<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Paul MASSON</title>
	<link>https://paulmasson.atimbli.net/</link>
	<description>informer partager cr&#233;er</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net (Sarka-SPIP)</generator>




 
	<item xml:lang="fr">
		<title>La chambre du second</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article509</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article509</guid>
		<dc:date>2011-06-24T16:59:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian LEJOSNE, Paul MASSON, Yvan VERSCHUEREN</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#201;crit &#224; Faug&#232;re (Dordogne) lors d'un atelier d'&#233;criture anim&#233; par Nicole Dupuis &lt;br class='autobr' /&gt;
La proposition d'&#233;criture : Choisir une photo avec titre et d&#233;but d'histoire Continuer l'histoire sur une dizaine de lignes Puis prendre 4 cartes postales de personnage au hasard, en choisir une et continuer l'histoire en introduisant le personnage. En choisir une autre de lieu et terminer l'histoire en introduisant le lieu. &lt;br class='autobr' /&gt;
Yvan, Paul, Christian et Juliette ont choisit la m&#234;me photo de d&#233;part son titre : la chambre du (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique68" rel="directory"&gt;contes, nouvelles, fictions et autres textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#201;crit &#224; Faug&#232;re (Dordogne) lors d'un atelier d'&#233;criture anim&#233; par &lt;a href=&#034;http://paulmasson.atimbli.net/spip.php?auteur3&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Nicole Dupuis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;La proposition d'&#233;criture : &lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Choisir une &lt;strong&gt; photo&lt;/strong&gt; avec &lt;strong&gt;titre&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;d&#233;but d'histoire&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Continuer l'histoire sur une dizaine de lignes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Puis prendre 4 cartes postales de &lt;i&gt;personnage&lt;/i&gt; au hasard, en choisir une&lt;br class='manualbr' /&gt;et continuer l'histoire en introduisant le personnage.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; En choisir une autre de lieu&lt;br class='manualbr' /&gt;et terminer l'histoire en introduisant le lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yvan, Paul, Christian&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Juliette&lt;/strong&gt; ont choisit la m&#234;me photo de d&#233;part son titre : la &lt;strong&gt;chambre du second&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici les 4 textes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout a commenc&#233; quand quelqu'un a laiss&#233; la fen&#234;tre ouverte&lt;/strong&gt;. Le jour pointe &#224; peine. La fra&#238;cheur matinale fait trembler les rideaux. Un parfum d'herbe coup&#233;e envahit la chambre N&#176;7 de l'h&#244;tel du lac bleu. Tout dans la pi&#232;ce est vieillot : les meubles, des ann&#233;es trente, peut-&#234;tre plus, la tapisserie charg&#233;e d'oiseaux et de lierre entrelac&#233;, le lavabo aux angles vifs et robinets en croix, tout cela respire le vieux et le propre. Le lit est bon, c'est le principal ; et pour le prix, je ne me plaindrai pas. Tout &#224; coup, il me semble voir un des oiseaux de la tapisserie bouger, puis un autre et encore un &#8230; En quelques secondes, tous disparaissent par la fen&#234;tre laissant le lierre comme seul d&#233;cor.&lt;br class='autobr' /&gt;
On a beau &#234;tre cr&#233;dule, il y a des fois, on se pose des questions sur sa sant&#233; mentale ! Je me l&#232;ve, je t&#226;te le mur pensant trouver la trace des volatiles disparus, mais en vain : tout est lisse, &#224; croire qu'ils n'ont jamais exist&#233;. Je m'assois au bord du lit, abasourdi, le regard fix&#233; sur le mur vide aussi vide que ma cervelle. On frappe. Comme un automate, je vais ouvrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Changement d'image&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; J'en &#233;tais sur ! Vous avez ouvert la fen&#234;tre ! Gronde un personnage bizarre qui, d'un geste autoritaire, m'&#233;carte et se plante devant le mur aux oiseaux. Ce type est dr&#244;lement v&#234;tu on dirait un peintre du 17&#232;me si&#232;cle, Vermeer ou Michel Ange... Il tient sa palette de la main gauche et de l'autre, il brandit un pinceau mena&#231;ant vers la fen&#234;tre .
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Fermez-moi &#231;a ! Aboie-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce que je m'empresse de faire en tremblant.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; A cause de vous, il faut que je recommence tout ! Ajouta-t-il bougon ; et il s'assoit face au mur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Timidement, j'ose un &#171; Vous en avez pour longtemps parce que j'ai... &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une semaine ! Tranche-t-il, puis apr&#232;s une br&#232;ve r&#233;flexion : mais je vais vous trouver une autre chambre, suivez-moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Changement d'image&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Moi qui suis plut&#244;t cart&#233;sien, pourquoi n'ai-je pos&#233; aucune question ? Je ne sais pas et ne cherche plus &#224; savoir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous &#233;tions &#224; pr&#233;sent dans la cour de l'h&#244;tel. L'homme se mit &#224; me tutoyer.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Tu vas voir, tu seras encore mieux log&#233; ! C'est plus calme... Comment tu t'appelles ?
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Heu...Yvan, je m'appelle Yvan...
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Tu m'as l'air d'un bon gars yvan ! Moi, c'est Mike.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Mike ?..
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Mike Angel pour te servir. Tiens, voil&#224; ta nouvelle demeure ! Lan&#231;a-t-il en d&#233;signant une petite maison en pierres s&#232;ches, sorte de d&#233;pendance de ferme ou maison de berger pos&#233;e au milieu d'un paysage paradisiaque.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Incroyable ! La maison de mes r&#234;ves !
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Dans celle-l&#224;, tu pourras laisser les fen&#234;tres grandes ouvertes, y a pas d'oiseaux ! Bon ! C'est pas tout &#231;a, mais faut que j'y aille !&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'&#233;loigne en chantonnant : &#171; Quelque chose en nous de tennessee.. &#187; Puis se retournant il crie :&lt;br class='autobr' /&gt; &#171; France-Inter, il est 8 heures, voici nos informations ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://paulmasson.atimbli.net/spip.php?auteur6&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Yvan&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;***&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Tout a commenc&#233; quand quelqu'un a laiss&#233; la fen&#234;tre ouverte &lt;/strong&gt; en quittant la chambre aux oiseaux. C'&#233;tait une fen&#234;tre &#224; guillotine comme on en trouve encore dans les vieilles demeures &#233;cossaises. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il profita d'un coup de vent pour p&#233;n&#233;trer dans la pi&#232;ce sans que personne ne puisse l'entendre. Les oiseaux sur la tapisserie devinrent blancs de terreur, mais ils ne purent ni s'enfuir ni donner l'alerte. Si ce n'est la couleur des oiseaux, rien n'avait chang&#233;. Dans la chambre du manoir, un silence et un ordre parfait r&#233;gnaient toujours. Jusqu'&#224; la tomb&#233;e de la nuit, personne n'entra dans la chambre. Les oiseaux de la tapisserie reprirent progressivement leurs couleurs et lorsque Chrysis vint se coucher, elle ne remarqua que la fra&#238;cheur du soir. Elle ferma la fen&#234;tre, souffla la bougie et s'endormit. On ne sut pas ce qui se passa ensuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chef de gare raconta &#224; la police que, vers deux heures du matin, il s'&#233;tait lev&#233; pour boire un verre d'eau. Passant devant la fen&#234;tre, son attention fut attir&#233;e par une forme humaine dans la rue. Il lui fallut du temps avant de r&#233;aliser ce qu'il voyait tant la sc&#232;ne qui se d&#233;roulait sous ses yeux &#233;tait inattendue. En face de sa maison, entre la rue d&#233;serte et la gare, une femme &#233;tait l&#224;, immobile, les yeux clos, absente &#224; tout. Le peignoir de soie accroch&#233; &#224; son bras ne couvrait pas son corps nu. Elle tenait &#224; la main une bougie allum&#233;e pos&#233;e sur un bougeoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chrysis ne reprit jamais ses esprits. Elle ne reconnut plus personne, ni ses parents, ni ses amis, ni rien de ce qui avait fait sa vie auparavant. Elle fut intern&#233;e dans un h&#244;pital psychiatrique. Habituellement, elle &#233;tait silencieuse, absente au monde. Parfois, elle entrait dans des phases de tourments extr&#234;mes. Alors, une impression de terreur se lisait dans ses yeux. Elle se roulait sur elle-m&#234;me, criait, pleurait. De l'&#233;cume blanche sortait de sa bouche. Dans son d&#233;lire, elle parlait de naufrage, de mer en furie, de rochers pointus, de temp&#234;te. Les crises termin&#233;es, elle retrouvait son silence et son &#233;tat prostr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle mourut 16 ans plus tard. On ne sut jamais ce qui s'&#233;tait pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://paulmasson.atimbli.net/spip.php?auteur2&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Paul&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;***&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout a commenc&#233; quand quelqu'un a laiss&#233; la fen&#234;tre ouverte&#8230; &lt;/strong&gt; C'&#233;tait la premi&#232;re fois que je mettais les pieds dans cet h&#244;tel de seconde zone. En arrivant, je n'avais pas trouv&#233; &#226;me qui vive. Apr&#232;s quelques minutes d'attente, je m'&#233;tais gliss&#233; derri&#232;re un comptoir de bois laqu&#233; install&#233; dans l'entr&#233;e et j'avais attrap&#233; la seule cl&#233; qui &#233;tait accroch&#233;e &#224; un vieux clou rouill&#233;. Son anneau indiquait le num&#233;ro &#171; 13 &#187; . Le taulier avait une dr&#244;le de logique : bien que commen&#231;ant par un &#171; 1 &#187;, la chambre se situait au deuxi&#232;me &#233;tage. Un courant d'air frais fit s'envoler mon chapeau lorsque je poussais la porte de la chambre. J'avan&#231;ai jusqu'&#224; la fen&#234;tre et la refermai d'un coup sec. De constitution fragile, je suis facilement sujet aux angines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le drap du lit s'agita en tous sens jusqu'&#224; ce qu'une forme vaguement humaine finit par s'en extirper. C'&#233;tait un homme dans la cinquantaine avec un ventre rond qui lui descendait sur les jambes. Il &#233;tait v&#234;tu &#224; la mani&#232;re des domestiques du moyen &#226;ge et portait un chapeau &#224; larges bords lui cachant la moiti&#233; du visage. Devant mon embarras, ses bajoues s'&#233;cart&#232;rent laissant appara&#238;tre un large sourire &#233;dent&#233;. &#171; Salut l'ami &#187; dit-il en se mettant debout sur le lit. Bien que petit, install&#233; de la sorte, il me d&#233;passait d'une t&#234;te. J'allais lui demander ce qu'il faisait dans ma chambre quand un grand escogriffe, long comme un jour sans pain, s'afficha dans l'embrasure de la porte que j'avais laiss&#233;e ouverte. &#171; C'est &#224; vous ce chapeau ? &#187; demanda-t-il d'une voix de fausset. Mon regard passait alternativement de l'un &#224; l'autre. Leurs silhouettes me rappelaient vaguement quelque chose. Je ne sais si vous avez d&#233;j&#224; v&#233;cu ce genre de situation : se retrouver face &#224; une personne dont on a conserv&#233; le souvenir sans bien savoir o&#249; on l'a rencontr&#233;e, ni s'il s'agit de quelqu'un de r&#233;el ou le visage d'un acteur dont les traits vous sont rest&#233;s grav&#233;s pour une raison qui vous &#233;chappe&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pas de souci, l'ami &#187; reprit le grand gaillard, p&#233;n&#233;trant d'un pas alerte dans la chambre tout en jetant mon chapeau sur le lit. Il retira ses gants et me tendit une main aux longs doigts d&#233;licats. &#171; Appelez-moi Don Quichotte, et lui Sancho &#187; dit-il donnant un coup de menton dans la direction du gros qui se balan&#231;ait sur ses jambes, toujours debout sur le lit. &#171; Nous arrivons d'Espagne par le chemin de Compostelle. Nous traversons incognito les C&#233;vennes en route pour la Suisse. Il y a l&#224;-bas des moulins aux coffres gorg&#233;s de lingots. Nous ne serons pas trop de trois. Veux-tu &#234;tre des n&#244;tres ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://paulmasson.atimbli.net/spip.php?auteur4&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Christian&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;***&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout a commenc&#233; quand quelqu'un a laiss&#233; la fen&#234;tre ouverte. &lt;br class='manualbr' /&gt;Ce jour-l&#224;, un petit vent l&#233;ger s'invitait comme un jeu dans la chambre du second. Il faisait danser les oiseaux du papier peint et en s'&#233;veillant, Anatole sentit enfin l'odeur du printemps. Un parfum m&#234;l&#233; de sureau et de menthe, avec un je ne sais quoi d'insistance et d'ent&#234;tement qui l'appelaient. Il se sentait diff&#233;rent, nourri int&#233;rieurement de cette respiration qui venait du dehors en faisant voltiger ses rideaux. &lt;br class='manualbr' /&gt;Alors, contre toute attente, il roula sur le c&#244;t&#233;, usa de toutes ses forces pour s'asseoir sur le lit et pouss&#233; par ce souffle nouveau, parvint &#224; poser ses deux pieds sur le sol dans un &#233;lan inesp&#233;r&#233;. Il s'arr&#234;ta, ravi, face &#224; la fen&#234;tre, reprit une bouff&#233;e de cet air malicieux qui lui donnait des ailes. Combien de temps &#233;tait-il rest&#233; sans pouvoir se trouver face &#224; cette fen&#234;tre, sans pouvoir embrasser l'ensemble du paysage ? De son lit il n'avait vu, tout ce temps, qu'un morceau de ce que pouvait lui offrir cette fen&#234;tre : le tronc du gros ch&#234;ne, le toit du poulailler voisin, et un tout petit triangle de ciel changeant de couleur selon la saison. &lt;br class='manualbr' /&gt;Ce jour-l&#224; &#233;tait diff&#233;rent, il avait un go&#251;t inconnu, pour lui, le second, assign&#233; &#224; r&#233;sidence dans la chambre du second.&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est alors que des pas sur les graviers de la cour le tir&#232;rent de son &#233;blouissement b&#233;at. Des pas rapide, serr&#233;s, emprunts de la folie de l'enfance, risquant de tr&#233;bucher &#224; tout moment, sautillant comme un chant extorqu&#233; aux petits cailloux. Le petit F&#233;licien, s&#251;rement, son petit fr&#232;re, le troisi&#232;me, qui revenait &#224; toute allure une baguette sous le bras, fier d'offrir &#224; ses parents le fruit de sa course. Quelle cavalcade ! Quelle ivresse du mouvement dans ses pas f&#233;briles et insouciants ! &lt;br class='manualbr' /&gt;Anatole se demanda si, enfin, le bonheur de regarder cette course effr&#233;n&#233;e dont il avait tant de fois &#233;cout&#233; l'&#233;cho avec tendresse, allait lui &#234;tre donn&#233; ce jour-l&#224;. Alors, pouss&#233; par l'&#233;nergie de ces pas intr&#233;pides, par leur musique ent&#234;tante et enivrante, dans un effort surhumain et irr&#233;el, il se mit debout dans l'encadrure de la fen&#234;tre.&lt;br class='manualbr' /&gt;F&#233;licien, saisi par cette silhouette incongrue qui se dressait &#224; la fen&#234;tre, s'arr&#234;ta. &#171; Papa ! Maman ! Il y a quelqu'un debout au second ! &#187; Son sourire s'&#233;tait chang&#233; en une expression incertaine, h&#233;sitant entre incompr&#233;hension, m&#233;fiance et ravissement. Puis les yeux, p&#233;tillants la seconde pr&#233;c&#233;dente, se remirent &#224; briller, d'une lueur plus forte encore et comme illumin&#233;s d'un miracle : &#171; Papa ! Maman ! C'est Anatole ! &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;Il se pr&#233;cipita dans la maison et, alors qu'il l'entendait monter les marches quatre &#224; quatre, toujours du m&#234;me pas impatient, redoublant de pr&#233;cipitation et de h&#226;te, Anatole leva les yeux : il les laissa quitter les graviers de la cour, pour se poser sur le tronc du gros ch&#234;ne et monter, monter dans une ivresse infinie jusqu'&#224; sa cime enfin r&#233;apparue : c'&#233;tait comme si l'arbre retrouvait tout son sens, son unit&#233;, des racines au ciel. &lt;br class='manualbr' /&gt;Et c'est l&#224;, au-dessus de l'arbre, lorsque le regard d&#233;passa cette imposante chevelure v&#233;g&#233;tale, que le triangle de ciel s'&#233;largit de tous les secrets jusque la voil&#233;s, c'est l&#224;, oui, qu'il le vit, dans une m&#234;me embrasure du regard : l'oc&#233;an tout entier avec son horizon vertigineux et le phare, dress&#233;, devant, contemplant tout cela comme lui, enfin debout, contemplant l'impossible. Au moment o&#249; son petit fr&#232;re ouvrit la porte de la chambre, il se retourna, le visage en larmes, et lui apparut, grand fr&#232;re pour la premi&#232;re fois, pour la premi&#232;re fois aussi fier et protecteur que le phare de Cordouan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;Juliette&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Retour sur l'atelier d'&#233;criture 2008</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article298</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article298</guid>
		<dc:date>2008-07-26T14:56:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian LEJOSNE, Dominique Lauber, Yvan VERSCHUEREN</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les rires qui fusent au matin Les mots &#233;mouvants qu'on rature sur les souvenirs qui s'entrechoquent Les feuilles blanches griffonn&#233;es sans bruit dans la ti&#233;deur de l'apr&#232;s-midi Le sourire du souvenir qu'on n'avait pas convoqu&#233; Les blessures qui suppurent sur le papier mouill&#233; L'&#233;change, l'&#233;coute, les &#233;coutilles grandes ouvertes Les papiers chiffonn&#233;s qui tra&#238;nent &#224; nos pieds Les papiers d&#233;chir&#233;s sur les pens&#233;es qu'on n'a pu &#233;voquer Les papiers d&#233;cor&#233;s, coll&#233;s sur les murs de l'atelier, pour ne pas oublier &lt;br class='autobr' /&gt;
Mon (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les rires qui fusent au matin&lt;br class='manualbr' /&gt;Les mots &#233;mouvants qu'on rature sur les souvenirs qui s'entrechoquent&lt;br class='manualbr' /&gt;Les feuilles blanches griffonn&#233;es sans bruit dans la ti&#233;deur de l'apr&#232;s-midi&lt;br class='manualbr' /&gt;Le sourire du souvenir qu'on n'avait pas convoqu&#233;&lt;br class='manualbr' /&gt;Les blessures qui suppurent sur le papier mouill&#233;&lt;br class='manualbr' /&gt;L'&#233;change, l'&#233;coute, les &#233;coutilles grandes ouvertes&lt;br class='manualbr' /&gt;Les papiers chiffonn&#233;s qui tra&#238;nent &#224; nos pieds&lt;br class='manualbr' /&gt;Les papiers d&#233;chir&#233;s sur les pens&#233;es qu'on n'a pu &#233;voquer&lt;br class='manualbr' /&gt;Les papiers d&#233;cor&#233;s, coll&#233;s sur les murs de l'atelier, pour ne pas oublier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon cahier feuillet&#233; pour tout revisiter :&lt;br class='manualbr' /&gt;Je donne pour Nicole quelques unes de mes id&#233;es folles&lt;br class='manualbr' /&gt;Si j'&#233;tais un m&#233;tier, je serai atelier&lt;br class='manualbr' /&gt;Le dialogue des contraires est-il contraire au dialogue ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Des cadavres exquis planqu&#233;s au fond des trousses&lt;br class='manualbr' /&gt;Qu'est-ce que je fais l&#224; avec tous ces mots recueillis ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Des boules de neige m'&#233;clatent aux oreilles&lt;br class='manualbr' /&gt;Des farcissures de souvenirs d'en France, en Dordogne&lt;br class='manualbr' /&gt;Des alphabets de plumiers, des grenouilles qui chatouillent&lt;br class='manualbr' /&gt;Des histoires invent&#233;es, des photos distribu&#233;es&lt;br class='manualbr' /&gt;Sur une page de mon cahier, j'&#233;cris ton nom : FAUGERE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Christian&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;***&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;l'Atelier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;des mots, des mots, des mots&lt;br class='manualbr' /&gt;&#224; en perdre le souffle&lt;br class='manualbr' /&gt;et trouver la raison&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;des fleurs ou des couleurs&lt;br class='manualbr' /&gt;je ne sais plus&lt;br class='manualbr' /&gt;dans un oc&#233;an vert&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la f&#233;brilit&#233; dans la voix&lt;br class='manualbr' /&gt;elle &#233;nonce un secret&lt;br class='manualbr' /&gt;qui fait trembler sa main&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;une main sur l'&#233;paule&lt;br class='manualbr' /&gt;d'une qui en pleure encore&lt;br class='manualbr' /&gt;ou pour la derni&#232;re fois&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;les caf&#233;, jus d'orange, chocolat&lt;br class='manualbr' /&gt;pour &#233;picer les mots&lt;br class='manualbr' /&gt;et rallonger les textes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;du bois, du papier, &lt;br class='manualbr' /&gt;de l'encre, des crayons&lt;br class='manualbr' /&gt;pour peu de mensonges et quelques v&#233;rit&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;les cadeaux, fariboles&lt;br class='manualbr' /&gt;et autres gaudrioles&lt;br class='manualbr' /&gt;pour des sourires sur nos visages enlumin&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;un moment, une absence&lt;br class='manualbr' /&gt;une attente, un instant &lt;br class='manualbr' /&gt;des voix dans le silence&lt;br class='manualbr' /&gt;et le temps qui s'arr&#234;te&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dominique&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;***&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ecrire en atelier d'&#233;criture sur l'atelier d'&#233;criture ? Je ne puis commettre cette imposture ; que dis-je ? Cette forfaiture !&lt;br class='manualbr' /&gt;Gav&#233;, repus, &#233;puis&#233; je suis.&lt;br class='manualbr' /&gt;Comme dirait un cyclov&#233;lop&#233;daliste &#224; l'arriv&#233;e : &#171; J'ai tout donn&#233; ! &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;N'ayant pas l'esprit plus grand que le c&#339;ur, je garderai le go&#251;t sucr&#233; de vos lectures, moment d&#233;licieux en des lieux merveilleux.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je pose-l&#224; ma plume et vous dit grand merci pour ces instants si joyeux.&lt;br class='manualbr' /&gt;Bisou, &#224; plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Yvan&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>si j'&#233;tais</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article297</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article297</guid>
		<dc:date>2008-07-26T14:33:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian LEJOSNE, Dominique Lauber, Yvan VERSCHUEREN</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Si j'&#233;tais &#233;b&#233;niste, je fabriquerais un banc pour m'asseoir &#224; c&#244;t&#233; de toi, attendre le soir en &#233;coutant le silence Si j'&#233;tais un banc, en t'accueillant, je ne serais pas de bois, assur&#233;ment. Si j'avais quarante ans, j'attendrais ta venue patiemment, s&#251;rement sur un banc de bois que j'aurais fait pour toi. Si j'&#233;tais un outil, je serais ciseau &#224; bois pour sculpter un banc et m'asseoir en t'attendant. Si j'&#233;tais une chanson, je serais &#171; la mer &#187; pour te regarder danser assis sur le banc, &#233;videmment. Si j'&#233;tais (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si j'&#233;tais &#233;b&#233;niste, je fabriquerais un banc pour m'asseoir &#224; c&#244;t&#233; de toi, attendre le soir en &#233;coutant le silence&lt;br class='manualbr' /&gt;Si j'&#233;tais un banc, en t'accueillant, je ne serais pas de bois, assur&#233;ment.&lt;br class='manualbr' /&gt;Si j'avais quarante ans, j'attendrais ta venue patiemment, s&#251;rement sur un banc de bois que j'aurais fait pour toi.&lt;br class='manualbr' /&gt;Si j'&#233;tais un outil, je serais ciseau &#224; bois pour sculpter un banc et m'asseoir en t'attendant. &lt;br class='manualbr' /&gt;Si j'&#233;tais une chanson, je serais &#171; la mer &#187; pour te regarder danser assis sur le banc, &#233;videmment.&lt;br class='manualbr' /&gt;Si j'&#233;tais une abeille, je te butinerais jusqu'&#224; m'enivrer et titubant, j'irais m'asseoir sur un banc que j'aurais ...etc...etc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Yvan&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;***&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si c'&#233;tait un arbre, &#231;a serait un rosier. Il en existe tant de vari&#233;t&#233;s que l'on peut transformer, bouturer, cloner.De cet arbre descendrait l'homme : le dernier n&#233; de la longue cha&#238;ne du vivant. Ce si jeune animal sait si bien offrir des fleurs &#8230; qui piquent. Comme m&#233;tier, il choisirait forgeron : pour dominer le feu, couler le m&#233;tal, fabriquer des armes. Pour y br&#251;ler son &#226;me. Sa saison pr&#233;f&#233;r&#233;e, ce serait l'enfer sur terre. Le paradis serait enferm&#233; dans des livres d'histoires &#8230; pour plus tard. Son fruit pr&#233;f&#233;r&#233; serait la passion, le fruit interdit, le bruit qui coure, la course folle pour le pouvoir. Et sa mati&#232;re, elle serait grise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Christian&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;***&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et moi, j'&#233;tais si...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...un m&#233;tier, je serais &#233;boueur ; j'ai toujours eu envie de sauter sur le marche-pied d'un v&#233;hicule en marche et dispara&#238;tre dans la brume matinale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...un v&#234;tement, je serais une jupe pliss&#233;e parce que raide et immobile, la jupe vous fait penser que la petite fille est sage mais regardez de plus pr&#232;s cette jupe lorsque la petite fille se met &#224; danser... l&#224;, on se dit : &#171; il y a quelque chose qui cloche &#187;, on ne sait pas si c'est la jupe qui ne va pas &#224; la petite fille ou si c'est la petite fille qui ne va pas &#224; la jupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...un art, le na&#239;f en peinture qui demande &#224; chacun de s'approcher pour v&#233;rifier les d&#233;tails incroyablement parfaits d'une fleur, d'un arbre ou d'une maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...un v&#233;g&#233;tal, une m&#251;re pour que tu en aies plein la bouche et que &#231;a te fasse rire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...un arbre, un amandier mais pas n'importe lequel, celui sous lequel je d&#233;jeunais en ces temps r&#233;volus o&#249; il savait garder son secret mal&#233;fique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...une feuille, une feuille de papier &#224; cigarettes, si transparente, si l&#233;g&#232;re, si fragile pr&#234;te &#224; se consumer &#224; la premi&#232;re &#233;tincelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dominique&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>assez rigol&#233; !!!, je suis contre !</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article163</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article163</guid>
		<dc:date>2007-06-09T21:58:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian LEJOSNE, Dominique Lauber, Yvan VERSCHUEREN</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je me suis adoss&#233;e au mur pour te dire que je ne c&#232;derais pas. Je me colle contre la porte pour te dire que je ne partirai pas. J'&#233;tais contre lui toujours tout contre lui pour l'assurer de ma haine. Je suis contre cet avis pour pouvoir donner mon avis. Je m'appuie contre l'arbre rugueux et sec pour sentir la douce chaleur de mon corps. J'aime &#234;tre contre toi pour &#234;tre en accord avec moi. Je suis contre les id&#233;es re&#231;ues car j'en ai plein la t&#234;te . Je marche contre le vent pour ne pas qu'il m'emporte. (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je me suis adoss&#233;e au mur pour te dire que je ne c&#232;derais pas.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je me colle contre la porte pour te dire que je ne partirai pas.&lt;br class='manualbr' /&gt;J'&#233;tais contre lui toujours tout contre lui pour l'assurer de ma haine.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis contre cet avis pour pouvoir donner mon avis.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je m'appuie contre l'arbre rugueux et sec pour sentir la douce chaleur de mon corps. J'aime &#234;tre contre toi pour &#234;tre en accord avec moi.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis contre les id&#233;es re&#231;ues car j'en ai plein la t&#234;te .&lt;br class='manualbr' /&gt;Je marche contre le vent pour ne pas qu'il m'emporte.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis seule contre tous quand je ne m'aime plus.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis contre la mort tant que je n'ai pas v&#233;cu ce que j'avais &#224; vivre.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis contre le fait de dire n'importe quoi du moment que c'est contre le fait de dire quelque chose.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis contre la pens&#233;e unique pour &#233;largir les terres labourables.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis pour d&#233;fricher les cerveaux ramollis et y semer une col&#232;re g&#233;n&#233;reuse fructueuse, salvatrice, envahissante &#233;tonnante, d&#233;bordante et si fatigante qu'on y trouve la paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dominique&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Les bruit des canons, l'odeur de la poudre&lt;br class='manualbr' /&gt;Assez !&lt;br class='manualbr' /&gt;Le sang et les larmes, la faim et les armes&lt;br class='manualbr' /&gt;Assez !&lt;br class='manualbr' /&gt;Le silence glac&#233;, le tonnerre de fer&lt;br class='manualbr' /&gt;Assez !&lt;br class='manualbr' /&gt;Les discours hurl&#233;s, les cheveux ras&#233;s,&lt;br class='manualbr' /&gt;L'uniformit&#233;, l'hiver en &#233;t&#233;&lt;br class='manualbr' /&gt;Assez !&lt;br class='manualbr' /&gt;La verre pill&#233;, les dents cass&#233;es,&lt;br class='manualbr' /&gt;L'affiche lac&#233;r&#233;e, la gueule en biais,&lt;br class='manualbr' /&gt;Les cris &#233;touff&#233;s, la beaut&#233; bafou&#233;e,&lt;br class='manualbr' /&gt;Assez ! Assez ! Assez !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christian&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Je suis contre les certitudes&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis contre les dogmes&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis contre les MacDonalds&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis contre les arrivistes les affairistes et l'injustice&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis contre les drapeaux les flambeaux les oripeaux&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis contre les r&#233;gimes totalitaires, sectaires alimentaires&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis contre les r&#233;veils&#8211;matins, les nuits sans &#233;toiles&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis contre le fenouil en sauce, les emp&#234;cheurs de tourner en rond,&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis contre les faiseurs de miracles, les diseuses de bonne aventure contre ma&#238;tres, fa&#231;ons, courants et coups d'o&#249; qu'ils viennent&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis contre le mur contre la montre, contre la mort.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je suis contre toi, tout contre toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yvan&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://paulmasson.atimbli.net/IMG/jpg_Atelier_en_Perogord3.jpg" length="112135" type="image/jpeg" />
		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>D'o&#249; viens-je ? Qui suis-je ? O&#249; vais-je ? </title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article162</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article162</guid>
		<dc:date>2007-06-09T21:40:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andrem DELHAYE, Christian LEJOSNE, Dominique Lauber, Yvan VERSCHUEREN</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au d&#233;part, c'&#233;tait plut&#244;t ti&#232;de, chaud, assez sombre et un peu &#233;troit. Puis, je suis brusquement devenu ce qu'on nomme un homo sapiens sapiens bip&#232;de, omnivore, le pouce opposable aux autres doigts (c'est pratique) dot&#233; d'un cerveau moyennement d&#233;velopp&#233; qui, malheureusement, m'emp&#234;che de r&#233;pondre &#224; la question : o&#249; vais-je ? De toute fa&#231;on, l&#224; o&#249; je suis, je suis bien, alors tant que ce sera possible, j'y resterai. &lt;br class='autobr' /&gt;
Yvan Ce matin , j'arrive de Gravelle, petit village p&#233;rigourdin d'o&#249; l'on entend le coucou (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique68" rel="directory"&gt;contes, nouvelles, fictions et autres textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;part, c'&#233;tait plut&#244;t ti&#232;de, chaud, assez sombre et un peu &#233;troit. Puis, je suis brusquement devenu ce qu'on nomme un homo sapiens sapiens bip&#232;de, omnivore, le pouce opposable aux autres doigts (c'est pratique) dot&#233; d'un cerveau moyennement d&#233;velopp&#233; qui, malheureusement, m'emp&#234;che de r&#233;pondre &#224; la question : o&#249; vais-je ? De toute fa&#231;on, l&#224; o&#249; je suis, je suis bien, alors tant que ce sera possible, j'y resterai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yvan&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ce matin , j'arrive de Gravelle, petit village p&#233;rigourdin d'o&#249; l'on entend le coucou chanter et les c&#232;pes pousser. Je viens d'une nuit coup&#233;e d'un cauchemar ; j'arrive d'une autre vie qui ne ressemble pas &#224; celle d'aujourd'hui. J'ai emprunt&#233; les chemins de la po&#233;sie et aujourd'hui, je suis une citadine qui a &#233;pous&#233; la campagne et qui cherche en quoi une femme peut ressembler &#224; une fleur pour qui un homme se penche sur elle. Et maintenant, je ne vais plus nulle part, je reste o&#249; je suis &#224; essayer d'exister dans le plaisir et la paix. Je vais vers les autres et nous cherchons ensemble les coquelicots de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dominique&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; viens-je ? Du ventre de ma m&#232;re. Ca n'est pas tr&#232;s original ni tr&#232;s distinctif. Quoique ! Je ne vais pas ici remonter dans l'arbre g&#233;n&#233;alogique familial. En dix lignes, il aurait l'air d'un bonsa&#239; et &#231;a ne rendrait pas hommage &#224; mes anc&#234;tres, gr&#226;ce auxquels je suis ici ! Au fait, ma m&#232;re s'appelle Ren&#233;e. Mon p&#232;re &#8211; qui est &#233;galement responsable &#8211; Emile. Ma m&#232;re voulait une fille ; elle avait d&#233;j&#224; deux gar&#231;ons. Si Dieu n'exau&#231;ait pas ses v&#339;ux, mon pr&#233;nom serait Philippe. En fait je m'appelle Christian. J'ai quarante neuf ans, mari&#233;, sans enfant. S'il fait beau demain, j'irai &#224; Sarlat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christian&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Est-ce une folie que de na&#238;tre ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Na&#238;tre pourquoi ? pour vivre ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Mais je n'ai pas demand&#233; &#224; na&#238;tre&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;Mais tu vis, tu as voulu vivre !&lt;br class='manualbr' /&gt;La preuve, tu es l&#224; : &#224; t'&#233;tonner, d&#233;couvrir, cr&#233;er, &lt;br class='manualbr' /&gt;Alors, vite : ose la vie, invente ta vie, ou alors elle rira de toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andrem&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://paulmasson.atimbli.net/IMG/jpg_Atelier_en_Perogord1.jpg" length="61264" type="image/jpeg" />
		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>pr&#233;nom(s)</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article158</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article158</guid>
		<dc:date>2007-06-03T07:08:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian LEJOSNE, Dominique Lauber, Paul MASSON, Solange SAULIERE, Yvan VERSCHUEREN</dc:creator>



		<description>

-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yvan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour parler de mon pr&#233;nom, Yvan, je dois d'abord vous faire l'historique de mes parents. Je vous demande donc un peu de patience. Mon p&#232;re, Paul Adolphe Karl, n&#233; &#224; Namur en 1905, vint en France &#224; l'&#226;ge de 10 ans avec sa m&#232;re, &#224; Lille, dans le Nord. Sa m&#232;re, la grand-mienne donc, &#233;tait plut&#244;t snob. P.A.K. comme tous les jeunes avait d&#233;cid&#233; d'emmerder sa vieille. Aussi, d&#232;s qu'il le p&#251;t, il s'inscrit au syndicat ouvrier de l'&#233;poque qui allait devenir un peu plus tard la CGT. Mais qu'est-ce qu'il nous raconte celui-l&#224; devez-vous vous dire. Eh ! je vous ai pr&#233;venus d&#232;s le d&#233;part ! un peu de patience. La politique a beaucoup d'importance dans cette histoire. P.A.K. va devenir tr&#232;s vite responsable syndical ce qui lui permettra un beau matin de manifestation- nous sommes en 1936- de rencontrer une jeune et belle syndicaliste, &#233;nergique et gueularde pr&#233;nomm&#233;e Georgette Augustine. Le coup de foudre est imm&#233;diat. Unis sous la m&#234;me banderole revendicatrice, ils prennent en septembre 1939, le chemin de la Dordogne, pensant ainsi &#233;chapper &#224; la guerre. H&#233;las, il n'en fut rien. Quatre ans plus tard, est-ce par ennui, par d&#233;pit, par hasard, par Toutatis ou par B&#233;l&#233;nos, ils con&#231;urent l'enfant que j'allais devenir ? Je sais pas. Toujours est-il que mon pr&#233;nom fut Yvan parce que &#224; l'&#233;poque, d&#233;j&#224;, le c&#233;g&#233;tiste &#233;tait communiste et qu'Yvan, &#231;a fait bien, &#231;a fait russe ! &#8230; si ,si ! &#231;a fait russe&#8230;avec un I, I comme Ivan le Terrible. Manque de bol pour le parti, ils l'ont &#233;crit avec un Y. et de bolchevik me voil&#224; bigouden ! Direction la Bretagne. Mais le partisan de l'&#233;poque ne s'en &#233;meut pas plus que &#231;a : il persiste ! Dans les ann&#233;es 59-60, les russes, toujours eux, envoient un cl&#233;bard dans l'espace au moment o&#249; mes g&#233;niteurs g&#233;niaux adoptent un chien qui, vous vous en doutez, s'appellera La&#239;ka, la pov'b&#234;te ! Mais les derniers moments de l'URSS pointent &#224; l'horizon. Alors, avant de quitter leur parti, une derni&#232;re fois, ils rendent hommage au grand Karl Marx en insistant pour que mon neveu se pr&#233;nomme Boris. Voil&#224; mes chers lecteurs, l'histoire d'un pr&#233;nom lourdement marqu&#233; par les &#233;v&#232;nements qui fa&#231;onn&#232;rent notre si&#232;cle et l'Europe. Et &#224; l'inverse du brave Charles, j'ai fait l'Europe de l'Oural &#224; l'Atlantique. Aussi, suis-je tr&#232;s fier de m'appeler Yvan.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dominique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous le chantez, vous faites DO MI .&lt;br class='manualbr' /&gt;Si vous m'aimez, vous dites Dom.&lt;br class='manualbr' /&gt;Si vous donnez, vous m'imitez.&lt;br class='manualbr' /&gt;Si vous misez, vous &#234;tes niqu&#233;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Si vous niez, des hauts aiment hyenne.&lt;br class='manualbr' /&gt;Si la quenouille vous embrouille, retournez au Dodo&lt;br class='manualbr' /&gt;Moi mon pr&#233;nom, c'est ma maison&lt;br class='manualbr' /&gt;Y a que moi qui m'y retrouve&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est un pr&#233;- nom&lt;br class='manualbr' /&gt;Voici mon nom : Hudrisier&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est le nom de mon p&#232;re qui l'a port&#233; en claudiquant mais en bravant la particule de ma m&#232;re. Il l'a port&#233; avec humour ou en chantant : &#171; les petits chaussons de satin blanc &#187;, il l'a port&#233; en hurlant que le bruit des autres l'emp&#234;chait de respirer, il l'a port&#233; comme un enfant qui garde des secrets. C'est pourquoi je ne peux m'en d&#233;faire tout &#224; fait.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Solange&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aurais pu m'appeler, MARTINE MONIQUE ou MARYSE&lt;br class='manualbr' /&gt;sympathique pr&#233;nom des ann&#233;es 50&lt;br class='manualbr' /&gt;mes parents ont choisi SOLANGE, pr&#233;nom d'un autre &#226;ge&lt;br class='manualbr' /&gt;o&#249; la sainte &#233;tait une berg&#232;re, r&#234;vant au prince charmant, en gardant ses moutons.&lt;br class='manualbr' /&gt;Mais voil&#224; ! un beau p&#226;tre des montagnes convoitait la jeune vierge&lt;br class='manualbr' /&gt;cache derri&#232;re un buisson, &#233;piant sa proie, afin d'assouvir sa faim&lt;br class='manualbr' /&gt;Il se rua sur la belle et la d&#233;shonora.&lt;br class='manualbr' /&gt;L'histoire fut tragique, la folie meurtri&#232;re s'empara du jeune homme&lt;br class='autobr' /&gt;
qui &#233;trangla la pure jeune fille.&lt;br class='manualbr' /&gt;Depuis, chaque fois que j'aper&#231;ois un troupeau de moutons,&lt;br class='autobr' /&gt;
je pense que je ne serai jamais une berg&#232;re, mais qu'un ange sur le sol,&lt;br class='autobr' /&gt;
prot&#232;ge ses agneaux du grand m&#233;chant loup !&lt;br class='manualbr' /&gt;SO&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christian&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On m'appelle Jos&#233;, je suis chimpanz&#233; &#187; chante Jacques DEBRONCKART. Moi, je m'appelle Christian, je suis &#233;crivant. J'ai failli m'appeler Philippe, mais ma tante, qui &#233;tait enceinte en m&#234;me temps que ma m&#232;re, avait choisi le m&#234;me pr&#233;nom. Ma m&#232;re c&#233;da la premi&#232;re. On m'appela Christian. Ma tante accoucha d'une fille. Dans la famille on fit une croix sur Philippe. Moi aussi je porte une croix sur mon pr&#233;nom : Christian. Ma famille n'&#233;tait pourtant pas sp&#233;cialement chr&#233;tienne. Pas tout &#224; fait catholique non plus &#8230; Mes autres pr&#233;noms sont Denis &#8211; en r&#233;f&#233;rence &#224; ma tente Denise, que j'ai vu deux fois dans ma vie &#8211; et Gilles, de dix ans mon fr&#232;re a&#238;n&#233;, avec qui j'ai &#233;chang&#233; davantage de coups de pied que de baisers. Trois pr&#233;noms mal assortis &#8230; qui poussent lentement vers la sortie. On m'appelle Christian, je suis &#233;crivant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>j'ai fait...</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article150</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article150</guid>
		<dc:date>2007-05-29T14:49:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Lauber, Yvan VERSCHUEREN</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;J'ai fait la joie de mes parents Alors d'o&#249; leur vient cette angoisse ? J'en ai fait trop C'est bien fait pour moi J'ai fait p&#226;lir de jalousie mes s&#339;urs J'ai fait expr&#232;s et na ! J'ai fait un g&#226;teau rat&#233; Et vous l'avez mang&#233; J'ai fait l'enquiquineuse Alors pourquoi m'aimez-vous ? J'ai fait ma vaniteuse Et apr&#232;s ? rien. J'ai fait tout &#231;a pour vous Au fait, le savez vous ? J'ai fait trembler ton c&#339;ur Oh la la ! &#231;a fait peur ! J'ai fait l'amour, une fois&#8230; Oh non ! &#231;a, &#231;a ne se dit pas ! J'ai fait en sorte que Vous (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'ai fait la joie de mes parents&lt;br class='manualbr' /&gt;Alors d'o&#249; leur vient cette angoisse ?&lt;br class='manualbr' /&gt;J'en ai fait trop&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est bien fait pour moi&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait p&#226;lir de jalousie mes s&#339;urs&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait expr&#232;s et na !&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait un g&#226;teau rat&#233;&lt;br class='manualbr' /&gt;Et vous l'avez mang&#233;&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait l'enquiquineuse&lt;br class='manualbr' /&gt;Alors pourquoi m'aimez-vous ?&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait ma vaniteuse&lt;br class='manualbr' /&gt;Et apr&#232;s ? rien.&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait tout &#231;a pour vous&lt;br class='manualbr' /&gt;Au fait, le savez vous ?&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait trembler ton c&#339;ur&lt;br class='manualbr' /&gt;Oh la la ! &#231;a fait peur !&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait l'amour, une fois&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;Oh non ! &#231;a, &#231;a ne se dit pas !&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait en sorte que&lt;br class='manualbr' /&gt;Vous ne vous lassiez pas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dominique&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;J'ai fait comme j'ai pu, essayant de passer inaper&#231;u, en vain&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait des &#233;tudes, en vain&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait l'&#233;cole buissonni&#232;re, c'est bien&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait des pri&#232;res, mais c'&#233;tait bien avant-hier&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait de mon mieux parfois, et souvent n'importe &#8211;quoi&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait de la peine souvent, et j'ai oubli&#233; avec le temps&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait le malin, c'est pas malin&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait dans ma culotte comme les aut'&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait un m&#233;tier et j'ai pris mon pied, &#231;a a mal fini tant pis&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait des rencontres par&#8211;contre certaines au go&#251;t de miel, d'autres au go&#251;t de fiel&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait des choses inutiles par esprit futile &lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait des choses utiles pour mourir tranquille&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait une enfant et j'en suis bien content&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait des maisons pour des Louise et Louison&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait des maisons que j'ai laiss&#233;es &#224; l'abandon&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait des affaires dont j'avais rien &#224; faire&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait j'ai d&#233;fait j'ai refait j'ai gaspill&#233; le temps&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai fait de mon mieux, maintenant je suis vieux&lt;br class='manualbr' /&gt;Mais je veux encore faire avant la minute derni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yvan&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>la feuille morte</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article149</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article149</guid>
		<dc:date>2007-05-29T13:28:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yvan VERSCHUEREN</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Une feuille dans son arbre s'ennuyait &#224; mourir au milieu de ses s&#339;urs qu'elle trouvait toutes semblables &#224; ce qu'avait voulu la ma&#238;tresse nature : &#171; Moi &#8211; lan&#231;ait-elle &#224; ses cousines voisines- je ne suis pas faite pour vivre au crochets de cet arbre moche et vieux ! Regardez ma finesse, admirez ma l&#233;g&#232;ret&#233; ! Je le clame bien haut, au prochain vent, en v&#233;rit&#233; de par le monde je volerai et reviendrai vous raconter &#187;. La parole fut tenue, et, sur le dos du vent, la voil&#224; partie en riant. &#171; Plus haut ! Plus (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une feuille dans son arbre s'ennuyait &#224; mourir au milieu de ses s&#339;urs qu'elle trouvait toutes semblables &#224; ce qu'avait voulu la ma&#238;tresse nature :&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;&#171; Moi &#8211; lan&#231;ait-elle &#224; ses cousines voisines- je ne suis pas faite pour vivre au crochets de cet arbre moche et vieux ! Regardez ma finesse, admirez ma l&#233;g&#232;ret&#233; ! Je le clame bien haut, au prochain vent, en v&#233;rit&#233; de par le monde je volerai et reviendrai vous raconter &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;La parole fut tenue, et, sur le dos du vent, la voil&#224; partie en riant.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;&#171; Plus haut ! Plus vite ! Plus fort !&lt;/i&gt; &#187; Criait-elle au vent ; et elle sautait les montagnes et fr&#244;lait l'oc&#233;an. Mais bient&#244;t, le vent, fatigu&#233; d'une aussi folle course, se posa sur le sable immense.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;&#171; Encore, encore !&lt;/i&gt; &#187; Ordonnait la feuille. Mais z&#233;phyr n'en pouvait ; il s'&#233;loigna, le souffle coup&#233;.&lt;br class='manualbr' /&gt;L'orgueilleuse, soudain comprenant son erreur, implora (sans y croire) le divin cr&#233;ateur. Nulle r&#233;ponse ne lui parvint, vous vous en doutez bien.&lt;br class='manualbr' /&gt;Il en va des feuilles comme des hommes qui se croient sup&#233;rieurs &#224; leurs fr&#232;res en cherchant un meilleur au milieu du d&#233;sert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yvan&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>les couleurs en couleur</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article148</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article148</guid>
		<dc:date>2007-05-29T13:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andrem DELHAYE, Patricia LEYSSENOT, Yvan VERSCHUEREN</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;les couleurs en couleur &lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; d&#233;couvrir dans le document d'Yvan au bas de cet article couleur verte &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec toi rena&#238;t le printemps et l'espoir qui fait vivre, l'&#233;ph&#233;m&#232;re devient r&#233;alit&#233; et nous enivre pour oublier qu'il y a l'hiver... son vert si tendre se refl&#232;te dans nos yeux, notre ciel enfin s'&#233;claircit, et les richesses de vie qu'il nous promet illuminent notre &#233;t&#233;, nos feuilles de papier et nos encriers pour s'&#233;crire et s'envoyer les couleurs de nos vies. (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;les couleurs en couleur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#224; d&#233;couvrir dans le document d'Yvan au bas de cet article&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;couleur verte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec toi rena&#238;t le printemps et l'espoir qui fait vivre,&lt;br class='manualbr' /&gt;l'&#233;ph&#233;m&#232;re devient r&#233;alit&#233; et nous enivre pour oublier qu'il y a l'hiver...&lt;br class='manualbr' /&gt;son vert si tendre se refl&#232;te dans nos yeux, notre ciel enfin s'&#233;claircit,&lt;br class='manualbr' /&gt;et les richesses de vie qu'il nous promet &lt;br class='manualbr' /&gt;illuminent notre &#233;t&#233;, nos feuilles de papier et nos encriers &lt;br class='manualbr' /&gt;pour s'&#233;crire et s'envoyer les couleurs de nos vies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patricia&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;cris avec l'encre bleue les souvenirs de vacances : les ciels bleus de Provence, d'Assise ou de Gr&#232;ce ; les tableaux de Monet et la visite au mus&#233;e d'Orsay.&lt;br class='manualbr' /&gt;Mais aussi les bleus de l'enfance : les genoux &#233;corch&#233;s, les bobos qui piquaient.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le mois de juin au jardin, ou seuls les bleuets poussaient mais que j'adorais. Ces bleuets : fleurs de dentelle &#233;toil&#233;es qui per&#231;aient malgr&#233; la craie. Je ne cessais de les regarder, de m'&#233;merveiller et d'en faire des bouquets.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je voudrais les garder toute l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;cris avec l'encre jaune d'ocre l'ambiance de la salle &#224; manger ou j'aime nous retrouver.&lt;br class='manualbr' /&gt;Dans cette maison qui se parfume des odeurs d'abricots quand bout la confiture l'&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;cris avec l'encre verte : l'herbe des champs, les foug&#232;res qui se dressent et marchent au gr&#233; du vent.&lt;br class='manualbr' /&gt;J'&#233;cris avec l'encre verte ce petit coin du vert galant que j'aime et o&#249; je me retrouvais avec mes cousins, endroit magique qui emportait mes r&#234;veries d'adolescente.&lt;br class='manualbr' /&gt;Et maintenant, je tricote en vert pomme robe et chaussons de nouveau-n&#233; pour un b&#233;b&#233; de l'&#233;t&#233;.&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est gai, c'est vrai, c'est O.K.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;cris avec l'encre rouge : la couleur et les cris de l'aim&#233;, sa chaleur, sa vivacit&#233; mais aussi sa s&#233;r&#233;nit&#233;.&lt;br class='manualbr' /&gt;J'&#233;cris avec le rouge les matins t&#244;t lev&#233;e au cri du coq pour bosser, mais aussi avec la sir&#232;ne des pompiers et le souvenir d'Alexandre qui en r&#234;vait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;cris avec l'encre jaune d'or les petits bonheurs : les boutons d'or des prairies, les &#339;ufs cass&#233;s, le poussin nouveau-n&#233;, mais aussi les champs de colza et de bl&#233; en &#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Andrem&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://paulmasson.atimbli.net/IMG/doc_LES_COULEURS_Yvan.doc" length="21504" type="application/msword" />
		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Tout petit j'ai appris&#8230;</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article145</link>
		<guid isPermaLink="true">https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article145</guid>
		<dc:date>2007-05-28T20:05:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yvan VERSCHUEREN</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Tout petit j'ai appris&#8230; Non, tout petit, ON m'a appris Que B+A &#231;a fait ba . &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout petit on m'a appris Qu'on ne profite pas du mal acquis, Qu'une pomme plus une poire, c'est interdit ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout petit j'ai appris Qu'&#234;tre petit c'est un souci Alors avec le temps, j'ai grandi &lt;br class='autobr' /&gt;
Et un jour on m'a dit &#171; Tout ce que tu sais, tu oublies ! &#187; Aujourd'hui, B+A= B+ des carr&#233;s de A Qu'une pomme plus une poire, je devais y croire, puisque &#231;a fait des fruits c'&#233;tait plus interdit. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors l&#224;, me suis-je dit De tous ces savoirs (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout petit j'ai appris&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;Non, tout petit, ON m'a appris&lt;br class='manualbr' /&gt;Que B+A &#231;a fait ba .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout petit on m'a appris&lt;br class='manualbr' /&gt;Qu'on ne profite pas du mal acquis,&lt;br class='manualbr' /&gt;Qu'une pomme plus une poire, c'est interdit !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout petit j'ai appris &lt;br class='manualbr' /&gt;Qu'&#234;tre petit c'est un souci&lt;br class='manualbr' /&gt;Alors avec le temps, j'ai grandi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et un jour on m'a dit&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; Tout ce que tu sais, tu oublies ! &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;Aujourd'hui, B+A= B+ des carr&#233;s de A&lt;br class='manualbr' /&gt;Qu'une pomme plus une poire,&lt;br class='manualbr' /&gt;je devais y croire,&lt;br class='manualbr' /&gt;puisque &#231;a fait des fruits&lt;br class='manualbr' /&gt;c'&#233;tait plus interdit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors l&#224;, me suis-je dit&lt;br class='manualbr' /&gt;De tous ces savoirs je fais fi&lt;br class='manualbr' /&gt;Puisque j'ai grandi, je vais apprendre la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yvan&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>


 
	


 
	

</channel>
</rss>
