#233;e. Mon p&#232;re &#8211; qui est &#233;galement responsable &#8211; Emile. Ma m&#232;re voulait une fille ; elle avait d&#233;j&#224; deux gar&#231;ons. Si Dieu n'exau&#231;ait pas ses v&#339;ux, mon pr&#233;nom serait Philippe. En fait je m'appelle Christian. J'ai quarante neuf ans, mari&#233;, sans enfant. S'il fait beau demain, j'irai &#224; Sarlat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christian&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Est-ce une folie que de na&#238;tre ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Na&#238;tre pourquoi ? pour vivre ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Mais je n'ai pas demand&#233; &#224; na&#238;tre&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;Mais tu vis, tu as voulu vivre !&lt;br class='manualbr' /&gt;La preuve, tu es l&#224; : &#224; t'&#233;tonner, d&#233;couvrir, cr&#233;er, &lt;br class='manualbr' /&gt;Alors, vite : ose la vie, invente ta vie, ou alors elle rira de toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andrem&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://paulmasson.atimbli.net/IMG/jpg_Atelier_en_Perogord1.jpg" length="61264" type="image/jpeg" />
		

	</item>


 
	


 
	

</channel>
</rss>
