Délice Mystique

samedi 26 juillet 2008
par  Dominique Lauber
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Dernier soupir...tunnel blanc de lumière
ça y est , je décolle. Ouh ! Ça va vite l’ascenseur vers le ciel. Regardons une dernière fois en bas...Adieu la Terre ! Adieu les hommes, je vous laisse à vos clartés éphémères, à vos étincelles, à vos luisances, je suis dans la lumière éternelle, je vole dans l’éther et j’ai rendez-vous avec Dieu.

Me voici à la porte d’un nuage. Je l’ouvre. Un géant blanc m’emporte. Je me love dans ses bras voluptueux. Il murmure sans mots, nos esprits se rencontrent et nous échangeons des images où il n’est question que d’amour. J’ose lui suggérer de percer pour moi le mystère de ce mot magique.

« Ce n’est pas un mot » me souffle-t-il, « c’est un état d’harmonie entre le corps et l’esprit »

Ah oui, je me souviens, j’étais en même temps et la mère et l’enfant : mon bébé me suçonnait, je le dévorais des yeux, il buvait à la source de ma gourmandise. Je fermais les yeux de plaisir et... je n’existais plus.

Le géant blanc me berce et m’entraîne dans un rêve...une autre image m’envahit ; le bonheur de la rencontre avec toi me revient. Le géant blanc en tressaille : « c’est peut-être ce que j’ai fait de mieux et de plus dangereux ; ils en veulent toujours plus ! Ils ne s’en lassent pas mais c’est un sentiment fragile qu’il faut savoir manier avec subtilité. »

Je me vautre encore plus profondément dans les plis de sa robe molletonneuse.
L’image suivante me surprend en pleine incongruité...

« Oui, il est des hommes passionnés par un travail aussi immonde paraisse-t-il aux autres. Entre douleur et soulagement, l’amour de l’autre se place au dernier étage de la réalisation de soi. C’est un amour qui demande du courage »

« j’en ai encore mal aux tripes »... je lui laisse penser

et Dieu me réconforte en m’emmenant plus loin rayant d’un trait d’esprit toute idée d’effort et de tension, de renoncement, de recommencement.

Nous échangeons la plénitude et voguons un moment sans souci, laissant passer telle une étoile filante l’amour bête et tyrannique qu’on a parfois pour son enveloppe terrestre.
Soupir partagé, Bienitude

Pour moi, un dernier petit coup d’œil en bas
« Qu’est-ce qu’ils ont à se marrer, ceux-là ? C’est nous qu’ils regardent ? Eh, Dieu, c’est de nous qu’ils se moquent ? »

Chut ! Respire Dieu... « pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Dominique


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