A ma mère, à ma sœur, à mes filles, à ma petite fille …….

vendredi 5 mars 2021
par  Francine Lemoine
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Francine nous propose un témoignage.

à la lecture du texte, vous trouverez son intérêt sociologique et psychologique et découvrirez l’auteure.
et apprécierez ses qualités littéraires.

Ma mère ne m’a jamais témoigné sa tendresse qu’au travers de ses pâtisseries. Il faut avouer qu’elle était assez douée en la matière. Elle savait tout faire, du plus simple : les madeleines , les génoises, les cakes, les sablés, les tartes au libouli ( flan du Nord de la France) au plus compliqué : les choux à la crème, les éclairs chocolat, vanille, café, les pâtes feuilletées, mais aussi les mokas, les pièces montées qu’elle confectionnait gracieusement pour les communions. Elle utilisait des colorants verts, jaunes, rouges et grâce à sa douille magique, elle brodait une dentelle « crème au beurre » soignée, sucrée et alléchante qui transformait ses gâteaux en sortes de tableaux gourmands , un régal autant pour les yeux que pour la bouche. Je tiens d’elle cette envie de faire plaisir, en nourrissant par la douceur les gens que j’aime, comme une offrande gustative à la tendresse.

Ma mère avait 16 ans en 1945. Dans ces années juste après- guerre, elle avait fréquenté une école ménagère. A cette époque, c’était le passage obligatoire d’une fille de paysans modestes pour devenir l’épouse efficace d’un paysan modeste. Elle avait peut- être rêvé d’une autre vie. Elle n’avait sûrement pas eu le choix. Son parcours était tracé d’avance et dans ce milieu conservateur et catholique, on ne demandait pas aux filles si elles avaient des rêves et des désirs. Elle n’était ni Simone de Beauvoir, ni Gisèle Halimi. Docile, elle avait obéi et avait épousé mon père, son voisin le plus proche, de 6 ans son aîné, possédant quelques hectares de terre qu’il avait reçus en héritage, ayant eu la chance d’être fils unique.
Ma mère était l’archétype de ces jeunes femmes du milieu du XXeme siècle, modelées par leur famille et la religion, assujetties à leur mari, qui pouvaient s’insurger de temps en temps si tout cela restait dans les limites de la bienséance et de la soumission patriarcale.
Je ne l’ai jamais vue en pantalon, sauf pour les moissons car c’était plus pratique où elle portait les jeans usés de mon père. Nous-mêmes, ma sœur et moi étions toujours vêtues de jupes que ma mère confectionnait dans le même tissu. Encore les bénéfices de l’école ménagère. Bien des années plus tard, à la retraite, j’ai pris des cours de couture. J’avais besoin de cette connivence, avec elle peut être mais aussi avec toutes ces femmes qui pendant des générations ont cousu, tricoté, brodé, rapiécé, assignées aux « ouvrages pour dames « dans la moiteur des après midis sous les tilleuls bienfaisants où elles partageaient des confidences. Images désuètes de femmes attentives dont j’ai recherché la complicité féminine à travers la délicatesse d’un univers de sensualité feutrée.
Il m’a fallu attendre le lycée pour pouvoir enfin porter un pantalon et que mes parents consentent à m’acheter des « clarks » (les chaussures branchées des adolescents de l’époque).
1968 était passé par là, mais il avait dû bouder la maison de mes parents. J’ai dû batailler, parlementer, pleurer pour avoir enfin le droit de me sentir identique aux jeunes de mon âge. Ce fut ma première petite victoire qui m’amènerait doucement vers l’émancipation.
Ma sœur est née 5 ans avant moi, mon père l’avait nommée « l’enfant de l’amour ». Moi, la deuxième, encore une fille, je n’avais plus la fulgurance de la nouveauté et de la découverte, j’ai été surnommée « l’enfant de la peur ».
Si certaines fées se penchent sur les berceaux des nouveaux nés, je dus grandir avec un poids sur les épaules, un poids qui pèsera bien des années. Je serai une petite fille timide, peureuse, effrayée de tout ce qui bousculerait son quotidien routinier. Enfant de la méthode Oginot, j’avais été conçue à cause ou grâce à une peur de ma mère qui avait déréglé son cycle menstruel, d’où ce surnom d’enfant de la peur. Ce n’est que bien des années plus tard qu’une amie un peu psy me consola en positivant toute cette anecdote. J’étais celle qui avait voulu vivre à tout prix, malgré les peurs et les angoisses de ma mère.
Il faudrait encore attendre 5 ans avant que ne vienne « l’enfant du rêve ». Mon frère, ce garçon tant désiré est né en majesté un dimanche matin d’avril 62, jour du Référendum sur les Accords d’Evian. Sa naissance, un jour de réconciliation s’annonçait sous les meilleurs auspices : un dimanche de printemps, d’éclosion, de promesse de paix. Il était pour nous tous l’incarnation d’un avenir ensoleillé. Comment s’imaginer que cet enfant choyé, « le Petit Jésus » de sa mère mettrait fin à ses jours à 53 ans sans laisser un mot d’explication.
Longtemps après, je me pose encore la question douloureuse du pourquoi. Avait- il les épaules trop fragiles pour soutenir toutes ces espérances familiales dont il avait héritées ? On attendait sûrement plus de lui que de ma sœur et moi. Nous n’étions que des filles et devions en toute obéissance suivre le modèle maternel, devenir de bonnes épouses et de bonnes mères. Si possible, arriver vierges au mariage et rester fidèles toute notre vie à un mari gentil et stable. Ma mère rêvait pour moi d’un homme viril qui me mettrait, disait-elle « du plomb dans la cervelle ».
Des trois enfants, j’étais certainement celle qu’elle comprenait le moins. Ai-je occulté sciemment ou inconsciemment toutes ces années les moments de tendresse et d’amour entre nous deux ? Dans mes souvenirs sûrement subjectifs ne subsistent que les égratignures au cœur. Il faut avouer que j’étais une enfant coléreuse. Ma mère ne connaissait ni Françoise Dolto, ni Maria Montessori et dans sa boîte à outils, pour calmer mes fureurs, elle ne possédait que les méthodes dépassées héritées de sa propre mère. Souvent désarmée devant mes crises, elle ne savait que m’enfermer dans la chambre du fond, froide et sombre où personne ne dormait jamais et me donner la fessée. Ma sœur m’a rapporté un souvenir mémorable, où j’avais dans un excès de passion coléreuse éventré tous ses livres des collections rose et verte contre les murs de la chambre en guise de représailles. Mes accès de rage étaient fréquents et ma mère n’y voyait que les méfaits d’un caractère révolté qu’il fallait à tout prix redresser.
Malgré tout, mon enfance fut heureuse, grâce à ma grand-mère maternelle qui tenait avec mon grand père le Café de la Mairie, juste en face de chez nous. Dès le lever, je traversais la rue et déjeunais chez Man Nette qui m’accueillait avec un œuf à la coque tout frais cueilli. Man Nette me cajolait, m’embrassait, me louait, m’adorait. Chez elle, j’étais une précieuse petite fille, la préférée, l’unique, que j’échouais à être chez mes parents. C’est à la mort de ma grand-mère (j’avais 11 ans ) que les choses devinrent difficiles. Un fossé s’était creusé entre ma mère et moi, un fossé qu’il n’était plus possible de combler. Nos caractères si différents devinrent encore plus incompatibles et je fus sevrée d’amour et de caresses à l’âge si difficile où l’on commence à avoir un regard critique et sévère sur ceux qui nous entourent. Petite fille en chocolat, comme elle me raillait souvent, j’étais devenue hyper sensible au moindre changement dans ma vie, au moindre mot désagréable, au moindre doute, à la moindre mise en cause qui provoquaient chez moi de grands désordres émotionnels. Avec le temps et l’expérience, j’ai su rétablir un peu d’équilibre dans mes émois, et peut être qu’au fond, cette âpreté maternelle m’a aidée dans ma quête affective.
Il y avait toujours chez moi un petit quelque chose qu’elle ne supportait pas : mes cheveux indisciplinés, mes gestes, mes côtés imprévisibles, mon caractère tantôt boudeur et colérique tantôt joyeux. Je sentais bien qu’au fond, elle ne me faisait pas confiance, elle craignait toujours que mes impulsivités et mes débordements n’en viennent à déstabiliser l’ordre moral imposé par cette société sclérosée où nous vivions. Il y avait, je pense dans son attitude une forme de censure qu’elle s’infligeait à elle-même et nous infligeait en retour. J’ai le souvenir désagréable d’avoir jusqu’à mes 20 ans (moment béni de mon indépendance financière) été sous la domination et l’autorité excessives de mes parents. Dans ce milieu verrouillé, la fantaisie n’était pas de mise et j’ai bataillé plus d’une fois, souvent en vain, pour pouvoir m’affranchir et exister en toute liberté. A cette adolescente sensible ma mère répondait constamment cette phrase défaitiste : « Garde tes larmes pour plus tard, tu en auras besoin ». Quel avenir angoissant pourrait il y avoir après l’enfance pour devoir garder en stock des marées de larmes qui me serviraient adulte ? Cette phrase, je l’ai gardée longtemps au fond de moi, comme si ma destinée devait automatiquement s’affirmer tragique. J’ai trouvé un jour beaucoup plus tard un livre de Alix de St André, portant le même titre : « Garde tes larmes pour plus tard ». C’était la mère de Françoise Giroud qui répétait à sa fille la même litanie que la mienne. Ce jour-là, j’ai ressenti des bouffées d’espérance. Si Françoise Giroud était devenue cette grande dame que j’admirais, je pouvais moi aussi m’en sortir. Et contrairement à ce que ma mère avait prédit, j’ai beaucoup moins pleuré adulte que je ne l’ai fait enfant.
Ma mère ne conduisait pas. Mon père possédait une 4CV, plus tard une 403 qu’il sortait pour les promenades dominicales en famille et les matchs de football. Ma mère, elle s’affranchissait de temps en temps de la tutelle maritale grâce à son Solex, ses velléités d’indépendance ainsi satisfaites avec les marchés hebdomadaires et les visites au collège d’Hesdin où ma sœur aînée était en pension. Cas banal du début des années 60, elle était subordonnée à son mari, soumise à sa belle-famille et à l’église. Pourtant, je crois qu’elle n’était pas malheureuse, elle reproduisait fidèlement la vie qu’elle avait sûrement vu mener par sa mère. Lisant très peu, ma mère ne rêvait pas d’escapades au clair de lune, ni de voyages romantiques au bout du monde, ni d’adultères dans des chambres d’hôtel discrets, ni d’une vie où elle serait l’ héroïne d’une histoire flamboyante. Elle était plutôt gaie malgré tout, elle aimait rire, se moquer des autres en les imitant et chanter souvent dans la journée. Elle avait un joli brin de voix d’ailleurs et j’ai appris en l’écoutant les vieilles romances françaises d’avant- guerre : Jean Sablon, Tino Rossi, Jack Lantier, Georgel, Fréhel. Elle ne s’est jamais intéressée aux Brel, Brassens, Bécaud, Aznavour trop modernes et scandaleux pour elle.
Que n’ai-je entendu ces chansons qu’on disait réalistes ! Je peux encore aujourd’hui fredonner « L’hirondelle du faubourg » chanté par Georgette Plana. Dans mon esprit de petite fille, je croyais vraiment que certains femmes pouvaient s’envoler telles des hirondelles. Qui avait donc coupé les ailes de ma mère dès son berceau pour qu’elle demeure ainsi, les pieds englués dans la terre ? De tout cet apprentissage chansonnier, j’ai toujours gardé une appétence pour la chanson française, celle qui fait pleurer, et qui comble mon âme de midinette.
Mon père, lui, adorait « Le temps des cerises », sans jamais avoir su que cette chanson était associée à la Commune. Avait-il seulement entendu parler de la Commune ? Il avait quitté l’école à 14 ans après le certificat d’études pour reprendre la ferme familiale. Il avait rêvé d’un autre avenir, mais lui non plus n’a pas eu le choix. Fils unique, il devait continuer ce qu’avait commencé son père, et lui aussi comme ma mère a obéi à un ordre social qui le dépassait.
La conscience politique de mes parents ne dépassait pas le canton. Ils travaillaient, prenaient de la peine, élevaient leurs enfants dans une morale juste et honnête votaient tranquillement De Gaulle, qui représentait pour eux l’ordre et la sécurité qu’ils espéraient trouver de la même façon au sein de leur foyer. A la fin des années 70, ils commencèrent à changer et votèrent à gauche, « la force tranquille », car ils en avaient assez des « gros » comme ils les appelaient qui s’enrichissaient sur leur dos de « besogneurs » de la terre.
Je n’ai jamais entendu à la maison de propos racistes ou antisémites. Il y avait peu d’immigrés dans nos campagnes artésiennes. Le seul que nous connaissions était Joseph. Il montait à pied une fois tous les 3 mois de la gare voisine, en traînant sa lourde valise pour vendre dans le village quelques colifichets en tous genres. Il exhalait un accent chantant qui étonnait la petite fille du Nord, plus habituée au picard rugueux et familier. Joseph était l’hôte de ma grand-mère au café chaque fois qu’il venait au village et il nous rapportait de ses voyages annuels dans son Algérie natale des porte monnaies et des babouches aux parfums étrangers, forts et musqués, les seules notes exotiques de ces années d’enfance.
Jamais, non plus, on n’a évoqué l’antisémitisme chez moi. Je n’ai appris qu’avec Georges Moustaki le mot « Juif ». J’avais 11 ans, ma sœur écoutait le Métèque où Moustaki lui-même se traite de « juif errant » ; et ce mot s’est paré grâce à lui de rêves d’évasion, d’aspirations d’ailleurs et de paysages colorés.
Pour mes parents, les valeurs « Travail et Honnêteté » étaient la base de toute vie réussie. Ils les tenaient eux-mêmes de leurs aïeux et continuaient sans questionnement à perpétuer la tradition, protégés dans leur petit cocon familial et rural qui le pensaient- ils, ne disparaîtrait jamais.
Mon premier éblouissement littéraire a été pour Colette. J’avais environ 18 ans. Avec mes économies, j’avais acheté, « par hasard », un roman en Folio « Claudine en ménage » à la librairie d’Hesdin un jour de marché. Je connaissais très mal Colette malgré mes études en second cycle littéraire. Je suis aujourd’hui encore émerveillée par l’élan et l’étincelle qui m’ont foudroyée. J’étais littéralement fascinée par l’écriture alerte et libre, la sensualité qui éclatait dans toutes les pages, par l’espoir vital que m’apportait cette femme. Claudine, comme Colette m’offraient le monde, un monde en mouvement où tout était possible, où les femmes peuvent en toute liberté s’affranchir, découvrir, dévorer, choisir, aimer ; un monde gourmand et déployé. Colette reste encore à ce jour une espèce de phare pour moi, un électron libre dont l’émancipation a provoqué la mienne. Dans ce monde clos et rempli d’interdits, elle a été la lumière, l’espoir farouche de lendemains envoûtants. La vie était là, un peu tapie, certes mais je me jurais bien de la débusquer.
Quand à 20 ans, j’ai quitté mon village natal pour la capitale, j’ai fréquenté des milieux très différents ; et j’enviais ces amis dont les parents militants flattaient leur ADN. Je sentais chez eux une filiation ouvrière dont j’étais amputée. Je me suis mise à courir les manifs et les associations pour combler un manque et me sentir en phase avec une jeunesse combative, soucieuse du bonheur de chacun. A cette époque, j’avais je l’avoue un peu honte de mes parents, attachés à leur petit univers comme une chèvre à son piquet. Comme tous les jeunes de 20 ans, je méprisais tous « ces petits bourgeois » qui s’arrangeaient bien de ce monde, persuadée que j’étais que notre génération, elle, allait tout changer.
Cette dichotomie entre ma famille d’un côté et mes aspirations vitales de l’autre a entraîné bien des incompréhensions. Je me trouvais très à l’étroit dans mon cadre familial, persuadée qu’ils ne chercheraient jamais à me comprendre. Leur géographie n’était plus la mienne et quand je revenais le week-end, je me heurtais toujours aux mêmes poncifs et aux mêmes préjugés, aux opinions un peu rétrogrades. Malgré mon indépendance, j’étais toujours la petite fille à qui sa mère reproche de n’être pas celle qu’elle aurait désirée. Je reniais ce milieu dont j’étais issue, sans trouver par ailleurs une véritable compensation. C’est plus tard en lisant Annie Ernaux que j’ai compris bien des choses. Elle m’a aidé à disséquer mes émotions, mes ressentis et à dépasser l’amertume et le ressentiment. Ses livres ont été le début de la résilience. Je me promettais d’autres horizons, d’autres amours, d’autres familles. L’indulgence venant avec l’âge m’a ouvert les yeux sur la tendresse que m’accordaient les miens. Après tout, ils n’étaient eux aussi que les fruits de leur histoire et de leur culture. Baignés dans un milieu clos et conservateur, ils n’avaient fait que suivre le chemin tracé par leurs parents. Ils étaient tous les deux adolescents pendant la 2ème guerre mondiale et avaient dû subir des privations et des renoncements. Ils comprenaient mal notre génération d’enfants gâtés. Je me souviens de mon grand-père paternel, nous conseillant de toujours garder une poire pour la soif. Et quand de temps en temps, nous ramenions un ami à la table familiale, la première question que lui posait Papère sans honte et sans pudeur, c’était le montant de son salaire. Ce grand père avait économisé sou à sou pour pouvoir posséder quelques hectares de terre et connaissait bien le prix du travail.
Je me rends compte à présent ce que ma mère a dû subir de refus, de critiques et de jugements. Coincée entre une mère très pratiquante et remplie de préjugés et une belle mère possessive envers son fils et ses petits enfants, ma mère n’a pas su développer une autre attitude que celle qu’elle a gardé toute sa vie : le respect de la bienséance, la peur du qu’en dira t-on, et la sobre posture de celle qui se fond dans un univers gris-beige sans fard et sans merveille .
Comment aurait- elle pu comprendre mon besoin de révolte et de fantaisie ?
Aujourd’hui, je suis mère à mon tour et je sais les tourments et les angoisses des mères pour leurs enfants. Je sais la peur qui peut parfois peser si lourd et compresser nos vies.
Ma mère n’a été, somme toute qu’une femme ordinaire dans une période où les femmes ordinaires avaient peu la parole. Elle n’a pas su se libérer de ses carcans et a été la victime d’un système millénaire. Petite hirondelle qui n’a pas su voler, elle est passée d’un nid à l’autre à cloche pied, à cloche rêve.
C’est par cette humanité que je rejoins ma mère aujourd’hui, par ce lien invisible que les femmes ont tissé entre elles depuis des générations. Et si je n’ai aujourd’hui pour elle aucun genre d’admiration ni peut être même d’amour, il existe malgré tout entre elle et moi un lien tenace. Je suis sortie de ses entrailles dans la douleur, elle m’a admise au monde et m’a permis avec ses qualités et ses défauts d’être la femme et la mère que je suis.
Car, si ma relation à ma mère n’avait pas été tendre, l’avenir m’était ouvert pour faire mieux avec mes filles.
C’était à moi d’inventer une relation mère-fille qui nous enchanterait. C’était à moi d’innover et de tracer de nouveaux chemins, c’était à moi de donner et de nourrir. C’était à moi d’aimer et de bâtir.
A moi la Joie, à moi la Lumière, à moi la Liberté à moi LA VIE

SORGES , le 01/02/2021


Documents joints

A ma mère, à ma sœur, à mes filles, à ma petite (...)

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