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	<title>Paul MASSON</title>
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	<description>informer partager cr&#233;er</description>
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		<title>Notre corps nous parle&#8230;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A l'occasion d'octobre Rose, un mois de sensibilisation au cancer du sein Nicole propose un texte intime et po&#233;tique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Notre corps nous parle, il nous parle de nous et de notre lien &#224; la vie. Et souvent nous ne prenons pas la peine d'essayer de d&#233;crypter ses messages. M&#234;me s'ils sont al&#233;atoires, peut-&#234;tre bien qu'ils nous font peur . &lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, notre corps nous parle... A travers ses maux de pacotille, il nous chuchote de tendres paroles de mise en garde. Dans le feu de ses cataclysmes, il nous lance des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique72" rel="directory"&gt;histoire de vie et souvenirs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A l'occasion d'&lt;strong&gt;octobre Rose&lt;/strong&gt;, un mois de sensibilisation au cancer du &lt;strong&gt;sein&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole propose un texte intime et po&#233;tique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre corps nous parle, il nous parle de nous et de notre lien &#224; la vie. Et souvent nous ne prenons pas la peine d'essayer de d&#233;crypter ses messages. M&#234;me s'ils sont al&#233;atoires, peut-&#234;tre bien qu'ils nous font peur .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, notre corps nous parle...&lt;br class='manualbr' /&gt;A travers ses maux de pacotille, il nous chuchote de tendres paroles de mise en garde.&lt;br class='manualbr' /&gt;Dans le feu de ses cataclysmes, il nous lance des cris d'urgence.&lt;br class='manualbr' /&gt;Parfois, au c&#339;ur du silence et de l'immobilit&#233; de certaines heures prot&#233;g&#233;es, j'entends mes deux seins me parler&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un m'a quitt&#233;e, avec ses mena&#231;ants noyaux de mort. Mais je le sens toujours l&#224;, vibrant encore de son myst&#233;rieux effondrement, comme un deuil qui ne se fera jamais tout &#224; fait&#8230; mais un deuil qui me pousse vers l'essentiel.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ce sein-l&#224; me dit : &#171; n'oublie pas la pr&#233;carit&#233; de tout ce qui s'installe ; N'oublie pas ce grand souffle d'&#233;ph&#233;m&#232;re qui te baigne sans fin, de d&#233;tresse en ivresse, des instants qui te comblent, jusqu'au fil de tes naufrages.. &lt;br class='manualbr' /&gt;N'oublie pas sa main sur ton &#233;paule&#8230; la main de celle qui conna&#238;t la fin de ton voyage. Dans le d&#233;sordre du chemin, elle s&#232;me des perles d'&#233;ternit&#233;. A toi de t'en saisir pour illuminer l'&#233;cheveau fragile de tes jours.&lt;br class='manualbr' /&gt;N'oublie pas sa main sur ton &#233;paule. Deux fois d&#233;j&#224;, elle t'a gliss&#233; au bord du c&#339;ur une petite fleur d'adieu. Et tu as senti s'agiter le grand bouquet final...&lt;br class='manualbr' /&gt;Mais tu vois mieux d&#233;sormais l'intense clart&#233; de ses bourgeons les plus intimes, ceux qu'on ne respire que loin des tumultes et des occupations.&lt;br class='manualbr' /&gt;N'oublie pas de t'y embraser ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre sein, le r&#233;sistant, me chante les rondeurs &#233;ternelles du plaisir et de l'enfance&#8230; et les sources &#224; foison de tendresse et de lait qui s'offrent librement, sans peur et sans projets.&lt;br class='manualbr' /&gt;J'y sens palpiter la s&#232;ve fid&#232;le de la vie simple, celle qui s'obstine, confiante, dans le giron des heures ordinaires.&lt;br class='manualbr' /&gt;L'autre sein, c'est mon escarcelle. Je n'y garde que les jolis cailloux blancs de tous mes sentiers d'existence.&lt;br class='manualbr' /&gt;Jusqu'&#224; ce matin, ils &#233;taient inoffensifs..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://paulmasson.atimbli.net/site/spip.php?auteur3&#034;&gt;&lt;strong&gt;Nicole&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; le 4 janvier 2020&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item xml:lang="fr">
		<title>Des mots tout nou&#233;s de chair vive et de vent </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ce matin, port&#233;e par la vague tranquille d'un dimanche ordinaire, je m'assieds devant une page blanche, et j'attends. Le flottement de l'heure silencieuse m'aidera-t-il enfin &#224; d&#233;livrer les mots&#8230;Ceux qui n'ont pas de musique encore, pas de souffle, pas de visage, mais qui se cognent en moi avec leur impatience, jour apr&#232;s jour. Ca y est&#8230;je ressens d&#233;j&#224; l'envie de quitter ma place&#8230;de me perdre &#224; la fen&#234;tre, dans le flou du lilas qui tremble&#8230; de grignoter une bricole, de pr&#233;parer la compote, avec les fruits (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique34" rel="directory"&gt;chroniques du temps perdu&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce matin, port&#233;e par la vague tranquille d'un dimanche ordinaire, je m'assieds devant une page blanche, et j'attends.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le flottement de l'heure silencieuse m'aidera-t-il enfin &#224; d&#233;livrer les mots&#8230;Ceux qui n'ont pas de musique encore, pas de souffle, pas de visage, mais qui se cognent en moi avec leur impatience, jour apr&#232;s jour.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ca y est&#8230;je ressens d&#233;j&#224; l'envie de quitter ma place&#8230;de me perdre &#224; la fen&#234;tre, dans le flou du lilas qui tremble&#8230; de grignoter une bricole, de pr&#233;parer la compote, avec les fruits qui vont se d&#233;composer&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;Car ils m'oppressent un peu tous ces mots de mon ventre, qui sans fin se bousculent, en cherchant leurs accords.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je les sens tout nou&#233;s de chair vive et de vent. Ils me font mal. Ils me font vivre. Sur le fil des heures, ils affleurent sans cesse, dans le d&#233;sordre, pour trois fois rien : pour ces minutes infinies, &#224; regarder l'enfant qui regarde le monde&#8230; pour trois pages relues de cet auteur qui me ressemble et m'emm&#232;ne avec lui, bien plus loin que ma route, pour ce joyau de po&#233;sie qui dit presque tout de mes incertitudes&#8230;pour ces rencontres malhabiles avec ceux que j'aime, ceux que je cherche, du lointain de mon autre plan&#232;te.&lt;br class='manualbr' /&gt;Car c'est tout cela que j'ai besoin d'&#233;crire, obstin&#233;ment&#8230;tout cela et&lt;br class='autobr' /&gt;
tant d'autres nuances de sentir et d'&#234;tre&#8230; tout ce qui fut d&#233;j&#224; chant&#233;, griffonn&#233;, vomi, ratur&#233;, murmur&#233; par une multitude avant moi, tout ce qui fut p&#233;tri de la lumi&#232;re et du sang des mots humains depuis des mill&#233;naires&#8230;C'est encore cela que je veux &#233;crire, obstin&#233;ment avec mon bout de mine &#224; moi&#8230;par del&#224; l'inertie des pudeurs et des peurs&#8230; par del&#224; le gel sournois des milliers d' &#171; &#224; quoi bon &#187;, et le mar&#233;cage de tant de choses &#224; faire.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je relis mon texte et voil&#224; qu'une nouvelle pulsion d'activit&#233; me pousse &#224; aller m'occuper plus loin&#8230; pour fuir encore ce qui reste de d&#233;sert et de maladresse dans la page&#8230; fuir cet embouteillage &#233;touffant dans mon stylo&#8230; fuir cet inconfort face au miroir des mots qui me renvoie mon visage inconnu. Car ce ne sont pas tout &#224; fait ces mots l&#224; qui bougeaient dans ma t&#234;te, car c'est bien plus, c'est bien autre chose, ce que je voulais dire. Oui, il manque le sel des larmes, le fr&#244;lement de la tendresse, il manque la respiration du silence, le b&#233;gaiement entre les lignes, le bel envol d'apr&#232;s la symphonie&#8230; Il manque mon sanglot qui a germ&#233; soudain dans ces &#233;clats de phrases&#8230; moi qui ne pleure presque jamais&#8230;. Il manque l'&#233;ternel indicible des mailles les plus enfouies de la vie. Il manque tout cela, qui me poussera bient&#244;t, comme une main obstin&#233;e sur mon &#233;paule, &#224; m'asseoir devant la page blanche d'un dimanche ordinaire&#8230; une fois de plus.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;mailto:paulmasson@nordnet.fr&#034; class='spip_mail'&gt;Nicole&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Soixante douze ans</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis quelques saisons d&#233;j&#224;, la farandole de mes jours que je croyais in&#233;puisable s'essouffle un peu &#8230; Elle r&#234;vasse, elle s'&#233;tire, tra&#238;ne le pas dans de doux &#238;lots d'immobilit&#233;.. De plus en plus souvent elle fl&#226;ne au creux d'un petit jardin qui semble pr&#233;par&#233; pour moi. Sur son portail, entr'ouvert comme un clin d'&#339;il, c'est &#233;crit : &#171; vieillir &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
... lire la suite ICI &lt;br class='autobr' /&gt;
Retrouvez les Chroniques de Nicole et quelques unes de ses (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique73" rel="directory"&gt;les po&#233;sies de Nicole&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis quelques saisons d&#233;j&#224;,&lt;br class='manualbr' /&gt;la farandole de mes jours que je croyais in&#233;puisable&lt;br class='manualbr' /&gt;s'essouffle un peu &#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;Elle r&#234;vasse, elle s'&#233;tire, tra&#238;ne le pas&lt;br class='manualbr' /&gt;dans de doux &#238;lots d'immobilit&#233;..&lt;br class='manualbr' /&gt;De plus en plus souvent elle fl&#226;ne &lt;br class='manualbr' /&gt;au creux d'un petit jardin qui semble pr&#233;par&#233; pour moi.&lt;br class='manualbr' /&gt;Sur son portail, entr'ouvert comme un clin d'&#339;il,&lt;br class='manualbr' /&gt;c'est &#233;crit : &#171; vieillir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;... lire la suite &lt;a href=&#034;https://paulmasson.atimbli.net/site/IMG/pdf/soixante_douze_ans.pdf&#034;&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez les &lt;a href='https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique34' class='spip_in'&gt;&lt;strong&gt;Chroniques de Nicole&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;et&lt;br class='manualbr' /&gt;quelques unes de ses &lt;a href='https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique73' class='spip_in'&gt;&lt;strong&gt;po&#233;sies&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Au Secours ! Ou sont les &#234;tres humains ?</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article874</link>
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		<dc:date>2017-05-14T09:52:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En ces temps d'&#233;lections, durant 5 jours pass&#233;s avec un couple de vieux militants, j'ai trop entendu parler de &#171; classes &#187;, d' &#171; &#233;lus &#187;, de &#171; partis &#187;, de &#171; fonctions &#187;, de &#171; programmes &#187;, o&#249; me semblent soudain enferm&#233;s, atrophi&#233;s mes semblables..... Ne sommes-nous donc qu'un &#171; M&#233;lenchon &#187;, une &#171; classe moyenne &#187;, un &#171; CGT &#187;, une &#171; anti-mariage-pour-tous &#187;, un &#171; premier adjoint &#224; la mairie de... &#187; ? Dans cette mar&#233;e de petites enclaves, je cherche un &#234;tre humain tout simple, d&#233;pouill&#233; d'&#233;tiquette, qui me ressemble (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique77" rel="directory"&gt;r&#233;flexions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En ces temps d'&#233;lections, durant 5 jours pass&#233;s avec un couple de vieux&lt;br class='autobr' /&gt;
militants, j'ai trop entendu parler de &#171; classes &#187;, d' &#171; &#233;lus &#187;, de &#171; partis &#187;, de&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; fonctions &#187;, de &#171; programmes &#187;, o&#249; me semblent soudain enferm&#233;s, atrophi&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
mes semblables.....&lt;br class='manualbr' /&gt;Ne sommes-nous donc qu'un &#171; M&#233;lenchon &#187;, une &#171; classe moyenne &#187;, un&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; CGT &#187;, une &#171; anti-mariage-pour-tous &#187;, un &#171; premier adjoint &#224; la mairie&lt;br class='autobr' /&gt;
de... &#187; ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Dans cette mar&#233;e de petites enclaves, je cherche un &#234;tre humain tout simple,&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;pouill&#233; d'&#233;tiquette,&lt;br class='autobr' /&gt;
qui me ressemble ...&lt;br class='manualbr' /&gt;Un &#234;tre habit&#233; de myst&#232;re et d'errances, p&#233;tri de doutes et de cacophonie,&lt;br class='manualbr' /&gt;Un qui s'agenouille parfois en silence devant une primev&#232;re d'Avril,&lt;br class='manualbr' /&gt;Un qui marche souvent, le nez en l'air, &#224; la lisi&#232;re du monde, bouscul&#233; par&lt;br class='autobr' /&gt;
l'aurore nouvelle,&lt;br class='manualbr' /&gt;ivre des &#233;toiles cach&#233;es...&lt;br class='manualbr' /&gt;Un qui sait s'envoler lentement dans les yeux des enfants..&lt;br class='manualbr' /&gt;Un qui sait s'attarder longuement dans les mains des vieillards,&lt;br class='autobr' /&gt;
sans en faire le moindre discours, ni le plus discret des meeting .&lt;br class='manualbr' /&gt;Juste un &#234;tre humain qui me ressemble, qui nous ressemble &#224; tous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'oublions pas ce sang commun qui bat sous nos fronts de tous bords ,&lt;br class='autobr' /&gt;
celui qui nous rapproche, nous tient chaud et nous rassemble,&lt;br class='autobr' /&gt;
dans le m&#234;me vertige de nous savoir vivants !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez les &#233;crits de Nicole dans &lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href='https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique34' class='spip_in'&gt;&lt;strong&gt;chroniques du temps perdu&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; et
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://paulmasson.atimbli.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1680193037' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href='https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique90' class='spip_in'&gt;&lt;strong&gt;&#201;crire, laisser venir&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>L'arc-en-ciel</title>
		<link>https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?article614</link>
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		<dc:date>2013-05-03T09:25:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C'&#233;tait un apr&#232;s-midi de folie acheteuse, quelques jours avant No&#235;l, cette grande f&#234;te du d&#233;pouillement supr&#234;me, ce bel anniversaire d'un b&#233;b&#233; de migrants n&#233; dans les courants d'air. Comme beaucoup de monde, je titubais un peu dans le tourbillon d'un grand paradis de jouets, &#224; la recherche d'un talkie-walkie, command&#233; au p&#232;re No&#235;l, par Titouan, 4 ans. Comme beaucoup de monde, j'observais, je soupesais, j'h&#233;sitais, je repartais fureter ailleurs, je revenais vers mon premier choix, j'&#233;valuais, je comparais... (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique34" rel="directory"&gt;chroniques du temps perdu&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait un apr&#232;s-midi de folie acheteuse, quelques jours avant No&#235;l, cette grande f&#234;te du d&#233;pouillement supr&#234;me, ce bel anniversaire d'un b&#233;b&#233; de migrants n&#233; dans les courants d'air. &lt;br class='manualbr' /&gt;Comme beaucoup de monde, je titubais un peu dans le tourbillon d'un grand paradis de jouets, &#224; la recherche d'un talkie-walkie, command&#233; au p&#232;re No&#235;l, par Titouan, 4 ans.&lt;br class='manualbr' /&gt;Comme beaucoup de monde, j'observais, je soupesais, j'h&#233;sitais, je repartais fureter ailleurs, je revenais vers mon premier choix, j'&#233;valuais, je comparais... entre celui-ci, all&#233;chant dans sa forme de spider-man, mais bon march&#233;,et pas tr&#232;s costaud......et celui-l&#224;, un peu aust&#232;re pour un petit, mais assez cher pour durer, contre vents et mar&#233;es de l'enfance intr&#233;pide.....&lt;br class='manualbr' /&gt;Autour de moi, &#231;a fouillait, &#231;a se bousculait, &#231;a s'interpellait. Les portables s'&#233;chauffaient bon train&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; C'est bien le poupon gar&#231;on en jogging mauve &#224; 37,95 euros qu'elle veut ? Avec un zizi, t'es s&#251;re ? &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; Il n'y a plus de tracteur t&#233;l&#233;command&#233; vert, avec remorque, qu'est-ce que je lui prends ? &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;Une toute petite fille, qui n'avait pas encore acc&#232;s au concept de propri&#233;t&#233;, hurlait de devoir se s&#233;parer d'une trottinette rose adopt&#233;e en un clin-d'&#339;il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un peu plus loin, une m&#232;re exasp&#233;r&#233;e par son pleurnichard de fils, jeta sous mon nez, en m&#234;me temps qu'un juron, une panoplie d'indien,dans le rayon des d&#238;nettes.&lt;br class='manualbr' /&gt;Au c&#339;ur de ce cahot, sur l'&#233;tag&#232;re des peluches, j'aper&#231;us un petit lion affol&#233;, nich&#233; contre l'&#233;paule d'une antilope imperturbable. Je pris le temps d'en sourire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Je voguais sans cesse entre deux sentiments : d'une part une certaine naus&#233;e, devant cette ruade consommatrice, cette surabondance d'objets qui polluait d&#233;j&#224; le r&#234;ve des enfants, et d'autre part un &#233;lan de tendresse, face aux bouff&#233;es d'amour, de bonheur ordinaire, que je sentais flotter dans la fi&#232;vre d'achat. Il y avait tant de mots doux, de c&#226;lins manqu&#233;s, entre les carabines et les ch&#226;teaux de f&#233;es !&lt;br class='manualbr' /&gt;Pour finir, en bonne grand-m&#232;re qui n'y regarde pas, je choisis pour Titouan le talkie-walkie le plus cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Apr&#232;s une deuxi&#232;me &#233;tape de bain de foule &#224; la caisse, je sortais du magasin avec l'objet convoit&#233; et une satisfaction moyenne, quand je fus soudain emport&#233;e par un enchantement inattendu : un parfait demi-cercle d'arc-en-ciel embrassait de sa lumi&#232;re aux superbes nuances la bruine du parking. Le ciel morne s'exaltait. Le bitume s'embrasait de reflets mauves et orang&#233;s. Les voitures fr&#233;missaient sous cette averse insolite de po&#233;sie. D&#233;j&#224;, l'annonce de ce prodige se faufilait, de parole en regard, dans l'agitation des all&#233;es. Des enfants accourus vers le spectacle, s'exclamaient, oubliant pour un temps leurs tr&#233;sors qui s'ach&#232;tent. Un grand-p&#232;re &#233;bloui laissa tomber sous l'extase son grand sac &#233;puis&#233;. Je vis m&#234;me deux caissi&#232;res abandonner leur poste pour voler quelques instants d'ivresse &#224; la beaut&#233; du ciel.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je sentais confus&#233;ment que cette merveille s'invitait l&#224; comme un cadeau de No&#235;l d'une autre dimension. Surprise offerte &#224; tous, dense comme tous les myst&#232;res du monde qui nous nourrissent et nous &#233;l&#232;vent, &#233;ph&#233;m&#232;re comme la vie qui cogne &#224; la porte de tous nos paradis d'artifices.&lt;br class='manualbr' /&gt;Et quand, ce chef-d'&#339;uvre du ciel lentement s'&#233;vanouit, et que je rejoignis l'ordinaire de ma journ&#233;e, je gardai secr&#232;tement au creux de mes pens&#233;es, un lumineux espace de s&#233;r&#233;nit&#233;,comme un immortel cadeau sans objet, sans raison, qui se moquait bien des &#226;ges, des escarcelles et des saisons.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>au mus&#233;e</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Selon Giacometti, au mus&#233;e, les gens sont bien plus extraordinaires que les tableaux qu'ils admirent &#187; &#233;crit Christian Bobin dans &#171; les ruines du ciel &#187;. Et ailleurs, dans &#171; Mozart et la pluie &#187;, il nous glisse &#224; l'oreille cette petite phrase, comme un fil d'or dans les mailles de notre ordinaire : &#171; Rien ne me bouleverse plus, dans cette vie, que les gestes pauvres, indispensables pour que le jour succ&#232;de au jour... Mes ma&#238;tres sont des musiciens, des po&#232;tes... mes ma&#238;tres sont des petits-enfants &#187; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique34" rel="directory"&gt;chroniques du temps perdu&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Selon Giacometti, au mus&#233;e, les gens sont bien plus extraordinaires que les tableaux qu'ils admirent &#187;&lt;/i&gt; &#233;crit Christian Bobin dans &#171; les ruines du ciel &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et ailleurs, dans &lt;i&gt;&#171; Mozart et la pluie &#187;&lt;/i&gt;, il nous glisse &#224; l'oreille cette petite phrase, comme un fil d'or dans les mailles de notre ordinaire : &lt;i&gt; &#171; Rien ne me bouleverse plus, dans cette vie, que les gestes pauvres, indispensables pour que le jour succ&#232;de au jour... Mes ma&#238;tres sont des musiciens, des po&#232;tes... mes ma&#238;tres&lt;br class='autobr' /&gt;
sont des petits-enfants &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Mes ma&#238;tres &#224; moi, mes musiciens du quotidien, ce sont aussi parfois des femmes de m&#233;nage. Surtout quand elles fignolent leurs humbles t&#226;ches, entre les &#171; chefs-d'&#339;uvre &#187; d'un immense mus&#233;e d'art moderne, et les d&#233;ambulations bavardes de ses visiteurs extasi&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jour-l&#224;, j'avan&#231;ais dans la splendeur, un peu &#233;tourdie par le passage rapide de &#171; la maternit&#233; &#187; de Modigliani, &#224; la &#171; nature morte espagnole &#187; de Picasso, quand, soudain, je ne vis plus qu'elle...&lt;br class='manualbr' /&gt;Tandis que tous nos regards s'enivraient, dans les hauteurs fulgurantes de l'art brut d'Adolf Wolfli, elle, elle tournait le dos au g&#233;nie. Elle, elle avait les yeux dans nos pas, dans leurs traces sur le carrelage. Pour la ni&#232;me fois ses mains de f&#233;e cach&#233;e tordaient la serpill&#232;re... ses mains, pensais-je, qui n'auraient sans doute jamais le temps ni l'occasion d'enfanter la magie de l'Art que nous portons tous en nous.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que pouvait-elle ressentir, courb&#233;e entre son seau et son balai, face &#224; tous ces contemplatifs qui ne l'avaient peut-&#234;tre m&#234;me pas aper&#231;ue, face &#224; tous ses semblables d'une autre rive... celle de la culture et du savoir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avait-elle seulement d&#233;j&#224; fait le tour du mus&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avait-elle seulement os&#233; m&#234;ler ses empreintes &#224; la poussi&#232;re dor&#233;e des voyageurs de l'Art ?&lt;br class='manualbr' /&gt;J'attendais de croiser son regard. Je pensais y deviner une honte furtive, un voile de d&#233;senchantement. Pourtant, quand il se leva vers nous, entre deux glissements de seau, je fus presqu' &#233;tonn&#233;e de n'y voir que douceur et bienveillance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ses yeux bleus, presque rieurs semblaient nous dire : &lt;i&gt;&#171; Je suis l&#224;, dans mon temps de gagne-pain, vous &#234;tes l&#224;, dans votre apr&#232;s-midi de ravissement... ainsi va la vie &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;J'imaginais m&#234;me que son sourire &#233;nigmatique voulait ajouter :&lt;i&gt; &#171; N'oubliez pas ! C'est le m&#234;me souffle qui bat en nous, c'est le m&#234;me bateau de myst&#232;re qui nous porte... tout le reste n'est que bavardage... &#187;&lt;/i&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;Elle semblait si minuscule, &#233;cras&#233;e par la folie grandiose d'Adolf Wolfli, par l'immensit&#233; de la salle et de la t&#226;che &#224; accomplir. Elle semblait si ordinaire dans sa blouse de nylon bleue. Pourtant, dans sa fa&#231;on de r&#233;ajuster sa m&#232;che de cheveux, et dans sa r&#234;verie d'un moment avant la remise &#224; l'ouvrage, je vis passer le plus subtile de la Beaut&#233;. Je vis passer l'infini de la vie.&lt;br class='manualbr' /&gt;Et c'est avec une certaine distance que je continuai la visite. Pour moi, les &#171; Trois personnages sur fond noir &#187; de Miro ressemblaient &#233;trangement, en moins &#233;labor&#233;, aux bonhommes de Pierrot, mon petit-fils. Plus loin, je me demandais au nom de quels crit&#232;res cette immense carte murale de France, piqu&#233;e de &#171; doudous &#187; en lambeaux m&#233;ritait tant de consid&#233;ration. Au fil de mes escales, je sentais s'&#233;tioler la fronti&#232;re entre l'Art et le &#171; Non-Art &#187;. De plus en plus l&#233;ger, mon esprit s'envolait avec Christian Bobin vers tous les po&#232;tes inconnus, vers tous les prodiges de la rue. Je rejoignais ce Giacometti du dix-neuvi&#232;me si&#232;cle qui aurait s&#251;rement &#233;lev&#233; sur un pi&#233;destal, au c&#339;ur des &#339;uvres &#224; foison, la femme de m&#233;nage et tous ses chants secrets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cher chanoine Carnois,</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#224; partir de la consigne : &#233;crire une lettre &#224; quelqu'un qui a compt&#233; pour vous. &lt;br class='autobr' /&gt; Cher chanoine Carnois, &lt;br class='autobr' /&gt; Vous devez depuis bien des ann&#233;es &#234;tre parti de l'autre c&#244;t&#233; du d&#233;cor. Vous me sembliez d&#233;j&#224; si vieux, quand je vous ai rencontr&#233; dans les ann&#233;es 60, &#224; la Catho. de Lille. Noy&#233; dans votre soutane, dignement install&#233; derri&#232;re votre titre de chanoine et votre bureau massif, vous m'&#234;tes apparu d'abord comme venu d'un autre monde, d'un autre temps. J'avais 18 ans. J'&#233;tais perdue, &#224; la crois&#233;e de mes (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#224; partir de la consigne : &lt;i&gt;&#233;crire une lettre &#224; quelqu'un qui a compt&#233; pour vous.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cher chanoine Carnois,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Vous devez depuis bien des ann&#233;es &#234;tre parti de l'autre c&#244;t&#233; du d&#233;cor. Vous me sembliez d&#233;j&#224; si vieux, quand je vous ai rencontr&#233; dans les ann&#233;es 60, &#224; la Catho. de Lille. Noy&#233; dans votre soutane, dignement install&#233; derri&#232;re votre titre de chanoine et votre bureau massif, vous m'&#234;tes apparu d'abord comme venu d'un autre monde, d'un autre temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	J'avais 18 ans. J'&#233;tais perdue, &#224; la crois&#233;e de mes chemins d'avenir. Mon p&#232;re, inquiet de me voir pi&#233;tiner dans l'impasse scolaire, avait pris l'initiative d'un rendez-vous avec vous. Vous &#233;tiez psychologue et eccl&#233;siastique. Cela devait lui inspirer confiance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Moi, j'&#233;tais dans l'expectative, &#224; la fois inqui&#232;te, et anim&#233;e par l'espoir qu'un adulte avis&#233; allait une fois de plus me dire ce qui &#233;tait bon pour moi, et m'entrouvrir la porte de mon devenir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'avais pratiquement jamais entendu parler de psychologie. Comme beaucoup d'enfants de ma g&#233;n&#233;ration, j'accumulais, depuis des ann&#233;es, des connaissances dont je ne ressentais pas le besoin, et qui ne m'&#233;clairaient pas beaucoup sur moi-m&#234;me et le sens de ma vie.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'ailleurs tous ces savoirs s'envolaient de plus en plus joyeusement, dans le tourbillon de mes r&#234;ves, de mes folies adolescentes et de mes amours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je v&#233;g&#233;tais dans ma deuxi&#232;me premi&#232;re, tra&#238;nant, sous des fous rires d&#233;risoires, des notes minables, et du vague &#224; l'&#226;me qui n'avait pas de mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Vous m'avez propos&#233; des tests.&lt;br class='autobr' /&gt; A travers ces exercices myst&#233;rieux, vous avez d'abord &#171; point&#233; &#187; l'accident de mes 11 ans, ou j'avais vu passer pour la premi&#232;re fois l'ombre de ma mort. Le rep&#233;rage de cet &#233;v&#233;nement fut pour moi un v&#233;ritable choc. Je prenais soudain conscience que mon &#234;tre ne faisait qu'un tout : ce traumatisme, que je croyais avoir rel&#233;gu&#233; dans un coin de ma m&#233;moire, au m&#234;me titre que tant d'autres souvenirs demeurait donc comme un important jalon de mon parcours d'enfance !&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma vie prenait une autre dimension, par la r&#233;v&#233;lation de mon inconscient.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous m'avez ensuite affirm&#233;, devant mon p&#232;re, que j'avais &#171; des capacit&#233;s &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vous en remercie encore, vous et vos tests magiques, car min&#233;e par mes peurs de vivre, j'avais bien besoin alors de cet encouragement, de ce petit tremplin vers mes horizons d'adulte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'avais jamais entendu parler du nouveau m&#233;tier d'&#171; &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; &#187;. Vous m'en avez d&#233;voil&#233; le cadre, les perspectives, m'assurant que j'&#233;tais &#171; arm&#233;e &#187; pour r&#233;ussir dans ce secteur. Confiante et docile, je vous crus , et mon p&#232;re aussi.&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est ainsi que je m'embarquais, d&#232;s la rentr&#233;e suivante, dans l'aventure de 3 ann&#233;es d'&#233;tudes m'entrouvrant de passionnantes contr&#233;es humaines m&#233;connues jusqu'alors.&lt;br class='manualbr' /&gt;D&#233;s les premi&#232;res semaines, &#224; part les travaux manuels et la danse folklorique, tous les th&#232;mes abord&#233;s, touchaient en moi une fibre en sommeil : Philosophie, psychologie, p&#233;dagogie, sociologie, psychiatrie, ces th&#232;mes th&#233;oriques, et tous les stages d'approche de mondes humains si divers, si diff&#233;rents du mien, ce labyrinthe de la richesse, de la complexit&#233; des &#234;tres, m'interrogeaient, me nourrissaient, m'&#233;largissaient....&lt;br class='manualbr' /&gt;J'y percevais par ailleurs des cailloux blancs qui &#233;clairaient mes propres rivages d'existence, et leurs broussailles entravantes. Ces d&#233;couvertes m'ont emmen&#233;e sur le chemin foisonnant de mille lectures qui alimentent encore ma vie, et qui m'aideront, jusqu'&#224; la fin &#224; mieux approcher, &#224; mieux sentir le pays de moi-m&#234;me et des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Je sais bien qu'avant et apr&#232;s vous, d'autres rencontres m'ont aid&#233;e &#224; d&#233;fricher et &#224; ensoleiller ma route, mais ce soir, c'est vous que j'avais envie de remercier, Cher Chanoine Carnois , vous qui m'avez montr&#233; le seuil d'une belle aventure !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item xml:lang="fr">
		<title>Une miette d'&#233;t&#233;</title>
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		<dc:date>2011-07-22T14:28:24Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Arpenter le silence en oubliant le temps, laisser couler son chant dans la vague d'un champ, s'enivrer des frissons de la cime d'un h&#234;tre, s'ouvrir au bord du ciel une douce fen&#234;tre, y suspendre ses peurs et ses vieilles col&#232;res, et les voir se noyer dans l'or de la lumi&#232;re, marier sa folie &#224; celle des moineaux qui partent en voyage sur un filet d'eau, n'&#234;tre plus que l'instant qui nous prend sous son drap, s'y nicher, se bercer dans le chaud de ses bras, et trouver dans sa poche une petite pierre, et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique73" rel="directory"&gt;les po&#233;sies de Nicole&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Arpenter le silence en oubliant le temps,&lt;br class='manualbr' /&gt;laisser couler son chant dans la vague d'un champ,&lt;br class='manualbr' /&gt;s'enivrer des frissons de la cime d'un h&#234;tre,&lt;br class='manualbr' /&gt;s'ouvrir au bord du ciel une douce fen&#234;tre,&lt;br class='manualbr' /&gt;y suspendre ses peurs et ses vieilles col&#232;res,&lt;br class='manualbr' /&gt;et les voir se noyer dans l'or de la lumi&#232;re,&lt;br class='manualbr' /&gt;marier sa folie &#224; celle des moineaux&lt;br class='manualbr' /&gt;qui partent en voyage sur un filet d'eau,&lt;br class='manualbr' /&gt;n'&#234;tre plus que l'instant qui nous prend sous son drap,&lt;br class='manualbr' /&gt;s'y nicher, se bercer dans le chaud de ses bras, &lt;br class='manualbr' /&gt;et trouver dans sa poche une petite pierre,&lt;br class='manualbr' /&gt;et toucher, en riant, cet &#233;clat de chim&#232;re,&lt;br class='manualbr' /&gt;ce cadeau d'un enfant qui nous aime et qu'on aime...&lt;br class='manualbr' /&gt;se dire que la vie, cet infini dilemme,&lt;br class='manualbr' /&gt;ressemble certains soirs &#224; ce tr&#233;sor l&#233;ger,&lt;br class='manualbr' /&gt;ce presque rien d'amour, cette miette d'&#233;t&#233;...&lt;br class='manualbr' /&gt;si l'on sait s'attarder aux secrets de la gr&#232;ve,&lt;br class='manualbr' /&gt;et rejoindre l'enfance et cultiver son r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Nicole&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item xml:lang="fr">
		<title>Ding Fring</title>
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		<dc:date>2011-06-26T16:50:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole DUPUIS</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;M&#234;me au plus fort des temps hyst&#233;riques de ru&#233;e vers les soldes de toutes sortes, je me surprends &#224; demeurer imperturbablement fid&#232;le &#224; mon petit paradis de consommation : Ding-Fring, succursale enchanteresse d'Emmaus !Comme le clame son nom, les fringues y sont en folie toute l'ann&#233;e... Folie de prix, surtout : Pour 2 euros, 3 collants tout neufs, pour 10 euros 8 v&#234;tements d'enfants, ou 3 d'adultes &#8230; Folie aussi dans le m&#233;lange des genres, des modes, des tailles, des textiles.... des provenances aussi (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique34" rel="directory"&gt;chroniques du temps perdu&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;M&#234;me au plus fort des temps hyst&#233;riques de ru&#233;e vers les soldes de toutes sortes, je me surprends &#224; demeurer imperturbablement fid&#232;le &#224; mon petit paradis de consommation : Ding-Fring, succursale enchanteresse d'Emmaus !Comme le clame son nom, les fringues y sont en folie toute l'ann&#233;e... Folie de prix, surtout : Pour 2 euros, 3 collants tout neufs, pour 10 euros 8 v&#234;tements d'enfants, ou 3 d'adultes &#8230; Folie aussi dans le m&#233;lange des genres, des modes, des tailles, des textiles.... des provenances aussi (cette chemise vient-elle d'un mort, d'un vivant fatigu&#233;, d'une fin de s&#233;rie ou d'une boutique en faillite ?) &#8230; m&#233;lange des marques et des sans-marques (hautes giffes encore fi&#232;rement affirm&#232;es aux encolures, &#8230; &#233;tiquettes froiss&#233;es par le passage des habill&#233;s .... d&#233;lav&#233;es, effac&#233;es &#224; jamais par mille lundis de lessives) J'aime m'&#233;garer entre les cintres magiques, choisir longuement ce qui, pour ce prix-l&#224;, pourrait bien s'assortir avec cela... J'aime r&#234;ver, avec un brin de tendresse, &#224; ce petit gar&#231;on grandi, qui n'a pas eu le temps d'user son tea-shirt &#171; Speeder-man &#187;. J'aime penser que mon petit Pierrot va le rejoindre, pour 2 euros, dans les fantasmes de toute-puissance de l'enfance... J'imagine cette inconnue qui a peut-&#234;tre senti les derni&#232;res douceurs de la vie dans cet immense gilet vert de jade o&#249; je nicherai bient&#244;t mes soir&#233;es d'hiver... Elle est un peu ma complice, puisqu'elle avait si froid, et qu'elle aimait la couleur des sous-bois.... Oui, j'aime l'id&#233;e de prolonger un peu quelques existences myst&#233;rieuses, de tous milieux, toutes saisons, toutes chansons de vie, &#224; travers cette farandole de chiffons !&lt;br class='manualbr' /&gt;Et puis, il y a le joyeux tourbillon des acheteuses : les &#171; petits budgets qui n'ont pas le choix &#187;, fr&#244;lant entre les rayons les vieilles coquettes assoiff&#233;es d'&#234;tre toujours plus belles... On se croise, on s'effleure, on se bouscule un peu, on compare, on &#233;value, on caresse le grain du velours, on expose les chatoiements de l'&#233;toffe dans la lumi&#232;re, on s'&#233;change des regards f&#233;briles, des soupirs &#233;nigmatiques, des mots de rien, des sourires de femmes ordinaires, &#233;merveill&#233;es de pacotille&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; &#231;a m'irait, Annette, ce pantacourt, pour faire du v&#233;lo ? C'est pas trop serr&#233; ? &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;Une jolie rondelette &#233;bourriff&#233;e vient de sortir de sa cabine, en combinaison...&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; &#231;a te va impeccable ! lui r&#233;pond sa copine &#233;carlate, noy&#233;e de son c&#244;t&#233; dans une compulsion d'essayage&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est aussi dans cet univers bariol&#233;, que je rencontre souvent mes anciennes &#233;l&#232;ves d'alphab&#233;tisation.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ding-fring, c'est une des petites sorties des femmes arabes, toujours en qu&#234;te d'une jupe bien ample, mais tout de m&#234;me seyante, et du &#171; pas cher, &#224; la mode &#187;, pour les petits qui grandissent.&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; Bonjour ! &#231;a va ? &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; Oui, &#231;a va ! Et vous ?&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; Ca va bien. Et vos enfants, &#231;a va ? &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; &#231;a va. Et maman,&#231;a va ? &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; Elle vieillit, mais &#231;a va. Et votre mari ? &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; &#231;a va. Et vous,le mari,&#231;a va ? &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; &#231;a va, merci ! Et le fran&#231;ais ? Vous allez toujours au cours ? &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; Non ! rester &#224; la maison, mari malade ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh oui, c'est &#224; travers la pauvret&#233; de ces &#233;changes, que je re&#231;ois r&#233;guli&#232;rement ma petite claque d'humilit&#233; : tant de mois, d'ann&#233;es d'apprentissage, tant d'heures de pr&#233;paration,de m&#233;thodes &#233;pluch&#233;es, mix&#233;es, r&#233;ajust&#233;es, pour un si minable r&#233;sultat d'expression fran&#231;aise ! Il me faut r&#233;admettre que je n'ai jamais vraiment trouv&#233; la marche &#224; suivre, la cl&#233; de l'&#233;nigme...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quand je vois Fadma serrer longuement mes mains dans les siennes, et me dire &#224; travers ses yeux brillants tout son plaisir de me rencontrer, je devine que ce qu'elle a surtout re&#231;u, dans ces oasis de retrouvailles f&#233;minines, dites d' &#171; alphab&#233;tisation &#187; c'est ce qu'elle venait d'abord y chercher : une lueur d'attention et de chaleur humaine, un havre d'amiti&#233; et de reconnaissance, au c&#339;ur d'une sombre vie d'abn&#233;gation et de solitude.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#201;loge fun&#232;bre</title>
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		<dc:date>2011-06-26T16:32:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole DUPUIS</dc:creator>



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&lt;p&gt;Imaginez un bref discours que vous voudriez que l'on prononce pendant la c&#233;r&#233;monie de vos obs&#232;ques. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Elle est partie comme elle &#233;tait venue, dans une aube ordinaire du c&#339;ur de l'&#233;t&#233;. Apr&#232;s tant d'ann&#233;es de perplexit&#233;, elle venait juste de commencer &#224; comprendre pourquoi elle avait &#233;chou&#233; sur cette terre, et quel &#233;tait son r&#244;le dans ce tourbillon de choses &#224; faire, &#224; savoir et &#224; devenir. Ce r&#244;le, ce n'&#233;tait presque rien pour finir... Juste inventer quelques envol&#233;es de vie, avec d'autres et leurs r&#234;ves... en se (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://paulmasson.atimbli.net/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;atelier d'&#233;criture en P&#233;rigord et ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Imaginez un bref discours que vous voudriez que l'on prononce pendant la c&#233;r&#233;monie de vos obs&#232;ques.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Elle est partie comme elle &#233;tait venue, dans une aube ordinaire du c&#339;ur de l'&#233;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s tant d'ann&#233;es de perplexit&#233;, elle venait juste de commencer &#224; comprendre pourquoi elle avait &#233;chou&#233; sur cette terre, et quel &#233;tait son r&#244;le dans ce tourbillon de choses &#224; faire, &#224; savoir et &#224; devenir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce r&#244;le, ce n'&#233;tait presque rien pour finir... Juste inventer quelques envol&#233;es de vie, avec d'autres et leurs r&#234;ves... en se gardant de longues escales dans le ciel des enfants. Juste respirer, au lisi&#232;res des jardins secrets, quelques bouff&#233;es d'amour perdues... et les nouer aux siennes... et savoir quelquefois en tisser comme un chant... une clart&#233; furtive pour la vitre du quotidien ...&lt;br class='autobr' /&gt;
Et savoir tout l&#226;cher, pour saisir une main... et savoir d&#233;river, sans bagage, vers l'envers du d&#233;cor...&lt;br class='autobr' /&gt;
Et toujours s'&#233;tonner... et puis toujours vibrer jusqu'&#224; n'&#234;tre plus rien, certains soirs de lumi&#232;re, qu'un fr&#244;lement du vent dans la cime d'un h&#234;tre...&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, pour finir, ce n'&#233;tait que pour cette mission-l&#224; qu'elle avait accost&#233; sur une aube ordinaire du c&#339;ur d'un &#233;t&#233;. Presque rien en somme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il lui a pourtant fallu toute une vie, pour enfin reconna&#238;tre, et pour apprivoiser son joli strapontin, dans le grand chapiteau d'existence. Elle commen&#231;ait tout juste &#224; s'y sentir l&#233;g&#232;re, et tout juste &#224; l'aimer....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si seulement elle avait pu nous chuchoter dans un coin de l'oreille avant de nous quitter, qu'on avait bien le droit de n'&#234;tre que cela : une trou&#233;e de lueur parmi d'autres pour s'y pencher un peu, un accord imperceptible sur la harpe du monde... Presque rien, pour finir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si seulement elle avait pu nous glisser en passant cette permission-l&#224;, Alors, peut-&#234;tre qu'il nous faudrait moins qu'une vie enti&#232;re avant de reconna&#238;tre, et puis d'apprivoiser notre petite place sous le chapiteau... Peut-&#234;tre ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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